Pierre Martinerie innover, avancer Conseiller général de Mâcon Sud
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Et la droite ? - 10/01/2008

De qui se moque t'on ? - 10/01/2008

Jean-Patrick Courtois affirme dans un récent communiqué que je « surferai sur la précarité et le mal-être des gens », et qu’en plus j’en serai le « responsable ». Mais qui donc gouverne donc la France depuis 2002 ? Qui vote les lois et les budgets ? Qui vote les cadeaux fiscaux ? Oui, dans nos contacts quotidiens, nous rencontrons la France qui souffre. Celle des petites retraites d’un repas par jour, celle du Smic qui ne permet pas de payer le loyer et ses charges, celle des deux salaires qui ne peuvent plus payer ni cantine, ni loisirs des enfants, ni vacances. Et Monsieur Courtois, Sénateur UMP, l’ami des ministres et du Chef de l’Etat, celui qui a voté tous les textes de cette politique sociale depuis 2002, voudrait que j’en sois le responsable !

En juin dernier, M. Chevalier, 1er adjoint, lisait dans les très bons résultats de la gauche à Mâcon lors des échéances nationales le résultat d’une campagne sur « la peur ». Voilà bien une tactique : critiquer notre campagne faite de contact, d’écoute et de proximité. C’est un peu court ! Nous sommes bien loin en effet de ces multiples et coûteuses célébrations permanentes, entre petits fours et communication. Les inaugurations d’équipements succèdent aux ouvertures puis aux visites inaugurales. Les pots de fin d’année enchaînent les repas festifs, les cérémonies et les accueils à la mairie. Mais qui paie ?

En cette période difficile pour le pouvoir d’achat, les femmes et les hommes de la liste « Mâcon Choisit l’avenir » réfléchissent et travaillent pour élaborer un projet fondé sur des valeurs et des convictions au service de tous : justice sociale, travail reconnu à sa valeur et dont le fruit permet de vivre dignement, redistribution équitable des richesses, défense du service public. Ils sont aussi porteurs d’une certaine conception de la gestion municipale : économe, transparente, démocratique et équitable. Le débat démocratique de ces élections municipales mérite mieux que les invectives et les coûteux vins d’honneur. Nous sommes, nous, au cœur des préoccupations des habitants.


La paille dans l’oeil du voisin ! - 15/10/2007

Travestir la réalité, déconsidérer l’action du Conseil général, critiquer systématiquement notre gestion en additionnant des contre-vérités, tel est le credo de l’opposition. C’est le « grand écart » permanent : d’un côté, on répand des chiffres bruts sur l’augmentation des impôts afin de tromper nos concitoyens. De l’autre, on vote la majorité des dépenses supplémentaires. Refuser de dire oui au budget mais accepter la majorité des mesures : une belle façon de se dédouaner aux yeux du grand public de toute responsabilité !

Mais qui dit la vérité ? Alors que la réforme Villepin de la taxe professionnelle a amoindri de 2,3 millions d’euros la recette qui en était escomptée, la hausse des impôts en Saône et Loire, de 2,5 %, est bien inférieure à la moyenne nationale, et bien en deçà des 4,5% de la Côte d’Or et des 6,5% de l’Yonne. Deux départements bourguignons pourtant tenus par l’UMP eux aussi contraints par la baisse des recettes de l’Etat. Si la dette départementale augmente de façon maîtrisée, cela correspond aussi à 27 millions d’investissements supplémentaires, de la richesse en devenir.

La droite départementale distribue à bon gré les brevets de gestion. Qu’elle donne alors quelques conseils à ses propres représentants nationaux : la branche maladie accusera cette année un déficit supplémentaire de 2 millions d’euros. L’assurance vieillesse, programmant déjà l’échec du plan Fillon sur les retraites, en sera elle à 4,5 milliards de dérapage ! On connaîtra par ailleurs bien vite les conséquences fâcheuses pour notre économie et pour le budget de l’Etat du tout récent « paquet fiscal » de 14 milliards d’euros de cadeaux aux plus riches.

Et il faudrait s’inspirer de ce modèle pour gérer notre collectivité ?

Et la Droite ? - 02/09/2006

Réponses aux attaques de la droite concernant notre gestion, nos priorités et les premières réalisations de notre mandat.
Politique départementale et nationale

Dans la lignée des nombreuses visites ministérielles dans notre département, le sénateur Maire de Mâcon, Jean-Patrick COURTOIS, a accueilli un des bras droits de Nicolas SARKOZY, M. Christian ESTROSI, accessoirement Ministre Délégué à l’aménagement du territoire. Le Parti Socialiste de Mâcon tient à dénoncer la confusion des genres de ce déplacement, qui se révèle être une véritable tournée électorale ministérielle pour le compte du candidat SARKOZY. M ESTROSI ayant tenu une réunion publique de l’UMP à caractère politique le soir de sa venue, on peut douter de la sincérité républicaine de ce déplacement financé par le contribuable. Dans son périple le conduisant, comme son mentor, à APROPORT, le Ministre délégué a parcouru au pas de charge le quartier de Marbé, afin d’évoquer sa rénovation : le parti socialiste souhaite rappeler son opposition au montage financier de ce projet. En effet, la participation de l’Etat étant tombée à 18 % du coût total du programme, elle condamne Mâcon-Habitat à apporter plus de 67 % des financements, soient 58 millions d’ euros, dont 52 sur emprunt ! Ce sont donc les locataires qui paieront d’une façon ou d’une autre la faiblesse de l’engagement de l’Etat et l’entêtement de la municipalité à boucler ce dossier à la hâte, tout en n'y consacrant pas les moyens nécessaires. Il faut savoir que pour d’autres projets déjà validés en Saône et Loire, comme à Chalon sur Saône ou le Creusot-Montceau, l’apport de l’Etat, via l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine est bien supérieur, entre 25 et 30 % selon les dossiers... Et sur ces territoires, les agglomérations apportent leur contribution financière, ce qui n’est pas le cas en Mâconnais. Une fois encore, les relations Ville-Camval empêchent une bonne utilisation coordonnée des deniers publics. Les habitants de ce quartier et l’ensemble des mâconnais sont donc en droit de s’interroger sur la conduite politique de cette opération, sur ses conséquences financières et plus largement sur la visée électoraliste donnée à cette visite ministérielle sur ce quartier.

