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Les racines - 30/12/2008

Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 : l'anniversaire - 30/12/2008

PRÉAMBULE
Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolusà favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

© ONU, Direction de la Communication

Article premier.

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2.

Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3.

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4.

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5.

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6.

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7.

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Article 8.

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9.

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10.

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11.

Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées

Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12.

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13.

Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État.
Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14.

Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15.

Tout individu a droit à une nationalité.
Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16.

A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.
La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État.

Article 17.

Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18.

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19.

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20.

Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21.


Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.
La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22.

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23.

Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24.

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25.

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.


La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26.

Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27.


Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.


Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28.

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29.

L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30.

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.


8 mai 2008, 63ème anniversaire de la victoire sur le nazisme - 08/05/2008

Sans ces hommes, sans ces femmes -civils ou militaires- qui se sont levés -seuls ou en nombre- pour combattre une idéologie perverse à l’encontre de toute l’humanité, que serions-nous aujourd’hui ?

Pourrions-nous fêter aussi librement ce 8 mai ? ce jour de la "Victoire" marquant la capitulation sans condition des armées nazies de l’Allemagne hitlérienne.

Le 8 mai 1945, fin en Europe de la seconde guerre mondiale.

- 110 millions de combattants de part le monde
- 55 millions de morts
- 35 millions de blessés
- 3 millions de disparus

Tels sont les chiffres du lourd bilan ; leur sécheresse ne donne pas l’ampleur du désastre humain et matériel que six années de guerre ont entraîné.

Ce conflit, le plus coûteux en vies humaines de toute l’histoire de l’humanité, fit davantage de victimes civiles que militaires. Il a laissé un monde déchiré et dévasté.

Aussi, en ce jour anniversaire, ce 8 mai 2008, rappelons l’ampleur des crimes abominables commis.

Inclinons-nous devant ces innombrables victimes des bombardements aériens, des combats meurtriers, de la captivité, des internements, des évacuations massives des populations, de la déportation, des fusillades, des massacres et des génocides..

Rendons hommage à tous les soldats de tous grades des armées de la France et des Forces alliées ainsi qu’aux volontaires de toutes les Résistances nationales en Europe, en Afrique et en Asie.

Pour l’Union Française des Associations de Combattants et Victimes de Guerre (UFAC), il importe que ces pages d’Histoire faites d’évènements douloureux et de moments héroïques soient connues, comprises et partagées par tous.

Il importe que dans un monde globalisé, incertain, inquiétant, tous nous prenions conscience de la fragilité de la paix, que la jeunesse fasse preuve de vigilance pour ne pas connaître de tels drames et qu’elle perpétue le souvenir de toutes celles et tous ceux qui se sont sacrifiés pour que nous vivions libres et en paix.

Message de l’UFAC pour le 8 mai 2008, 63ème anniversaire de la victoire sur le nazisme

Journée de la déportation, 27 avril 2008 Le serment de Mauthausen - 27/04/2008

Le 16 mai 1945, Émile VALLEY, responsable du Comité International de Mauthausen, monta à la tribune dressée sur la place d'appel et fit lecture du "serment de Mauthausen" : un appel à la solidarité internationale.

" Voici ouvertes les portes d'un des camps les plus durs et les plus sanglants, celui de Mauthausen. Dans toutes les directions de l'horizon, nous retournons dans des pays libres et affranchis du fascisme.

Les prisonniers libérés, hier encore menacés de mort par la main des bourreaux du monstrueux nazisme, remercient du fond de leur cœur les armées alliées victorieuses, pour leur libération et saluent tous les peuples à l'appel de leur liberté retrouvée.

Le séjour de longues années dans les camps nous a convaincus de la valeur de la fraternité humaine. Fidèles à cet idéal, nous faisons le serment solidaire et d'un commun accord, de continuer la lutte contre l'impérialisme et les excitations nationalistes. Ainsi que par l'effort commun de tous les peuples, le monde fut libéré de la menace de la suprématie hitlérienne, ainsi il nous faut considérer cette liberté reconquise, comme un bien commun à tous les peuples.

