Pourquoi la colère fait Ecole ! - 16/01/2009
Dans le climat délétère où nous vivons, les socialistes conservent une grande ambition pour l'Ecole, l'université et la recherche.
Plus que jamais, nous portons le projet d'une école gratuite et laïque. Dans la société de progrès et de connaissance que nous voulons défendre, le service public d'éducation nationale, de la maternelle à l’université, est le socle central sur lequel se construit chaque jour la République et c’est pour ça que nous réaffirmons publiquement notre confiance en l’Ecole, notre soutien à ses personnels et notre attachement à la qualité de l’accueil offert à ses usagers.
L’Ecole doit rester le lieu premier de la promotion sociale et de la lutte contre les inégalités. De la maternelle à l'université , elle doit être le creuset de l’éducation citoyenne et républicaine, cadre d’apprentissage du vivre ensemble et de l'émancipation individuelle indissociables de son objectif de transmission des connaissances.
En particulier dans une période de crise aussi grave que celle que nous traversons, l’Ecole doit être la priorité absolue si l’on veut préserver pour l’avenir, les chances de l’indispensable cohésion sociale. Quand tout se délite, quand les repères s’effondrent, quand la faillite économique conduit inexorablement à la faillite sociale, la responsabilité de ceux qui nous gouvernent exige qu’ils tiennent le cap du pari sur l’avenir en préservant pour l’Ecole les moyens indispensables à la mission que le contrat social lui assigne.
Pourtant, force est de reconnaître que jamais l'Ecole n'a été aussi maltraitée : milliers de postes supprimés, réformes régressives, personnels vilipendés, élèves méprisés, recherche publique malmenée.
Par son acharnement à démanteler l'Ecole de la République, la droite sape les valeurs du service public d'éducation et hypothèque le droit à l'avenir de toute une génération. Tout cela est devenu définitivement insupportable !
C’est pourquoi les socialistes sont aujourd’hui, demain, dans les semaines et dans les mois à venir, aux côtés de tous ceux qui défendent l'Ecole et qui refusent qu'elle soit ainsi mutilée.
La Fédération de Saône-et-Loire du Parti Socialiste invite donc l’ensemble de ses adhérents et de ses élus à répondre à l’appel départemental à manifester samedi 17 janvier à 14 h 30, Place de Beaune à Chalon.
Education , budget 2009, intervention de Dominique LOTTE - 19/12/2008
Le Vice-président chargé de l’Education et des Collèges devrait arborer un large sourire au moment du vote des budgets 2009. L’Education est l’une des priorités du Département de Saône-et-Loire, pour ne pas dire la première priorité si l’on se réfère à l’évolution de la part budgétaire que notre collectivité y consacre.
Les options prises ou à prendre de la part de l’Etat sont malheureusement en totale contradiction avec les nôtres et la préparation de l’avenir de notre jeunesse et donc de notre pays : suppression de 13 800 postes d’enseignants en 2009 après 11 000 en 2008 / suppression des RASED / UNSS / réduction voire absence de crédits sur plusieurs dispositifs pédagogiques obligatoires (PSC1 ; RASED ….) Enfin dernier coup dur pour notre Département : la fermeture annoncée du CREPS de Mâcon.
Face à ce contexte et malgré le cadre d’un budget contraint, d’une stabilité des effectifs des collégiens, les crédits du Département dévolus à l’Education, progressent de près de 10% en investissement (2ème budget) et de 4% en fonctionnement (3ème budget, voire 2ème budget si on agglomère les dépenses relatives aux agents des collèges).
Le choix de l’Education par notre majorité, c’est le choix de l’avenir, c’est le choix de la qualité des équipements et des locaux en rattrapage du retard accumulé depuis 20 ans, c’est le choix de l’accompagnement financier des familles (transports scolaires gratuits, Atouts Rentrée, financement des séjours linguistiques…), c’est le choix de l’accompagnement pédagogique des établissements (soutiens scolaires, PSC1, actions culturelles…), c’est enfin le choix de l’accompagnement très largement amplifié des communes et des intercommunalités pour les constructions scolaires du 1er degré (PIIC : fonds spécifique en faveur des constructions scolaires du 1er degré et FARI : fonds d’aide aux intercommunalités rurales).
Finalement, entre gauche et droite, c’est probablement ce sujet, l’Education, qui nous sépare !