b>La droite et ses arguments : petit manuel d’anti-gauche basique. - 04/05/2006

Après deux années bientôt de pratique de notre opposition, voyons donc où ils en sont. Quels arguments, quels discours sur notre action et quels angles d’attaque ? Premier constat, rassurons-nous, rien de très ébourriffant. Mais attention, que du basique, de l’efficace au premier degré, de ras-les-paquerettes-tout-le-monde-peut-comprendre .

D’abord, l’antienne habituelle : « c’était mieux avant ! ». Avant les aides aux communes ne posaient aucun problème, avant les attributions de subventions étaient justes, avant ils faisait beau temps sur la Saône et Loire. Maintenant c’est le chaos socialo-communiste, et son cortège de réformes idéologiques. Quelle réponse donner ? La plus immédiate est de constater que les réformes en question sont quasiment toutes votées à l’unanimité. Rappeler aussi que des pans entiers du département n’étaient pas concernés, comme les villes et agglomérations, c’est-à-dire 70% de la population de Saône et Loire. Parlons donc CDSU, contrat d’agglomération, ANRU. Parlons aussi Pays et Intercommunalité, où de nouveaux fonds sont apparus. Parlons progrès, soutien aux initiatives, vision de l’avenir. Opposons à la critique le réel, le réalisé, qui se plaint aujourd’hui de ces mesures ?

Plus classique et plus idéologique aussi, la « gabegie socialiste ». La gauche ne sait pas gérer, elle gaspille et le règne du tout-gratuit et de l’assistanat mine les finances publiques, ruine des années de bonne gestion de droite. Quelle réponse donner ? D’abord, citer les impasses financières abyssales du CDT, du Sdis, et la cavalerie de la gestion précédente. Ensuite remettre les pendules à l’heure : oui, c’est un programme de gauche, donner plus à ceux qui ont moins, c’est ce que les électrices et les électeurs nous ont demandé, de même qu’ils l’ont fait à chaque élection depuis 2002. Montrer à quel point, dans le contexte de précarisation accrue, combien la bourse de rentrée scolaire ou la gratuité des bus facilite la vie des familles. Est-ce gaspiller que d’investir dans l’éducation, l’emploi, les projets de territoire ou l’environnement ? Dire que 43% des rmistes du département ont un emploi, c’est lutter contre le concept réducteur des « profiteurs » du système, très à la mode, mais finalement très en marge.

Plus perfide et de portée non négligeable, « le Conseil général abandonne les p’tites communes ». Depuis les « Monsieur le Président, la commune qui veut acheter un tracteur ne pourra plus le faire » au plus subtil argumentaire sur les constructions du premier degré, voilà bien un cheval de Troie dans notre politique et qui peut faire mouche. Quelle réponse donner ? Nos règles sont connues et transparentes. Nos taux d’intervention sont plus importants, et nous travaillons encore à les améliorer (cas des intercommunalités). Nous mettons certes les élus devant des choix qu’ils ont à faire, mais surtout nous compensons de graves manques de l’Etat, et la confiscation ou la disparition des Fonds Européens. Nous sommes le partenaire le plus fiable des communes : transparent par les aspects réglementaires, prévisible par la contractualisation, et pérenne par les effets de proximité. Nous sommes au service du département dans son ensemble et nous faisons jouer la solidarité entre les territoires, sans léser quiconque. D’ailleurs quel intérêt aurions-nous à le faire ?

Méfions-nous de ces incessantes attaques simplistes. A défaut d’expliquer les contextes et de rendre ses responsabilités à l’Etat, ou aux élus locaux, elles sont le fonds de commerce d’une droite en mal d’idées, de propositions et d’ambition. Nous devons donc à chaque fois apporter réponse et arguments, et défendre notre idée d’un développement équitable, durable et solidaire de la Saône-et-Loire.

Notre engagement pour les territoires ruraux - 02/05/2006

Des phénomènes puissants ont changé la donne des territoires ruraux : une intercommunalité qui s’affirme, une nouvelle population désireuse d’infrastructures et de services de proximité, le poids du désengagement de l’Etat. Le développement du milieu rural relève de tout autre chose qu’une simple aide financière dans un guichet que serait le département. Il s’agit plutôt d’organisation et de programmation, plus simplement de choix.

Un choix que nous rendons aux responsables locaux. La majorité départementale soutient en effet les priorités que se sont fixées les équipes municipales, en tenant compte de leurs ressources : ici, c’est une voie communale qui est privilégiée, là un équipement de proximité, ailleurs l’achat de matériel communal ou un bâtiment scolaire. Pour sécuriser les financements de ces investissements, nous avons retenu des principes clairs, dans la logique d’un contrat avec les petites communes, et pour ne léser personne. Ainsi, grâce à une nouvelle répartition, les taux départementaux d’intervention sont supérieurs à ceux du passé et facilitent la réalisation des équipements, quels qu’ils soient.

L’opposition se complait dans une posture qui vise à travestir les fondements de cette logique pourtant basée sur l’équité, la transparence et l’efficacité de la dépense publique. L’argument est facile mais le grand écart périlleux : à Paris, les parlementaires UMP de Saône et Loire apportent leur soutien à un gouvernement et approuvent une réforme sur la fiscalité locale qui appauvrit le monde rural. Et dans le département, ils font croire que nous négligeons les petites communes, alors que tous les fonds d’aide ont augmenté ! L’enjeu est pourtant un développement équitable de tous les territoires, il mérite mieux qu’une banale prise de position politicienne.

