Retraites : Le racket social du gouvernement - 12/06/2010
La réforme des retraites du gouvernement apparaît chaque jour comme un monument d’injustice et d’inconséquence.
Sous la pression de nos interpellations, le ministre des Affaires sociales a du reconnaître que la fin du droit à la retraite la retraite à 60 ans s’accompagnerait de la fin de la retraite à 65 ans à taux plein. Les deux bornes seront reculées de deux ou trois ans.
Ce que M. Woerth appelle une « mesure démographique » est en réalité la plus grande des inégalités sociales. La fin de la retraite à 60 ans pénalisera les ouvriers et les employés qui ont commencé à travailler jeunes et qui occupent les métiers les plus pénibles. La fin de la retraite à 65 ans sera l’impôt du travail pour tous les salariés, et notamment les femmes, qui ont connu le chômage ou des accidents de carrière et n’ont pas pu acquérir toutes leurs annuités.
A cette double peine pour les plus modestes, le gouvernement ajoute le racket des générations à venir. M. Woerth a confirmé qu’il allait vider le fond de réserve des retraites. Cette épargne de 34 milliards qu’avait constitué le gouvernement Jospin, et que la droite a toujours refusée d’alimenter, visait à protéger les retraites de la prochaine génération en constituant une réserve de précaution pour les années 2020. Sans aucun scrupule, le gouvernement a décidé de le piller pour boucher les déficits qu’il a lui-même creusés. Cette dilapidation est un scandale et une faute grave contre la jeunesse. Elle va exposer nos régimes de retraite à tous les soubressauts de l a conjoncture économique.
A mesure que le gouvernement se dévoile, deux conceptions opposées de cette réforme se font face. La nôtre propose un effort équitable entre les revenus du travail, les revenus du capital et les entreprises. Celle de la droite impose les seuls salariés.
Communiqué de Jean-Marc AYRAULT, Président du Groupe Socialiste, Radical et Citoyen à l'Assemblée nationale
Retraite : Soutien à la mobilisation du 22 mai 2008 - 22/05/2008
Le Parti socialiste apporte son soutien à la mobilisation engagée par les organisations de salariés et salue leur volonté de rassemblement. Il demande l’ouverture d’une vraie négociation avec les partenaires sociaux et non une simple consultation des organisations syndicales,.
Il s’agit en effet d’une initiative syndicale unitaire face à la méthode de négociation employée et au contenu de la réforme voulu par le pouvoir.
Les socialistes manifestent une volonté de renforcement du système par répartition pour des raisons de justice sociale, d’efficacité et de solidarité entre les générations.
Ils rappellent leur attachement, en l’état actuel, à l’accès à une retraite à 60 ans moyennant 40 annuités de cotisations. Ils considèrent avant toute chose que la priorité aujourd’hui réside dans l’amélioration de l’emploi des salariés de plus de 55 ans, le recul de la précarité salariale, des progrès réels de la négociation relative à la pénibilité des métiers.
Les socialistes estiment urgent de revaloriser sérieusement le pouvoir d’achat des retraités et en particulier des 6,5 millions d’hommes et de femmes âgés de plus de 60 ans, qui perçoivent souvent des pensions inférieures au SMIC. De ce point de vue les annonces récentes du gouvernement sont très loin du compte.
Le Parti socialiste dénonce le jeu de rôles MEDEF / gouvernement sur les retraites - 02/05/2008
Le Parti socialiste dénonce les propos que vient de tenir Madame Parisot, préconisant de reporter l’âge de départ à la retraite à 62 ans.En n’envisageant la question du financement des retraites que sous le seul angle de la durée de cotisations, Madame Parisot démontre que le MEDEF n’entend pas favoriser le maintien dans l’emploi des salariés de plus de cinquante ans.
Alors que seulement 38 % des salariés de plus de 55 ans sont en situation d’emploi dans notre pays, le Parti socialiste rappelle que qu’un effort substantiel du patronat pour maintenir les seniors dans l’emploi est la principale condition de la pérennité du financement des retraites par répartition.
Le Parti socialiste dénonce le jeu de rôles auquel se livrent le gouvernement et le MEDEF pour pousser les feux d’un allongement toujours plus important de la durée de cotisations, et pour éviter que soient posés les vrais problèmes du financement des retraites.
Communiqué du Secrétariat national
|