Dominique Lotte
Vice-président du Conseil général en charge de l’Education et des Collèges
COLLECTIF pour l’AVENIR de l’ÉCOLE Publique, laïque et gratuite - 14/12/2008
L’avenir de l’école publique, laïque et gratuite appartient à chaque citoyen.Il nous apparaît donc nécessaire que chacun participe au devenir de son enfant et aux conditions mises en œuvre par l’Etat pour préparer cet avenir.
▶ L’accueil des élèves en difficulté :
Suppression des Réseaux d’Aide aux Elèves en Difficulté (RASED). Deux heures de soutien en plus du temps scolaire, des stages pendant les vacances pour résoudre les difficultés d’apprentissages. De la quantité … mais dans quelles conditions !
D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
▶ L’accueil des enfants porteurs d’un handicap :
Il est assuré par un personnel peu ou pas formé aux différents types de handicaps, à statut précaire et contrat renouvelable tous les … mois. (très souvent !) Il arrive aussi que ce personnel s’occupe de plusieurs élèves dans plusieurs classes « saupoudrant » ainsi une aide indispensable dans la continuité.
D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
▶ L’accueil des enfants d’âge «maternelle» :
Remise en cause d’un accueil à l’école pour les 2/3 ans.
L’éducation nationale envisage de reculer l’âge d’accueil à 5 ans.
D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
▶ Les rythmes scolaires :
Allonger la durée quotidienne de classe pour les élèves les plus en difficulté alors que les rythmes scolaires des écoliers français sont parmi les plus chargés.
D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
▶ Le remplacement des instituteurs ou professeurs :
Le manque de personnel pour assurer les remplacements des titulaires sera résolu par le recours à des personnels vacataires, peu formés, au statut précaire.
D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
▶ La réforme du lycée :
Une réforme de la classe de seconde qui se veut d’envergure mais qui est effectuée dans la précipitation , sans réelle concertation avec les différents acteurs de l’école, sans réflexion d’ensemble sur le cycle terminal et le bac., dans le seul but de supprimer des postes d’enseignants.
D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
▶ Disparition des associations complémentaires de l’Ecole :
Suppression des aides aux associations : Francas/Pupilles de l’Ecole Publique/Ligue de l’Enseignement/Eclaireurs/Jeunesse en Plein Air/OCCE/JPA. D’après vous, est-ce « une bonne chose » ?
Nous vous invitons à apporter votre point de vue
sur cette question fondamentale qu’est l’avenir de l’Ecole.
> Rejoignez le Collectif de votre secteur et entrez dans l’action.
> Participez à ses réunions et faites entendre votre point de vue et vos propositions.
> Rejoignez les parents d’élèves dans les réunions organisées par les écoles.
> Venez donner votre avis.
ENSEMBLE, DÉFENDONS L’ÉCOLE PUBLIQUE LAÏQUE et GRATUITE
Contact : collectifecolesdumaconnais@orange.fr
Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public sont en danger de mort ! - 19/11/2008
URGENCE MOBILISATION GENERALE
Lettre d'un enseignant en colère à Nicolas Sarkozy - 12/12/2008
Cazals Bastien Montpellier, le 25 novembre 2008,
Montpellier
à Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
Monsieur le Président de la République,
Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c'est qu'aujourd'hui, en tant qu'enseignant et
directeur d'école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.
Permettez-moi, tout d'abord, d'insister sur l'expression de mon profond attachement et de mon
immense respect pour cette République française dans laquelle j'ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu'à certaines périodes de sa longue histoire, il s'y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l'immense patrimoine culturel qu'elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'elle a fini par faire le choix ambitieux d'une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l'égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j'ai choisi de servir cette République, ma République. J'en serais presque fier... sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j'en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !
C'est ainsi que j'arrive à l'objet de ma lettre. En ce début de XXIème siècle, que reste-t-il de l'état
républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d'intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D'autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j'ai choisi : l'école primaire publique.
Monsieur le Président, autant vous le dire de suite, avec les transformations qui s'opèrent actuellement, l'État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d'éducation. Et il s'agit, là, du déni d'un droit fondamental, surtout dans une république qui se prétend historiquement éclairée par le savoir et la pensée, la finesse et le bon goût. Cette ''modernisation'' de l'Éducation Nationale, qui se construit pas à pas depuis des années, avance sur plusieurs plans à la fois mais dans une grande cohérence. Sachant que votre temps est précieux, j'ai donc choisi de n'en aborder qu'un aspect, le plus saisissant.