Les cent jours d’après…. - 17/06/2005


Au lendemain du 29 mai, Jacques Chirac, Président d’une république malade, convoque à son chevet le ban et l’arrière-ban de la chiraquie moribonde. Une gifle à tous ceux qui ont exprimé leur refus d’une politique de destruction sociale. Si la création de deux premiers ministres est en elle même stupéfiante, la nature même de l’équipe proposée n’est que la suite infinie des silences du pouvoir, face aux déjà nombreux avertissements des différentes échéances électorales. Electrices et électeurs, ont une fois de plus dit non. Comment imaginer dès lors que nous retrouverions les mêmes dans un petit jeu de chaises musicales, enfermés dans le bunker des amitiés anciennes, sourds aux injonctions populaires ?

Oubliés la fracture sociale, les promesses avant raffarindum de baisser le chômage à moins de dix pour cent, les pentes raides mais savonneuses, les petites phrases communicantes, le verre d'eau pour éteindre les incendies des maisons de retraite... Ulcérés par l'ultra libéralisme, la perte d'emploi et la peur des délocalisations, nous souhaitions un changement, un signal, une fin... Réjouissons-nous, "Montjoie ! Saint Denis !", le temps des seigneurs est revenu. Son excellence Dominique Galoiseau de Villepin a pourtant grand mépris des suffrages et du vote populaire : ne dit-il pas, au détour d'un entretien, qu'il y a "les majuscules" (lui et Chirac) et les "minuscules" (les autres)... Nicolas Sarkozy l'hyperactif n'est pas en reste, il prépare sans vergogne 2007. Accumulant finances du Conseil général des Hauts de Seine, la banque de Pasqua, le ministère de l'Intérieur et la paire de ciseaux électorale, et le parti de droite le plus populaire après le Front, il viendra au vingt heures nous rappeler comme il agit vite... Rien que cela devrait suffire à soulever les masses, à hurler notre honte et notre colère.

Kamikazes de la République, il serait bon que vous réfléchissiez à vos actes, vous n'êtes plus légitimes, et vous acculez le peuple au désespoir. Oubliez les arguments d'autorité, les bons mots et les pirouettes, travaillez, travaillez, travaillez... Réhabilitez le dialogue social, la puissance publique et la véritable solidarité : celle qui s'appuie sur toutes les ressources. Epargnez le service public et soutenez le pouvoir d'achat des salariés, allez chercher la richesse où elle se trouve. Vous avez cent jours, c'est peu. Infiniment peu pour rétablir une situation dramatique de malaise social, et redonner des perspectives aux salariés pauvres, aux plus démunis, et à l'ensemble de la société française. Evidemment trop pour continuer une politique libérale. Notre démocratie est fragilisée par vos pantalonnades et vos intérêts personnels. Trahissez une fois encore le peuple, et nous courons à la catastrophe.

Un gouvernement qui ne manque pas d'humour - 16/02/2006

Mr de Villepin demande aux collectivités de limiter leurs dépenses. Mr de Villepin a de l’humour. Je ne crois pas que nous ayons demandé le transfert des ouvriers et techniciens de service des collèges, je ne pense pas que nous soyons responsables de l’augmentation des bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie, ou que nous soyons maîtres de l’arrivée dans le dispositif RMI de centaines de chômeurs radiés des listes de l’ANPE. Mr de Villepin a t’il conscience du poids des routes nationales sur notre budget, du volume financier de la prestation de compensation du handicap, ou de la mise en place de l’allocation en faveur des sapeurs pompiers volontaires ? Si ces dépenses nous semblent parfaitement légitimes, nous savons tous dans quelles conditions autoritaires elles ont été imposées aux départements. Mr de Villepin est donc un tantinet manipulateur, il décide des dépenses, les vote et les reproche ensuite à ceux qui les exécutent. C’est un peu la même chose en Saône et Loire. Les cris d’orfraie des parlementaires ne laissent pas de nous étonner. Nous appliquons des mesures et des coûts qu’ils ont eux-mêmes votés à Paris, et à Mâcon. Qui n’a pas su maîtriser des loyers et du chauffage, les assurances et les services financiers ? Qui a déremboursé de nombreux médicaments et augmenté le forfait hospitalier ? Qui n’a pas voulu utiliser la taxe sur les produits pétroliers pour maîtriser l’envolée des cours du carburant ? Qui a plafonné l’Impôt sur la Fortune ? Qui a décidé les cadeaux fiscaux aux plus aisés tout en réduisant les intérêts des livrets et comptes épargne des ménages ? Certains produits d’alimentation ont enregistré des hausses de 15 à 20 %, malgré les agitations médiatiques des ministres et des distributeurs. Au bout de cette chaîne infernale, il y a le département, qui tente le maximum : allocation de rentrée scolaire, gratuité des transports scolaires, aides à l’emploi, aide au logement social,…Des faits concrets, pour les habitants de Saône et Loire. Mr de Villepin, son gouvernement et ses parlementaires, ont promis des réductions d’impôt sur le revenu. Il est bien temps de vérifier la portée de leurs promesses.

Budget 2005 : la vérité sur l'impôt du département - 20/01/2005

Nos priorités affichées sont l’ éducation, le secteur social et l’ emploi des jeunes. Dans le contexte de désengagement de l’ Etat et d’ une gestion rigoureuse des moyens de fonctionnement, nous avons souhaité fonder l’ équilibre budgétaire sur un accroissement du produit fiscal pour maintenir les services existants et pouvoir engager les politiques de solidarité prioritaires. Ce qui nous conduit à une augmentation de la fiscalité maîtrisée et ambitieuse pour financer des dépenses justes.

19 euros par habitant et par an, c’ est l’effort demandé au contribuable. Cette augmentation des impôts est le résultat d’une combinaison entre l’ héritage de la gestion passée, largement illustrée par les différents audits, les effets du désengagement de l’ Etat et la mise en place de décisions de rupture pour des investissements correspondants aux priorités de la nouvelle majorité : éducation, solidarité et aménagement du territoire.

