Pierre Martinerie innover, avancer Conseiller général de Mâcon Sud
Conseil général de Saône-et-Loire
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Textes, discours et interventions - 12/01/2007

Y a t’il vraiment une baisse du chômage ? - 07/10/2006

Le chiffre officiel du chômage reflète malheureusement une faible partie de la réalité. Les statistiques gouvernementales sont sciemment présentées pour valider l’action de l’équipe en place. Conformément à une norme internationale et européenne, on n’affiche que les chiffres de la catégorie 1, celle qui concerne les chômeurs à la recherche d’un emploi à temps plein et n’ayant pas travaillé dans le mois précédent (environ 2 500 000 chômeurs “ officiels ”). Cela permet de compter moins de 10 % de la population active, mais reste très en deçà des promesses de Villepin et compagnie.

Cela permet aussi de ne pas évaluer le sous-emploi, qui concerne les salariés à temps partiel désirant “ travailler plus pour gagner plus ” et les stagiaires parking. Cela évacue les préretraités, les dispensés de recherche d’emploi (prétendument trop âgés), les impotents de la recherche d’emploi - non lecteurs, non mobiles, exclus par l’origine ou la compétence, et à qui il ne reste malheureusement que le RMI. Ceux-là même que la droite souhaite pourchasser si ils refusent de s’insérer…Une droite qui pense même octroyer un bonus aux départements "bons élèves" de l'insertion. En donnant plus à ceux qui ont plus, en gratifiant la "politique sociale" des Hauts de Seine (un des départements les plus riches de France), on oubliera la Saône et Loire ou la Creuse...qui n'ont bien évidemment pas les mêmes moyens. Qu'en est-il de l'équité républicaine ?

À ce total, il faudrait ajouter les chômeurs en formation ou en maladie donc pas disponibles immédiatement (catégorie 4). Et une partie de la catégorie 5, où sont basculés les chômeurs en emploi aidé. Sans oublier les demandeurs d’emploi des DOM (plus de 150 000 pour la seule catégorie 1), exclus, de manière tout à fait arbitraire, des statistiques officielles chaque mois. On dépasse alors, comme l’établit l’hebdomadaire Marianne dans son baromètre mensuel les 4,5 millions de chômeurs.

Quatre éléments spécifiques pourraient expliquer la baisse officielle depuis dix mois.

1) Les mesures de traitement social du chômage.

Après avoir stigmatisé les emplois aidés décidés par la gauche, la droite a créé les siens : contrat d’avenir, contrat nouvelle embauche, contrat accompagnement à l’emploi, au total des dizaines de dispositifs différents sont possibles. Les Départements et les Régions sont entrés dans le processus avec par exemple les emplois-tremplins.

2) Les radiations arbitraires qui ont vu les chiffres du Rmi exploser dans chaque département. Pour faire passer la barre des 8000 bénéficiaires du Rmi en Saône et Loire cette année, par exemple.

3) La démographie, puisque la population active s'est accrue de seulement 100 000 personnes, avec dans le même temps de nombreux départs en retraite. C’est l’effet « Papy Boom » encore négligé dans nos prospectives.

3) L'amélioration de la situation économique depuis le second semestre 2005, qui a constitué une incitation à embaucher pour les chefs d'entreprise. Mais jamais le moral des Français n’a été aussi bas, et la consommation est en berne. Quel pouvoir d'achat en effet quand le coût de la vie a tant augmenté !

Si nous admettons cependant qu’il y a une véritable embellie, d’autres questions surgissent alors très vite : quel est le prix du travail ? Etre payé au Smic comme 55 % des salariés français suffit-il à survivre dans un monde cher pour le logement, le transport, l’énergie ? Et pour nous, hommes et femmes de gauche, quelle justice salariale quand jamais les écarts de revenus n’ont été aussi grands ? Quel équilibre entre travail et capital ?

Simplifiez, il en restera toujours quelque chose… - 06/10/2006

A défaut d’expliquer, d’argumenter et de débattre, l’opposition départementale de droite s’acharne à simplifier, déformer les actions de notre majorité et valoriser celles du gouvernement. J’en veux pour preuve la série d’articles parus au nom de l’opposition concernant la sectorisation des collèges à Chalon, les modifications des aides aux communes et les impôts départementaux. Il est après tout si facile d’accuser la gauche d’abandonner l’école, de baisser les aides aux petites communes ou d’augmenter considérablement la fiscalité.