Ayant déclaré la guerre contre l'échec scolaire, votre ministre en charge du dossier a entrepris de
moderniser l'école prétendument dans l'intérêt des élèves mais avec quand même, dans un coin de la tête, les impératifs budgétaires liés à la mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), au respect du pacte européen de stabilité et autres contingences financières. Ainsi, à cette rentrée 2008 et sans concertations préalables aux prises de décisions,
M. Darcos a ainsi décidé :
de mettre en place des nouveaux programmes qui conviennent parfaitement aux élèves comme
ma fille, qui est structurée, attentive et appliquée, mais ne laisseront que peu de chances à son
copain Victor de surmonter ses difficultés d'apprentissage ;
de diminuer le nombre d'heures de classe pour les élèves comme ma fille qui travaille bien et
comprend vite mais pas pour Victor qui est soutenu 2h par semaine dans ses difficultés
d'apprentissage ;
et de renforcer le dispositif de stages de remise à niveau en CM1/CM2 pour que Victor entretienne ses difficultés d'apprentissage pendant les vacances de ma fille...
Mais ce n'est pas tout – et Victor est finalement un peu chanceux, car la rénovation du primaire est en cours et, pour la rentrée 2009, sans plus de concertation, M. Darcos nous annonce qu'il va :
supprimer progressivement les enseignants membres du Réseau d'Aides Spécialisées au Enfants en Difficulté (RASED) qui aident Victor pendant le temps scolaire et sans lui refaire la classe ;
mettre toujours plus d'élèves par classe – puisque toujours moins d'enseignants – ce qui ne plaira pas trop à ma fille qui aime avoir l'attention de la maîtresse mais beaucoup à Victor qui préfère se faire oublier ;
et remplacer la prise en charge à l'école publique des 2/3 ans par leur accueil dans des structures locales payantes, ce qui n'affectera pas la scolarité de Victor mais de son petit frère Hugo qui restera encore un an à la maison avec sa maman car « sa veau pas l'coup de bosser au smig si faut payer le jardin des veilles » ! Hugo n'aura donc pas la chance de son frère de bénéficier des apports langagiers et de la stimulation cognitive d'une première socialisation à l'école maternelle.
Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté ? Et pouvez-vous m'affirmer que l'école primaire de demain continuera d'assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale ?
Actuellement, nous assistons à la mise en oeuvre, à marche forcée, des dernières grandes étapes
de la transformation du système éducatif français. J'en veux pour preuve l'autoritarisme croissant exercé par la hiérarchie, le souci de rendre improductif l'exercice du droit syndical au travers du Service Minimum d'Accueil (SMA), ou celui de faire surveiller l'opinion et l'activisme des enseignants !
Aussi, comme bon nombre d'entre eux, j'entre aujourd'hui en résistance parce que je ne peux me
résoudre à ce que l'école publique, mon école, ne se préoccupe ni de Victor, ni de Hugo, sans être pour autant en mesure de faire éclore un nouveau Victor Hugo. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 de la DDHC de 1789) c'est pourquoi d'un fonctionnaire dévoué je me vois contraint de devenir un fonctionnaire désobéissant !
En conséquence, en tant qu'enseignant tout d'abord, je prends les décisions suivantes :
Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des
programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).
Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide
spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents
deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et
également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute
de personnel mis à disposition).
Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais
j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.
Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves.
Ensuite, en tant que directeur, je prends les décisions suivantes :
Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves.
Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves,
mes collègues ou le fonctionnement de mon école.
Enfin, en tant que simple citoyen en dehors de tout parti politique, je n'empêcherai pas la diffusion de ces prises de position professionnelles mais au contraire, tenterai de participer à l'émergence d'une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d'un projet de société généreux et ambitieux – depuis la crise financière, nous savons tous qu'il est possible de trouver beaucoup d'argent lorsque c'est nécessaire – car notre République est en train de tourner le dos à ses dernières missions d'intérêt public...
Conscient que vous ne mesuriez probablement ni l'ampleur du désastre qui menace l'école, ni
celle de la colère qui submerge le monde enseignant, je sais que vous entendrez mon appel et ne
décevrez pas l'espoir que je mets dans la grandeur de votre fonction.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon attachement respectueux à la dignité de l'État républicain laïc et de croire en ma détermination à continuer d'oeuvrer pour tous les élèves qu'ils soient ma fille, Victor ou Hugo.
CAZALS BastienCopie à l'Inspection de l'Éducation Nationale de la circonscription de Gignac.
Diffusion auprès des relais d'opinion (http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com).