Nous sommes loin des 16% décidés par la droite sur les trois derniers exercices :ceux-ci ont été mis sur le compte de l’ A.P.A., alors qu’ en fait ils finançaient des dépenses d’ investissements non nécessaires qui dégradaient l’ auto-financement de la collectivité. Des départements gérés par la droite augmentent aussi leur taux d’ imposition(l’ Ain de 5 %…)

La droite face à la crise - 18/11/2005

La majorité du Conseil général a pressenti très vite le malaise social tout simplement parce qu'il est en première ligne. Si j'en juge d'ailleurs par l'empressement du gouvernement à se tourner vers nous, les défenseurs d'un état puissant, du service public et de l'égalité des chances, il y a là un paradoxe suprême qui veut que nous soyons les pompiers (à tout point de vue) d'un brasier que nous n'avons cessé de dénoncer. La dégradation des situations des salariés est évidente. Nous connaissons l'exclusion du monde du travail, de la santé et du logement, nous les voyons à chaque séance de commission sociale.

Parmi les moyens de lutte contre l'exclusion et de prévention, l'éducation est un moyen indispensable de lutte contre les inégalités. C'est une tâche de longue haleine, loin des caméras et des plateaux télé. Rappelons que pour une part, certains des jeunes issus de l'immigration qui sont stigmatisés aujourd'hui en même temps que les voyous des quartiers, sont diplômés, au minimum bacheliers. Ils sont intégrés et sont nés, ont grandi dans le cœur de la République. Et à qui le doit-on, si ce n'est aux enseignants, animateurs, éducateurs et aux travailleurs sociaux du département eux aussi fortement impliqués dans l'accompagnement des familles. J'y ajoute tous les bénévoles des associations, dont certaines sont en danger. Comment comprendre la suppression des aides ou la mise sous pression politique des multiples associations qui créent du lien social, du respect entre les gens, et une culture de la paix dans les quartiers ?

Tout cela bien sûr ce sont les conséquences en partie des fameuses réductions d'impôts directs. Nous avons aujourd'hui la démonstration que ce furent des économies bien dérisoires au regard des dégâts qu'elles provoquent. Le service public : forces de l'ordre, pompiers, travailleurs sociaux, agents des collectivités ont montré leur dévouement, leur engagement républicain. Ils ont marqué de leur professionnalisme et de leur courage ces événements. Pendant ce temps, la clientèle de Monsieur Emorine, elle, verra plutôt ses impôts sur la grande fortune diminuer... Quand les salaires des grands patrons du Cac 40 sont de plus de 6 millions d’euros en moyenne par an (3 millions de demi de francs par mois), soit 406 fois le SMIC. Quand l’évolution du salaire horaire des employés n’a été que de 0,5% en 2004, c'est cela la violence sociale...

Et qui tire profit de cette violence ? Les courants les plus extrémistes qui voient la confirmation de la peur de l'autre, qui dressent les français les uns contre les autres, qui stigmatisent des populations. Bref un populisme en hausse. Cela ne pose aucun problème à la droite. Le sénateur Anciaux a dit que Monsieur Sarkozy avait raison d'utiliser le langage dont il s'est servi dans la gestion de cette crise. Il avait raison, je cite, d'utiliser ce langage, car c'est le langage de tous les jours. En tant que représentant de la République, je souhaiterai plutôt qu'il s'adresse à ce qui est le plus noble en chacun de nous, que son message diffuse les valeurs de la République et pas les mots de la rue. Des milliers d'enseignants essaient de tirer les enfants de la rue vers le meilleur, s'échinent à exiger d'eux qu'ils s'expriment correctement, et voilà un ministre qui s'adresse à eux comme leur copain de hall d'immeuble. Quels misérables calculs d'audience ! Gérard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée Nationale, ose dire dans le monde en juin 2005, "Sarkozy est populiste, seul un candidat populiste, dont on peut souhaiter qu'il appartienne à une formation démocratique, peut l'emporter à la présidentielle." Quand donc on trouve normal qu'un ministre de la république soit populiste, on est prêts à tout.

La vérité, simplement... - 20/10/2005

Après 18 mois de gestion, la majorité départementale a concrétisé les engagements pris devant ses électeurs pour construire un territoire plus solidaire. Financer la dépendance, faciliter les conditions de scolarité des collégiens par des aides accrues en direction des familles, soutenir les villes et les intercommunalités, aider à la stabilité des prix pour le logement social ont entre autres marqué le début de notre mandat.
L’ opposition départementale travestit chaque jour cette volonté en avançant un supposé manque de démocratie au sein du Conseil Général. De qui se moque t'on ? C'est quand même cette droite qui légifère sans débat à l'Assemblée par les ordonnances. C'est ce gouvernement qui abuse de son autorité en refusant d'entendre les Régions et les Départements. C'est ce gouvernement qui vend les trésors nationaux que sont les autoroutes et EDF sans consulter ni la population, ni les élus.
Lorsqu'elle est présente dans l'Assemblée départementale, l' opposition départementale préfère l’ invective facile sur le thème de « l’ impôt socialiste » car elle a peu d'arguments sur le fond. Les impôts ne nous gênent pas quand ils servent aux collégiens, aux personnes âgées, aux communes de Saône et Loire et à l'emploi. Par contre, les baisses d'impôts nous insultent quand il s'agit de ne plus taxer la fortune ou les bénéfices des actionnaires.
Nous dire que nous négligeons les communes alors que les fonds d'aide ont augmenté, c'est un peu fort. Nous accuser de planifier, alors que toutes nos réformes ont été construites grâce à l'écoute de nos partenaires, c'est tout simplement faux. Rappelons les faits : la gratuité des transports scolaires pour plus de 20000 collégiens et lycéens, c’ est nous…L’ aide à l’ OPAC pour maintenir les loyers au niveau de l’ inflation ? C’ est nous…L’augmentation de 10% des crédits pour les routes ? Encore nous…La création du Kit créateur-repreneur d’entreprise ? Toujours nous…Le lancement d’une nouvelle maison de retraite publique ? Nous et encore nous.
Quand elle ne pratique pas la chaise vide, au mépris de la population, des services, et des élu(e)s, l'opposition rabâche de vieilles lunes ! C'est bien triste.