La paix et la liberté sont la garantie du bonheur des peuples et l'édification du monde sur de nouvelles bases de justice sociale et nationale est le seul chemin pour la collaboration pacifique des États et des peuples.

Nous voulons, après avoir obtenu notre liberté et celle de notre nation, garder le souvenir de la solidarité internationale du camp et en tirer la leçon suivante :

Nous suivons un chemin commun, le chemin de la compréhension réciproque, le chemin de la collaboration à la grande œuvre de l'édification d'un monde nouveau, libre et juste pour tous.

Nous nous souviendrons toujours des immenses sacrifices sanglants de toutes les nations qui ont permis de gagner ce monde nouveau. En souvenir de tout le sang répandu par tous les peuples, en souvenir des millions de nos frères assassinés par le fascisme nazi, nous jurons de ne jamais quitter ce chemin.

Sur les bases sûres de la fraternité internationale, nous voulons construire le plus beau monument qu'il nous sera possible d'ériger aux soldats tombés pour la liberté :

Le Monde de l'Homme libre !

Nous nous adressons au monde entier par cet appel : aidez-nous en cette tâche.

Vive la Solidarité internationale !
Vive la Liberté ! "

Lettre du déporté Zalmen Gradowsky :

« Cher découvreur de ces écrits, j’ai une prière à te faire. C’est en vérité mon essentielle raison d’écrire. Que ma vie, condamné à mort, trouve au moins un sens. Oui, j’ai une prière personnelle à te faire, cher toi qui trouveras et imprimeras ces écrits. Renseigne-toi à l’adresse indiquée pour savoir qui je suis. Demande à ma famille les photographies des miens, inclus-les dans les livres comme il te semblera bon. Ainsi voudrais-je rendre immortels leurs chers noms pour lesquels je ne peux même verser une seule larme, maintenant, car je suis dans l’enfer de la mort, moi-même aussi je suis condamné à mort. Un mort peut-il pleurer ses morts ?
Mais toi, étranger, citoyen libre du monde, je te prie de laisser couler une larme pour eux.
Je dédie ces écrits à ma mère Sarah, à mes sœurs Louba et Esther, Rachel ma femme, mon beau-père Raphaël. Tous ont péri gazés, brûlés ».

Vote des pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940: les 80 qui ont voté contre !

Le mercredi 10 juillet 1940 est soumise à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire la réunion de la Chambre des députés et du Sénat, une proposition de révision de la Constitution permettant d'attribuer les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain, président du Conseil.Sur 649 suffrages exprimés :
· 80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) votent « non »
· 569 approuvent.

20 autres parlementaires s'abstiennent (dont 3 après une demande de rectification de leur vote).
Le 10 juillet 1940, le parlement comptait 846 membres. 176 parlementaires sont absents dont 27 sont à ce moment là en mer vers Casablanca sur le paquebot Massilia. La séance est présidée par Jules Jeanneney (qui ne prend pas part au vote en raison de sa fonction).

Les 61 parlementaires communistes (60 députés et un sénateur) ne peuvent siéger : depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat et condamnés à la clandestinité.
Les 649 suffrages exprimés représentent donc 71,5 % des 907 parlementaires que comptaient les deux chambres au début de 1940.

Parmi ceux qui votèrent non Vincent Badie est célèbre pour s'être écrié après le vote « Vive la République quand même ! ».

Le texte adopté était :
« Article unique.
L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie.
Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu’elle aura créées. La présente loi constitutionnelle, délibérée et adoptée par l’Assemblée nationale, sera exécutée comme loi de l’État »
— Fait à Vichy, le 10 juillet 1940
Par le président de la République,
Albert Lebrun
Le maréchal de France, président du conseil,
Philippe Pétain.
Le texte voté n'entraînait pas explicitement la dissolution des Chambres. Il ne s'agissait pas non plus d'une motion d'abrogation des lois constitutionnelles de 1875 qui avaient établi la Troisième République.
Résultats du vote

Votes exprimés Majorité absolue Pour l'adoption Contre l'adoption Abstention
649 325 569 80 20