Opération antidrogue dans un collège : Claudy LEBRETON souhaite qu’on ne mélange pas prévention et répression - 08/12/2008
Le Président de l’Assemblée des Départements de France, Claudy Lebreton, exprime sa
réprobation quant au déroulement d’une intervention de la gendarmerie dans un collège du Gers, survenue récemment.
Chacun s’accorde sur le fait que l’Etat doit mener une politique volontariste en matière de
prévention de la toxicomanie.
De la même manière, il lui revient de mettre en oeuvre une politique de répression du trafic de drogue, notamment aux abords des établissements scolaires afin de protéger les
adolescents, un public particulièrement vulnérable.
Si la décision d’intervenir au sein même de l’établissement, pendant les horaires de cours, s’est faite sous l’autorité du procureur de la République, les modalités de cette intervention semble avoir pris une tournure particulièrement musclée et de nature a effrayer notablement les jeunes âgés entre 10 et 15 ans (présence de chiens dans les classes).
Le Président de l’ADF demande aux pouvoirs publics d’être vigilants pour que les règles de la sécurité publique et de contrôle dans les établissements d’enseignement soient mises en oeuvre dans le respect des élèves, des personnels et des collectivités locales.
Les débats actuels sur la prévention de la délinquance, l’internement des mineurs dès 12
ans et la réforme de l'ordonnance de 1945, ne doivent pas faire oublier que les collèges sont avant tout des lieux d’enseignement et de lien social et qu'ils doivent le rester.
Service minimum : Réaction d’Arnaud Montebourg - 29/11/2008
Je suis profondément scandalisé de ce que dans notre République des maires et leur conseil municipal puissent être attaqués sur leur liberté d’expression. Formuler librement ce que l’on pense d’une loi et constater l’impossibilité de l’appliquer n’est pas refuser de s’y soumettre.
C’est pourquoi je dénonce la stigmatisation dans notre département des élus municipaux qui ont osé exprimer leurs réserves sur les difficultés de mises en œuvre dans leur commune de la loi sur le service minimum à l’école.
Nos communes, notamment en milieu rural, ne disposent ni des moyens financiers nécessaires ni du personnel qualifié pour assurer dans des conditions de sécurité convenables l’application du service minimum d’accueil dans les écoles primaires et maternelles pendant le temps scolaire, en cas de grève des enseignants.
Le Président de la République lui-même n’a-t-il pas reconnu devant les maires rassemblés en Congrès le caractère inapplicable de sa propre loi, comme les élus de gauche l'avaient inlassablement expliqué ?
Dans ces conditions il serait un erreur manifeste de la part de l’Etat de continuer sa persécution à l’encontre des communes qui éprouvent des difficultés dans la mise en œuvre du service minimum et je demande au Préfet de Saône-et-Loire de retirer les référés à l’encontre des maires concernés.
Arnaud MONTEBOURG
Député de Saône-et-Loire
Président du Conseil général
Service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève - 20/11/2008
L'Union des élus socialistes et républicains (UDESR) appelle les maires de Saône-et-Loire à ne pas appliquer la loi prévoyant un service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève. Cette loi est inapplicable. Elle constitue un non-sens, une charge et une responsabilité supplémentaire.
Après une série de tests, le gouvernement a institué par la loi du 20 août dernier « un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire » qui confie aux élus communaux la responsabilité d'organiser la garde des élèves par des personnels de leur choix à partir d'un seuil de 25 % de grévistes dans une école. L'ampleur du mouvement social qui touchera l'Éducation Nationale implique une impossibilité évidente d'appliquer les règles légales. Tant en matière pédagogique que de respect des règles les plus élémentaires de sécurité, aucune garantie sérieuse ne peut être donnée
Aujourd'hui, il est primordial de sauver le Service public de l'Éducation Nationale. Les suppressions de postes à venir sont un rude coup porté non seulement à notre système éducatif, mais, à travers lui, à l'idée que notre pays peut se faire de son avenir
Au breuil, commune de Philippe Baumel, la commune ne dispose pas des moyens humains nécessaires : seuls quatre agents non formés pourraient assurer cette garde, pour un effectif de 197 enfants. De plus, le gouvernement ne finançant pas la totalité du coût de la mise à disposition des personnels municipaux, il ne lui est pas possible financièrement de faire face à cette dépense imposée... Ce qui est valable au Breuil pourrait s'expliquer dans chaque commune.