Mr le sénateur Emorine dit-il la vérité ? - 05/05/2005

La ligne politique défendue par l’opposition en la personne de Mr Emorine, sénateur autoproclamé défenseur des intérêts de la ruralité, cherche à nous discréditer auprès des populations rurales du département. Qu’en est-il en fait ?

Accuser la nouvelle majorité de gauche du Conseil Général de ne pas servir les intérêts des communes rurales relève de plusieurs impostures et de nombreux mensonges. Je citerai des exemples qui plaident le contraire et je dénoncerai surtout les procédés, bien connus maintenant et qui ne sont pas sans rappeler une certaine façon de faire de la politique en France ces derniers temps.
Parmi les procédés les plus usités, d’abord opposer villes et campagne. Le vieux truc de base, très efficace. Les maires reçoivent des courriers mensongers et on les abreuve de fausses nouvelles et de racontars, des menteries disait ma grand-mère : moins d’aide aux bâtiments d’élevage par ci, moins d’argent pour l’équipement des communes par là, une propagande savamment distillée. Rappelons quand même que les mêmes qui à Paris votent le budget en baisse de l’éducation nationale, s’expriment en long, en large et en travers dans la presse pour clamer leur attachement aux écoles des milieux ruraux, des conseillers généraux aux parlementaires.
S’occuper des villes au détriment des villages, mais pour quoi faire ? Chacun sait bien que les équilibres de notre département sont les suivants : 80 % des territoires se trouvent en zone rurale, plus de 50 % de la population vit en zone urbaine, avec des densités très variables. Ces différentes zones se complètent, et s’équilibrent. Tout le travail consiste en fait à ce que les unes et les autres se renforcent mutuellement : ce que nous essayons de créer avec une politique économique, touristique et culturelle qui cherchent simultanément à irriguer l’ensemble du territoire, et à créer justement une dynamique de territoire, attrayant pour les populations et les entreprises.
Négliger la ruralité, quelle erreur ! Jusqu’à preuve du contraire, une part économique considérable provient justement des zones agricoles : par l’ élevage et la viticulture, bien sûr, mais aussi par le tourisme. Peu de touristes en effet s’aventurent en quête d’inédit dans les quartiers des villes. Ils auraient plutôt tendance à parcourir les chemins de l’Arconce, les églises romanes et les sentiers de randonnée dans le Morvan ou ailleurs. Il est donc là une richesse du département qu’aucun élu digne de ce nom ne peut négliger. En plus d’être un mensonge, c’est donc une injure à notre intelligence.
Voyons plus loin. Nous conduisons une politique très volontaire en matière d’environnement. Qui sera là pour produire des aliments de haute qualité et entretenir nos espaces naturels, les chemins et le bocage, protéger les ressources en eau ? On voit bien là l’incroyable imposture intellectuelle qui voudrait nous opposer au monde rural. Le monde rural, même, si il souvent politiquement éloigné de nous est une vraie composante du département et il requiert au contraire tous nos efforts. Faire de nous les chantres des zones urbaines hors de ce contexte, c’est nous prêter de bien pauvres ambitions pour la Saône et Loire.

Mais la technique politicienne est au point, elle fonctionne pour l’instant. Pour des zélateurs d’un gouvernement qui oppose fonctionnaires et salariés du privé, France ceci et France cela, ce n’est rien moins qu’une déclinaison locale du diviser pour régner. Mais pour finir et en deux mots, voilà la réalité : Le conseil général de Saône et Loire consacre en 2005 plus 18% sur les crédits d’investissements en matière d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable, plus 10,58 % en crédits de fonctionnement consacré à l’équipement rural, plus 33% en matire de remembrements, boisements et autres travaux, plus 12% pour l’électrification rurale par rapport aux crédits 2004. Des millions d’euros supplémentaires en direction des communes rurales.

Que cela plaise ou non à l’opposition, l’histoire retiendra que c’est la majorité de gauche du Conseil Général de Saône et Loire qui a enfin compris les équilibres fragiles entre urbanisation et ruralité…

Crise sociale, les responsabilités ? - 15/11/2005

Je n'ai pas envie de paraphraser la presse et les médias à propos de la crise sociale. La majorité du Conseil général a pressenti très vite le malaise social tout simplement parce qu'il est en première ligne. Si j'en juge d'ailleurs par l'empressement du gouvernement à se tourner vers nous, les défenseurs d'un état puissant, du service public et de l'égalité des chances, il y a là un paradoxe suprême qui veut que nous soyons les pompiers (à tout point de vue) d'un brasier que nous n'avons cessé de dénoncer. La dégradation des situations des salariés est évidente. Nous connaissons l'exclusion du monde du travail, de la santé et du logement, nous les voyons à chaque séance de commission sociale.

Parmi les moyens de lutte contre l'exclusion et de prévention, l'éducation est un moyen indispensable de lutte contre les inégalités. C'est une tâche de longue haleine, loin des caméras et des plateaux télé. Rappelons que pour une part, certains des jeunes issus de l'immigration qui sont stigmatisés aujourd'hui en même temps que les voyous des quartiers, sont diplômés, au minimum bacheliers. Ils sont intégrés et sont nés, ont grandi dans le cœur de la République. Et à qui le doit-on, si ce n'est aux enseignants, animateurs, éducateurs et aux travailleurs sociaux du département eux aussi fortement impliqués dans l'accompagnement des familles. J'y ajoute tous les bénévoles des associations, dont certaines sont en danger. Comment comprendre la suppression des aides ou la mise sous pression politique des multiples associations qui créent du lien social, du respect entre les gens, et une culture de la paix dans les quartiers ?