Mais en politique, la simplification a ses limites et comme souvent la vérité est ailleurs. Les dotations consacrées aux communes rurales ont augmenté de plus d’un million d’euros et le dispositif « atout rentrée » permet à 9 600 familles aux revenus modestes de bénéficier d’une aide accrue à la scolarité. Quant au produit généré par les recettes fiscales, ils servent aussi à favoriser la création de plus de 600 petites entreprises dans le cadre du kit créateur repreneur, soient au moins autant d’emplois. A simplificateur, simplificateur et demi. On sait combien le pouvoir d’achat des français a été brimé face à l’augmentation de plus de 33% du prix du gaz, de 23% de celui de l’essence et de 5% des loyers, sans qu’aucune action ait été engagée afin d’en réduire la portée.

Qui porte de véritables orientations qui soulagent les familles dans leurs difficultés ? Les zélateurs de la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes et de l’allègement des droits de succession pour les plus riches ? Chacun l’aura compris, une démarche purement électoraliste menée par la droite départementale est en train de naître sous nos yeux pour travestir la politique conduite par les départements et les régions de gauche. La majorité départementale en est d’autant plus déterminée à respecter le contrat qui la lie avec les électeurs.

Y a t’il vraiment une baisse du chômage ? - 07/10/2006

Le chiffre officiel du chômage reflète malheureusement une faible partie de la réalité. Les statistiques gouvernementales sont sciemment présentées pour valider l’action de l’équipe en place. Conformément à une norme internationale et européenne, on n’affiche que les chiffres de la catégorie 1, celle qui concerne les chômeurs à la recherche d’un emploi à temps plein et n’ayant pas travaillé dans le mois précédent (environ 2 500 000 chômeurs “ officiels ”). Cela permet de compter moins de 10 % de la population active, mais reste très en deçà des promesses de Villepin et compagnie.

Cela permet aussi de ne pas évaluer le sous-emploi, qui concerne les salariés à temps partiel désirant “ travailler plus pour gagner plus ” et les stagiaires parking. Cela évacue les préretraités, les dispensés de recherche d’emploi (prétendument trop âgés), les impotents de la recherche d’emploi - non lecteurs, non mobiles, exclus par l’origine ou la compétence, et à qui il ne reste malheureusement que le RMI. Ceux-là même que la droite souhaite pourchasser si ils refusent de s’insérer…Une droite qui pense même octroyer un bonus aux départements "bons élèves" de l'insertion. En donnant plus à ceux qui ont plus, en gratifiant la "politique sociale" des Hauts de Seine (un des départements les plus riches de France), on oubliera la Saône et Loire ou la Creuse...qui n'ont bien évidemment pas les mêmes moyens. Qu'en est-il de l'équité républicaine ?

À ce total, il faudrait ajouter les chômeurs en formation ou en maladie donc pas disponibles immédiatement (catégorie 4). Et une partie de la catégorie 5, où sont basculés les chômeurs en emploi aidé. Sans oublier les demandeurs d’emploi des DOM (plus de 150 000 pour la seule catégorie 1), exclus, de manière tout à fait arbitraire, des statistiques officielles chaque mois. On dépasse alors, comme l’établit l’hebdomadaire Marianne dans son baromètre mensuel les 4,5 millions de chômeurs.

Quatre éléments spécifiques pourraient expliquer la baisse officielle depuis dix mois.

1) Les mesures de traitement social du chômage.

Après avoir stigmatisé les emplois aidés décidés par la gauche, la droite a créé les siens : contrat d’avenir, contrat nouvelle embauche, contrat accompagnement à l’emploi, au total des dizaines de dispositifs différents sont possibles. Les Départements et les Régions sont entrés dans le processus avec par exemple les emplois-tremplins.

2) Les radiations arbitraires qui ont vu les chiffres du Rmi exploser dans chaque département. Pour faire passer la barre des 8000 bénéficiaires du Rmi en Saône et Loire cette année, par exemple.

3) La démographie, puisque la population active s'est accrue de seulement 100 000 personnes, avec dans le même temps de nombreux départs en retraite. C’est l’effet « Papy Boom » encore négligé dans nos prospectives.