PETITION NATIONALE SUR LE SITE WEB
http://www.pourleducation.fr/
Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (C.E.M.E.A.), Eclaireurs et Eclaireuses de France (E.E.D.F.), Fédération des Œuvres de Vacances de l’Education Nationale (F.O.E.V.E.N.), Fédération Nationale des FRANCAS, Jeunesse au Plein Air (J.P.A.), Ligue de l’Enseignement, Office Central de la Coopération à l’Ecole (O.C.C.E.),
Pupilles de l’Enseignement Public (P.E.P.)
Un jour de votre vie d’enfant, d’adolescent, de jeune, d’enseignant, de parent, de responsable associatif ou d’élu de collectivité, vous avez sans doute été concerné par une de ces associations, vous avez participé à l’une de leurs actions, vous avez apprécié ce qu’elles ont fait pour vous ou avec vous, …
AUJOURD’HUI
AGISSEZ POUR QUE D’AUTRES CONTINUENT A ETRE ACCOMPAGNES SUR LE CHEMIN DE LEUR VIE, ENTRE L’ECOLE ET LA FAMILLE !
AGISSEZ POUR QUE LES PRINCIPES REPUBLICAINS DU SERVICE PUBLIC D’EDUCATION
RESTENT DES REALITES RESPECTEES !
Aux partenaires et amis de l'école et de ses associations complémentaires en Saône et Loire - 07/11/2008
L'école et ses partenaires associatifs ont plus que jamais besoin du soutien que chacun pourra, à sa place et dans les formes qu'il appréciera, leur apporter contre une attaque de grande ampleur et sur tous les fronts !
Dans ce contexte particulièrement agité, les informations se croisent et se multiplient, pour ma part et au titre de la JPA, il m'a semblé utile de faire un point synthétique des ressources, démarches et actions communes, en cours ou à venir, auxquelles vous pouvez vous associer !
Un premier collectif de 24 organisations (syndicales et associatives) est mobilisé sous la bannière : "Un pays, une école, notre avenir"
Sur le site commun :
vous pouvez signer l'appel et télécharger un courrier à envoyer à votre député, à votre sénateur ....
Un second groupe (dit Groupe des 8) rassemble 8 associations complémentaires de l'école publique menacées par les mesures de restriction de leurs subventions et les suppressions de postes (Mis à disposition, détachés).
Leur mobilisation se décline au plan national, régional et départemental : courriers et rencontres avec les élus, conférences de presse etc...
Sur leur site commun :[url] http://www.pourleducation.org/[/url]
vous pouvez suivre cette mobilisation et désormais signer la pétition lancée :
http://www.pourleducation.org/index.php?option=com_joomlapetition&func=viewcategory&catid=1
Je vous rappelle enfin deux dates importantes :
> la grève du 20 novembre, avec pour notre département une manifestation à 15 heures à Chalon
> une journée des associations complémentaires de l'école dans le cadre du Salon de l'Education le 29 novembre Porte de Versailles (Un car est envisagé par l'Union régionale de la Ligue de l'Enseignement)
Daniel Saunier
Secrétaire Général
La JPA 71
L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous ! - 01/10/2008
Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !
Rassemblons-nous tous dans une grande manifestation nationale le dimanche 19 octobre à Paris.
Appel de 21 organisations
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Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL - Cé - CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FGPEP - FIDL - Les FRANCAS - FSU - GFEN - ICEM-pédagogie Freinet - JPA - La Ligue de l’Enseignement - SGEN-CFDT - SUD Education - UNEF - UNL - UNSA Education
Rentrée scolaire 2008 : La droite sacrifie l’Ecole ! - 02/09/2008
• suppressions drastiques des postes : Après 11000 suppressions de postes en 2008 ,
13 500 sont programmées pour 2009 (avec un total de 60 000 postes supprimés en 6 ans).
• suppression progressive de la carte scolaire créant inévitablement un phénomène de ghetto et d’inégalités entre les établissements
• abandon des programmes du primaire établis en 2002 suite à une vaste concertation et un large consensus.
• passage de 26 à 24 heures hebdomadaires pour le primaire sans aucune concertation. Sur 36 semaines annuelles d’enseignement, cela fait un total de 72 heures en moins, soit 3 semaines en moins par an et 15 semaines sur la scolarité du primaire.
• disparition programmée des IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) et donc de la formation professionnelle des enseignants
Aux côtés des parents d’élèves, des enseignants et de l’ensemble des membres de la communauté éducative, les socialistes réaffirment que l’Ecole, véritable investissement sur l’avenir, doit être une vraie priorité.