Tout cela bien sûr ce sont les conséquences en partie des fameuses réductions d'impôts directs. Nous avons aujourd'hui la démonstration que ce furent des économies bien dérisoires au regard des dégâts qu'elles provoquent. Le service public : forces de l'ordre, pompiers, travailleurs sociaux, agents des collectivités ont montré leur dévouement, leur engagement républicain. Ils ont marqué de leur professionnalisme et de leur courage ces événements. Pendant ce temps, la clientèle de Monsieur Emorine, elle, verra plutôt ses impôts sur la grande fortune diminuer... Quand les salaires des grands patrons du Cac 40 sont de plus de 6 millions d’euros en moyenne par an (3 millions de demi de francs par mois), soit 406 fois le SMIC. Quand l’évolution du salaire horaire des employés n’a été que de 0,5% en 2004, c'est cela la violence sociale...

Et qui tire profit de cette violence ? Les courants les plus extrémistes qui voient la confirmation de la peur de l'autre, qui dressent les français les uns contre les autres, qui stigmatisent des populations. Bref un populisme en hausse. Cela ne pose aucun problème à la droite. Le sénateur Anciaux a dit que Monsieur Sarkozy avait raison d'utiliser le langage dont il s'est servi dans la gestion de cette crise. Il avait raison, je cite, d'utiliser ce langage, car c'est le langage de tous les jours. En tant que représentant de la République, je souhaiterai plutôt qu'il s'adresse à ce qui est le plus noble en chacun de nous, que son message diffuse les valeurs de la République et pas les mots de la rue. Des milliers d'enseignants essaient de tirer les enfants de la rue vers le meilleur, s'échinent à exiger d'eux qu'ils s'expriment correctement, et voilà un ministre qui s'adresse à eux comme leur copain de hall d'immeuble. Quels misérables calculs d'audience ! Gérard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée Nationale, ose dire dans le monde en juin 2005, "Sarkozy est populiste, seul un candidat populiste, dont on peut souhaiter qu'il appartienne à une formation démocratique, peut l'emporter à la présidentielle." Quand donc on trouve normal qu'un ministre de la république soit populiste, on est prêts à tout.

Grandes manœuvres en Saône et Loire, les ministres passent et repassent. - 25/04/2005

Nous avons devant nous la machine de propagande la plus incroyablement cynique que nous ayons connue depuis le règne de Valéry Giscard d’Estaing. Oubliant que les citoyens ne sont pas dupes des manigances et manipulations diverses des médias, et des annonces gouvernementales en général, les ministres se succèdent en Saône et Loire, pour prêcher la bonne parole. Non contents de s’autocongratuler avec les parlementaires locaux, qui à Mâcon, qui à Chalon, qui dans le Charolais, ils arrivent les bras chargés de victuailles et les projets plein les poches. Autant dire que jamais le département ne fut autant visité, courtisé, sillonné. Une question vient tout de suite à l’esprit lorsqu’on assiste au ballet des barons de droite chez nous. Tentent-ils, devant les progrès conséquents des nouvelles équipes en place de redonner force à leurs troupes déboussolées ? Recherchent-ils et organisent-ils les futures échéances électorales à grand renfort de prébendes clientélistes ? A coup sûr, la Saône et Loire n’est pas terre de villégiature pour rien. Il nous faut donc reconnaître les calculs et les projets, derrière ces rencontres multiples. Traquons donc les manœuvres là où elles se nichent.
En annonçant des aides financières de dernière minute, des fonds débloqués in extremis, mystérieusement obtenus grâce au travail ( ?) des Emorine, Courtois, Guyot,…, les envoyés de Raffarin décrédibilisent la fonction politique elle-même. Car enfin, au moment même où on annonce les restrictions budgétaires de l’Etat, que les départements et les régions exposent leurs difficultés financières, que nous déplorons tous la fin des crédits européens Feder, l’argent pourrait couler à flot, comme cela, à la volonté du Prince ? Où est donc cette rigueur affichée, cette façon tellement de droite de gérer en bon père de famille les finances de l’Etat ? N’oublions pas les critiques qui nous sont faites à nous les socialistes de jeter l’argent par les fenêtres. Souvenons-nous des reproches à peine voilés de gaspiller l’argent public, d’augmenter les impôts indûment et de pénaliser gravement les perspectives d’avenir du pays. Trouver de l’argent pour les amis, c’est bien. Investir dans l’éducation, la recherche, l’art et la culture, c’est décidément trop coûteux. Travailler soi-disant au profit de l’intérêt général, en revoyant à la baisse le régime des retraites, le droit du travail, la protection sociale, et annoncer dans le même temps des cadeaux fiscaux ou des enveloppes de dernière minute, voilà qui relève du pur scandale.
Une iniquité qui coûte cher à la politique en général. Traîtreusement, inexorablement, le doute s’installe lorsque nous annonçons, nous, nos difficultés : ils vont bien se débrouiller, ils le font toujours. Instaurer le règne du plus malin, de celui qui a le plus d’entregent auprès de Bercy, de Matignon ou de l’Elysée, c’est cautionner tout ce qui repousse les citoyens des urnes. Obtenir tout-à-coup le coup de pouce inespéré relève de la magie et de la politique à deux sous. Nous avons une conception différente de la gestion, de la transparence nécessaire et de la vérité dite aux citoyens. Nous avons d’autant plus ce devoir, que nos opposants de droite en jouent de manière éhontée, en revendiquant ce savoir-faire si particulier. Et nous pouvons parier sur l’avenir que les effets d’annonce se retourneront sur ceux qui en ont abusé, en Saône et Loire comme partout en France. La vérité se fera jour, comme elle s’est révélée dans la gestion départementale précédente et il sera bien alors temps pour les électeurs d’affirmer leurs choix.
Pour les accros qui s’entichent de convictions à gauche en politique, le message est clair. Merci de l’avoir lu jusqu’au bout.