Liste détaillée des 80 parlementaires ayant voté « Contre »:

Département Parti
Marcel-François Astier Ardèche Gauche démocratique
Jean-Fernand Audeguil Gironde SFIO
Vincent Auriol Haute-Garonne SFIO
Alexandre Bachelet Seine SFIO
Vincent Badie Hérault Parti radical
Camille Bedin Dordogne SFIO
Émile Bender Rhône Gauche démocratique
Jean Biondi Oise SFIO
Léon Blum Aude SFIO
Laurent Bonnevay Rhône ARGRI
Paul Boulet Hérault Gauche indépendante
Georges Bruguier Gard SFIO
Séraphin Buisset Isère SFIO
Gaston Cabannes Gironde SFIO
François Camel Ariège SFIO
Pierre de Chambrun Lozère PDP
Auguste Champetier de Ribes Basses-Pyrénées PDP
Pierre Chaumié Lot-et-Garonne Gauche démocratique
Arthur Chaussy Seine-et-Marne SFIO
Joseph Collomp Var SFIO
Octave Crutel Seine-Inférieure Parti radical
Achille Daroux Vendée Parti radical
Maurice Delom-Sorbé Basses-Pyrénées GDRI
Joseph Depierre Rhône SFIO
Marx Dormoy Allier SFIO
Alfred Elmiger Rhône Gauche indépendante
Paul Fleurot Seine Gauche démocratique
Émile Fouchard Seine-et-Marne UPF
Edouard Froment Ardèche SFIO
Paul Giacobbi Corse Gauche démocratique
Justin Godart Rhône Gauche démocratique
Félix Gouin Bouches-du-Rhône SFIO
Henri Gout Aude Parti radical
Louis Gros Vaucluse SFIO
Amédée Guy Haute-Savoie SFIO
Jean Hennessy Alpes-Maritimes Gauche indépendante
Lucien Hussel Isère SFIO
André Isoré Pas-de-Calais Parti radical
Eugène Jardon Allier UPF
Alexis Jaubert Corrèze Parti radical
Claude Jordery Rhône SFIO
François Labrousse Corrèze Gauche démocratique
Albert Le Bail Finistère Parti radical
Joseph Lecacheux Manche ARGRI
Victor Le Gorgeu Finistère Gauche démocratique
Justin Luquot Gironde SFIO
Augustin Malroux Tarn SFIO
Gaston Manent Hautes-Pyrénées Parti radical
Alfred Margaine Marne Parti radical
Léon Martin Isère SFIO
Robert Mauger Loir-et-Cher SFIO
Jean Mendiondou Basses-Pyrénées Parti radical
Jules Moch Hérault SFIO
Maurice Montel Cantal Gauche indépendante
Léonel de Moustier Doubs RIAS
Marius Moutet Drôme SFIO
René Nicod Ain UPF
Louis Noguères Pyrénées-Orientales SFIO
Jean Odin Gironde Gauche démocratique
Joseph Paul-Boncour Loir-et-Cher USR
Jean Perrot Finistère Parti radical
Georges Pézières Pyrénées-Orientales SFIO
André Philip Rhône SFIO
Marcel Plaisant Cher Gauche démocratique
François Tanguy-Prigent Finistère SFIO
Paul Ramadier Aveyron USR
Joseph-Paul Rambaud Ariège Gauche démocratique
René Renoult Var Gauche démocratique
Léon Roche Haute-Vienne SFIO
Camille Rolland Rhône Gauche démocratique
Jean-Louis Rolland Finistère SFIO
Joseph Rous Pyrénées-Orientales SFIO
Jean-Emmanuel Roy Gironde Parti radical
Henry Sénès Var SFIO
Philippe Serre Meurthe-et-Moselle Gauche indépendante
Paul Simon Finistère PDP
Gaston Thiébaut Meuse Parti radical
Isidore Thivrier Allier SFIO
Pierre Trémintin Finistère PDP
Michel Zunino Var SFIO

Source : Wikipédia

Tous ne furent pas résistants mais ils tentèrent de protéger la République. Certains payèrent de leur vie cet engagement. Les rappeler à notre mémoire nous aident tous à nous remémorer la fragilité de nos institutions.