Pour que l’Ecole redevienne une priorité,les socialistes proposent :
• un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une programmation pluriannuelle des recrutements d’enseignants.
• une priorité d’affectation de moyens pédagogiques et de personnels dans les endroits prioritaires
• la mise en place d’une véritable aide individualisée pour tous les élèves sur le temps scolaire
La réforme de l’Ecole publique et laïque se fera, là où cela est nécessaire, dans la concertation, le dialogue et le respect de tous les partenaires de l’Ecole.
Mouvement lycéen: priorité à l'éducation Communiqué du MJS 71 - 25/04/2008
Depuis maintenant de nombreuses semaines, des dizaines de miliiers de lycéens manifestent dans toute la France contre les mauvais coups du gouvernement portés à l'Education Nationale. Les vacances scolaires ne sauront éteindre et passer sous silence les revendications légitimes de la communauté éducative.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Saône-et-Loire a toujours marqué son attachement au droit à l'éducation. Or aujourd'hui, nous refusons avec fermeté de voir l'école de la République devenir le parent pauvre de la France. Depuis 2002 et l'arrivée de l'UMP au pouvoir, ce sont près de 50 000 postes qui ont été supprimés dans l'Education Nationale, en vertu d'une logique purement comptable! A la rentrée prochaine, plus de 10 000 postes sont sur la sellette, plus de 70 en lycées rien qu'en Saône-et-Loire !
Naturellemnent, le MJS 71 dénonce cette politique. Toutes les mesures prises par le gouvernement, notamment avec la réforme du bac pro, participent d'un mouvement de régression que nous ne laisserons pas aboutir. La politique budgétaire se résume désormais à moins de postes d'enseignants et plus d'heures supplémentaires. Les chefs d'établissement peuvent à peine assurer les enseignements obligatoires. Les conditions de travail sont en nette détérioration. Le choix des langues se restreint, des options sont supprimées, notamment celles artistiques et toutes celles concourant au développement de l'esprit.
Une réforme globale de l'Education est possible mais la réforme ne peut pas se résumer à de simples suppressions et économies : elle doit aller dans le sens du progrès, condition indispensable de la réussite future de notre société. Elle ne peut que se faire dans la concertation avec l'ensemble des acteurs du monde éducatif, qui doivent être plus valorisés. Ceux-mêmes que le ministre de l'Education Nationale refuse aujourd'hui d'écouter. C'est dans ce sens que le MJS 71, en tant qu'organisation de jeunesse, apporte tout son soutien aux prochaines mobilisations et notamment à la journée d'actions prévue le 15 mai prochain à l'appel de l'ensemble de la communauté éducative, des lycéens, aux professeurs, aux parents d'élèves, et aux étudiants.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Saône-et-Loire
Le 24 avril 2008
Fermeture de classes : solidaires avec les communes, les enseignants, les parents et les élèves - 31/03/2008
Comité départemental de l’Education nationale :
Pour Arnaud Montebourg, Président du Conseil général de Saône-et-Loire, « une vision strictement comptable ne peut faire office de politique éducative »
Le Président du Conseil général Arnaud Montebourg a participé lundi 31 mars 2008 au Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN) qui étudie la préparation de la rentrée scolaire 2008.
Cette session du CDEN consacrée à l’enseignement du 1er degré (écoles maternelles et élémentaires) se caractérise par des propositions inacceptables avec une suppression de 35 postes pour une augmentation de 140 élèves sur le département.
Après avoir rencontré en marge du CDEN plusieurs délégations de parents et d’enseignants venus manifester leur inquiétude, après avoir pris l’attache des maires des communes touchées par les mesures de restriction, Arnaud Montebourg est intervenu en séance du CDEN.
Il a rappelé que ces mesures de l’Inspection académique devaient être replacées dans le cadre plus large de la mise en œuvre par le Gouvernement Fillon d’un plan massif de rigueur articulé autour du gel de crédits et de suppressions d’emplois publics.
Arnaud Montebourg a par ailleurs souligné auprès de l’Inspecteur d’Académie les nombreuses et préoccupantes divergences entre les services de l’Education nationale et les élus locaux sur le comptage des effectifs.
Il a noté que l’école maternelle était tout particulièrement touchée, notamment en raison du recul des possibilités de scolarisation à 2 ans qui constituent pourtant une avancée en termes pédagogiques.
Il a conclu en rappelant qu’une vision strictement comptable de la question de l’encadrement pédagogique ne pouvait faire office de politique éducative.
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