Le département : un an plus tard, la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu. - 02/04/2005

Voilà un an que la nouvelle majorité est à la tête de ce département. Un premier bilan peut donc être tiré pour expliquer les mesures entreprises pour notre territoire. Tout d’abord, afficher une volonté de transparence en alertant le contribuable sur une situation rendue difficile par le désengagement de l’Etat, les conditions financières de la décentralisation et l’héritage de la gestion laissée par l’ex majorité. Plusieurs audits publics ont ainsi souligné la réorientation nécessaire de la politique budgétaire pour préserver la capacité financière du département, avec une augmentation mesurée de la fiscalité et de l’emprunt, tout en sélectionnant mieux nos investissements. Ensuite, recentrer l’action sur les compétences premières de la collectivité départementale pour une Saône et Loire solidaire. Le rattrapage du déficit du Service Départementale d’Incendie et de Secours, la réalisation en trois ans au lieu de cinq des gros investissements des collèges, les augmentations des lignes budgétaires pour les travaux sur la voirie départementale, sans oublier les mesures de solidarité pour le troisième âge et l’équipement social ont témoigné de cet effort du département pour dépenser utilement l’argent public au profit de tous. Enfin, innover pour construire un développement ambitieux de la Saône et Loire : rééquilibrer notre soutien aux secteurs urbains et ruraux grâce à de meilleures dotations aux communes et intercommunalités, anticiper les mutations du commerce et de l’artisanat avec le kit « créateur-repreneur d’entreprise » et aider l’emploi de 500 jeunes par les « emplois-tremplins ». Loin de l’agitation des édiles de l’ UMP, qui à Paris votent toutes les mesures qui démantèlent les services publics, nous construisons avec détermination l’avenir de ce département.

Carte scolaire : le Conseil Général contre les mesures annoncées. - 14/03/2005

Lors de la session des 14 et 15 mars, l'Assemblée Départementale a émis le voeu suivant :

"L'Assemblée Départementale souhaite exprimer ses vives inquiétudes quant aux conséquences induites par la suppression des postes d'enseignants dans l'enseignement primaire et secondaire telle qu'envisagée dans le cadre de la carte scolaire 2005-2006 en Saône et Loire. Ces restrictions vont bien au delà de l'évolution démographique et du simple réajustement des moyens à mettre à disposition. Cette projection administrative risque de conduire à une dégradation des conditions d'encadrement et de pénaliser durablement le développement de notre département en freinant le dynamisme de nos villes et campagnes. A ce titre, les craintes exprimées par la communauté éducative (familles, enseignants et élus..) de notre département sont légitimes.

L'assemblée départementale défend le principe d'une école capable d'assurer l'égalisté des chances de tous les enfants et plus particulièrement des enfants ayant un besoin éducatif particulier (enfants en situation de handicap, enfants malades...) Elle souhaite que les écoles de ce département disposent de taux d'encadrement compatibles avec un enseignement public de qualité.

La carte scolaire doit être un levier concerté et partagé au service du développement de nos territoires. Aussi l'assemblée départementale élet le voeu d'un moratoire des suppressions de postes et de fermetures de classes, afin de réétudier sereinement et avec plus de pragmatisme le cas de notre département. Pour ce fiare, nous souhaitons que les services de l'état et leurs représentants rééxaminent leur position."

Le voeu a été voté à l'unanimité par les conseillers généraux. Il sera ensuite adressé au nom du département aux autorités compétentes. En l'occurence, l'Inspecteur d'académie et le ministre de l'Education Nationale. Notre protestation officielle s'est aussi exprimée lors du CDEN (Comité Départemental de l'Education Nationale) qui a un rôle consultatif auprès de l'Inspecteur d'Académie, où nos représentants ont voté contre le projet de carte scolaire 2005/2006.

A noter que les parlementaires de droite du département se sont opposés eux-aussi à ces mesures. Comment peut-on voter d'une main la réduction du budget de l'Etat et donc de l'Education Nationale et clamer sa résistance aux suppressions une fois rentré dans le département ? La logique de ces élus m'échappe. Et vous ?

Impôts de la Région : les faits - 25/01/2005

Il était une fois la Bourgogne, une région qui promettait et qui vivait à crédit
De 1998 à 2004, la cogestion UMP-UDF de la région avec le FN reposait, entre autres, sur un accord budgétaire fondé sur une baisse de la fiscalité et une réduction progressive de l'action publique régionale, concession idéologique faite au parti d’extrême droite. Pour tenter de conserver le pouvoir, une seule solution pour l'ancienne équipe UMP – UDF : promettre avant les élections et voir après...

L'audit indépendant de Ernst et Young commandée par le conseil régional de Bourgogne en juin 2004 confirme cette envolée des promesses à hauteur de quasiment deux exercices budgétaires - soit 769 millions d’euros - sans gager ces promesses par un recours à la fiscalité. En mars 2004, « Soisson-le-joueur-de-bonneteau » s’est pris les pieds dans le tapis. Il n’a pas été suivi quand il a tenté de faire croire aux Bourguignons que l’on pouvait promettre et engager des dépenses sans jamais les payer.
L’inventaire constaté de l’héritage c’est des engagements irrévocables non financés et « une paupérisation fiscale de la région » comme l’a reconnu l’UDF François Sauvadet. Si la région était un ménage, elle relèverait de la commission de surendettement. Un impératif pour la nouvelle majorité de gauche : apurer le passé et remettre les compteurs à zéro dans l’intérêt de la Bourgogne et des Bourguignons.
Cela demande courage et unité. La majorité PS-PRG-PC-Les Verts en fait la preuve pour payer aujourd'hui le train de vie à crédit de la majorité d'hier. Hier, la Bourgogne se situait en avant dernière position pour son taux de mobilisation de potentiel fiscal. Aujourd’hui, François Patriat, soutenu par toute sa majorité, replace la Bourgogne dans le peloton des régions françaises. Cette politique est d’autant plus nécessaire que la décentralisation « version Chirac – Raffarin » se résume à un transfert de charges vers les collectivités locales et territoriales sans leur donner toutes les compensations financières qui vont avec.