À l'époque de la Pologne communiste, aucun syndicat indépendant des organismes du pouvoir n'était autorisé. Soucieuse des besoins des ouvriers des chantiers navals de Gdansk, Anna Walentynowicz créa la première association indépendante ce qui lui valut d'être licenciée le 7 août 1980, perdant son droit à la retraite à cinq mois de celle-ci. La décision de la direction a entraîné une grève qui a éclaté le 14 août 1980 et a donné naissance au syndicat NSZZ Solidarność dont elle est co-fondatrice avec Lech Wałęsa.

Dans les années 1980, ce syndicat réussit à rassembler un large mouvement social contre le régime communiste en place, impliquant entre autres l'Église catholique romaine. Il avait un programme en 21 points. Le syndicat était soutenu par un groupe d'intellectuels dissidents (en polonais Komitet Obrony Robotników, KOR) et était basé sur les règles de la non-violence.

La survie de Solidarność était un événement sans précédent, non seulement en Pologne, mais dans tous les pays du Pacte de Varsovie. Cela signifiait une cassure dans la ligne dure du Parti qui avait auparavant provoqué un bain de sang pour réprimer un autre mouvement de protestation : des douzaines de personnes tuées et plus d'un millier de blessés à Gdynia en décembre 1970.

Les idées du mouvement Solidarité se sont très rapidement répandues à travers la Pologne ; de plus en plus de syndicats ont été formés et ont rejoint la fédération. Son programme, bien que centré sur les revendications syndicales, a été perçu partout comme la première étape pour provoquer le démantèlement du monopole du Parti communiste polonais.

À partir du milieu des années 1980, Solidarność n'a subsisté uniquement que comme mouvement clandestin, soutenu par l'Église catholique romaine et la CIA. L'influence de Lech Wałęsa contribuera à lui donner un rôle de "pompier social" : "L'Église nous conseille d'être toujours modérés, d'être conscients, de trouver un compromis... C'est nous qui modérons les gens. C'est grâce à nous qu'on ne tire pas sur le pouvoir, si le pouvoir n'a pas encore été rejeté... Sans nous il y aurait déjà la révolte populaire. Et c'est d'ailleurs un pouvoir conscient des dimensions de la crise économique qui a permis peut-être la création de Solidarność en sachant que nous jouerions un rôle d'amortisseur raisonnable qui protègera même le pouvoir et le Parti contre la colère populaire" (Lech Wałęsa lors d'une réunion de Solidarność).

Les fondateurs :

Anna Walentynowicz, Lech Walesa, Kuron, Michnick, Geremek, Masowieski, Bujak, Frasyniuk, Lis, Szunieko

Une victime emblématique : Popieluszko

Après la proclamation de l'état de siège en 1981, Jerzy Popieluszko célèbre dans sa paroisse de Varsovie des messes réunissant des milliers de fidèles, au cours desquelles il prononce des sermons condamnant le régime en place. Ami de Lech Walesa, il défend les partisans de Solidarność.

Le 19 octobre 1984, le Père Popieluszko, âgé de 37 ans, est enlevé par trois officiers de la millice (Sécurité Intérieure) près de Wloclawek, à 120 km au nord-ouest de Varsovie. Après avoir été torturé à mort, son corps a été jeté dans la Vistule.

Les trois auteurs du meurtre, le capitaine Grzegorz Piotrowski, les lieutenants Leszek Pekala et Waldemar Chmielewski, ont été condamnés à des peines de prison en 1985 (respectivement 25, 15 et 14 ans). Leur supérieur, le colonel Adam Pietruszko, a également été condamné à 25 ans de prison. Le 14 décembre 1987, la cour suprême de Pologne les a fait bénéficier d'une importante remise de peine. Un doute subsiste sur les commanditaires.

Le Père Popieluszko symbolise aux yeux des Polonais la lutte commune de l'opposition démocratique et de l'Église catholique contre un régime totalitaire.

Source Wikipédia

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