L’UMP et l'UDF nous rebattent les oreilles de pourcentages alors que les Bourguignons paient leur impôt en euros. Qu’en est-il exactement ?

La contribution de rattrapage sollicitée auprès des Bourguignons est de 9,30 € par habitant ou plus précisément (puisque les locataires ne paient plus d’impôt à la Région depuis 1999) 20,74 € par ménage propriétaire de sa maison. L'UMP et l'UDF veulent nous donner des leçons. Sont-ils les mieux placés pour ce faire ? Assurément pas ! L'UMP et l'UDF soutiennent et participent à un gouvernement qui alourdit les contributions sociales des ménages de plus de 2,3 milliards d'euros, qui supprime des emplois dans la fonction publique, qui diminue les impôts des plus aisés et taxe lourdement les plus faibles. L'UMP et l'UDF soutiennent et participent à un gouvernement à bout de souffle, un gouvernement qui veut punir les régions d’avoir voté quasiment toutes à gauche en transférant des compétences sans transférer les moyens financiers pour les assumer pleinement. L'UMP et l'UDF gèrent ensemble le département de la Côte d’Or qui a augmenté en 10 ans l'impôt de chaque Côte d'Orien propriétaire de sa maison de plus de 110 € ! Mesdames, Messieurs, de l’UMP ou de l’UDF, la dignité imposerait votre silence ….

Budget 2005 : la vérité sur l'impôt du département - 20/01/2005

Nos priorités affichées sont l’ éducation, le secteur social et l’ emploi des jeunes. Dans le contexte de désengagement de l’ Etat et d’ une gestion rigoureuse des moyens de fonctionnement, nous avons souhaité fonder l’ équilibre budgétaire sur un accroissement du produit fiscal pour maintenir les services existants et pouvoir engager les politiques de solidarité prioritaires. Ce qui nous conduit à une augmentation de la fiscalité maîtrisée et ambitieuse pour financer des dépenses justes.

19 euros par habitant et par an, c’ est l’effort demandé au contribuable. Cette augmentation des impôts est le résultat d’une combinaison entre l’ héritage de la gestion passée, largement illustrée par les différents audits, les effets du désengagement de l’ Etat et la mise en place de décisions de rupture pour des investissements correspondants aux priorités de la nouvelle majorité : éducation, solidarité et aménagement du territoire.

Nous sommes loin des 16% décidés par la droite sur les trois derniers exercices :ceux-ci ont été mis sur le compte de l’ A.P.A., alors qu’ en fait ils finançaient des dépenses d’ investissements non nécessaires qui dégradaient l’ auto-financement de la collectivité. Des départements gérés par la droite augmentent aussi leur taux d’ imposition(l’ Ain de 5 %…)

Plan Borloo : creusons un peu... - 02/01/2005

Editorial d'octobre 2004 sur la cohésion sociale, journal des élus de gauche, suite aux déclarations tonitruantes liées à l'annonce du Blan Borloo.

La rentrée est placée sous le signe, semble-t-il, du retour de la question sociale : face aux défaites de mars dernier, le gouvernement a enclenché sous la houlette du ministre BORLOO un plan de cohésion sociale. Vendu sur le terrain, y compris en Saône et Loire où le mois de septembre a vu la visite de plusieurs responsables ministériels ( exclusion, insertion des jeunes…au Creusot et à Mâcon).
Les questions de ce plan nous concernent car elles abordent des problématiques que nous rencontrons au quotidien en tant qu’ élus locaux et dans nos responsabilités départementales.
Mais ayons l’ esprit critique et tentons de décrypter et de relayer sur le terrain, les contradictions et de ce plan , et confrontons-le , passé l’ effet d’ annonce, à la réalité du phénomène de l’ exclusion. On peut constater alors qu ‘au bout du compte, on est loin des 12,8 milliards annoncés sur 5 ans sous les volets logement, emploi et égalité des chances.
Concernant l’ emploi, si l’ ambition communiquée est grande, les moyens font appel à la technique du redéploiement de crédits ou à la suppression de mesures antérieures : si l’ on enlève les crédits supprimés pour les CES et CEC, les emplois jeunes, et trois cents millions d’ euros de crédits redéployés, il reste au final pour 2005 uniquement 681 millions d’ Euros. Ceux ci financeront les « nouveaux contrats d’ accompagnement vers l’emploi » et les « contrats d’ avenir » , qui vont rentrer en concurrence avec le RMA. Cette dernière mesure s’ avérant pour l’ heure un échec total, puisque fin juillet , on comptait….1500 bénéficiaires au niveau national !

Et dans le même temps, concernant les emplois de services et l’ aide à la personne qui serait « la solution » pour créer des emplois, Bercy annonce le relèvement du plafond de déduction pour l’ emploi d’ une personne : une mesure pour les familles aisées, bien loin de l’ esprit de « cohésion ».
Le chantier est immense dans notre département qui a vu une progression des bénéficiaires du RMI de près de 7 % et une augmentation du surendettement : 1700 familles concernées, 22 % de plus sur un an.

L’ alternative, que nous tenterons de défendre pour faire face aux enjeux qui nous concernent se situe bien au delà des effets d’ annonce de ce plan bancal, véritable replâtrage de la fracture sociale : refuser l’ idée d’ un marché du travail à deux vitesses, consolider des programmes basés sur le trépied emploi, formation rémunérée et suivi individualisé des publics en difficultés.


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