3) L'amélioration de la situation économique depuis le second semestre 2005, qui a constitué une incitation à embaucher pour les chefs d'entreprise. Mais jamais le moral des Français n’a été aussi bas, et la consommation est en berne. Quel pouvoir d'achat en effet quand le coût de la vie a tant augmenté !

Si nous admettons cependant qu’il y a une véritable embellie, d’autres questions surgissent alors très vite : quel est le prix du travail ? Etre payé au Smic comme 55 % des salariés français suffit-il à survivre dans un monde cher pour le logement, le transport, l’énergie ? Et pour nous, hommes et femmes de gauche, quelle justice salariale quand jamais les écarts de revenus n’ont été aussi grands ? Quel équilibre entre travail et capital ?

Logement social: un outil de cohésion sociale et un enjeu environnemental - 25/10/2006

70% des français sont éligibles au logement social et les organismes en charge de la gestion des offices enregistrent nationalement près de 1,3 millions de demandes. Si cet habitat est si recherché par nos concitoyens ayant des revenus modestes ou moyens, c’est d’abord parce que le budget logement des ménages est devenu un souci majeur pour une grande part d’ entre eux. Quant la hausse des coûts du logement et des énergies atteint des proportions aussi inquiétantes ( respectivement + 6 % et 20 % en moyenne sur les douze derniers mois), les collectivités ont une lourde responsabilité pour maintenir sur chaque territoire une cohésion sociale, dont le logement demeure un des fondements. Le Conseil général de Saône et Loire, soucieux de préserver un outil d’aménagement et d’équilibre du département, s’est engagé fortement depuis 2004 dans tous les programmes visant la construction de logements sociaux, mais aussi l’amélioration de la situation des locataires. Entre la dotation pour l’O.P.A.C. de Saône et Loire, le soutien aux chantiers de rénovation des quartiers conduits par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (A.N.R.U.) sur huit sites du département et l’aide au logement des personnes en difficultés, sa contribution le place au centre des opérateurs publics. Une place d’ailleurs renforcée par la nouvelle responsabilité du Plan Départemental du Logement que lui attribue la nouvelle loi «Engagement National pour le Logement ». Mais pour la majorité départementale, il ne s’agit pas uniquement de construire vite, il est aussi nécessaire de repenser l’habitat comme un outil au service du développement durable : la maîtrise de l’énergie, le respect du cadre de vie, et la recherche de la qualité doivent aussi être au rendez-vous pour tous. Autant de priorités qui donnent la dimension des enjeux de solidarité que nous avons pour ambition de relever.

Court propos sur le développement durable - 10/04/2007

Le développement durable n’est pas un effet de mode, ni même un gadget de tribune pour des hommes et des femmes politiques en mal de projet. Il touche tous les aspects de notre vie du plus insignifiant comme ouvrir le robinet au plus large comme les équilibres économiques planétaires. Nous pourrions faire l’autruche et attendre l’inéluctable, nous choisissons au contraire de nous saisir de ce nouvel enjeu comme d’un moteur pour l’action, d’un engagement pour l’avenir, et même d’une chance. Ségolène Royal nous ouvre ce nouvel espace de recherche et d’expérimentation, de nouveaux équilibres à rechercher et d’innovation en prétendant à l’excellence environnementale. C’est une ambition nouvelle pour la France et l’Europe, une responsabilité du monde industrialisé et un formidable défi à relever. C’est l’essence d’un nouvel internationalisme solidaire et équitable, la garantie d’un ordre mondial juste. C’est pourquoi je soutiens de toutes mes forces le projet socialiste derrière Ségolène Royal

Mes voeux pour 2007 - 15/01/2007

2007, une année d’espoir.

En cette période particulière des voeux, je souhaite que la France aborde cette nouvelle année avec espérance et optimisme. Le débat démocratique qui s’engage au niveau national est le bienvenu. J’invite chacun en cette période électorale à faire entendre sa voix, à formuler ses aspirations et faire connaître sa situation. La politique prend en effet un nouvel élan, en souhaitant être au plus près des femmes et des hommes de notre pays. Il y a là une chance à saisir, un nouveau contrat qui s’engage.

Nul doute que des choix de société profondément différents naîtront de la prochaine élection présidentielle. Je formule quand à moi le vœu de voir la France renouer avec le progrès social, la fraternité et le respect de chacun qui sont les bases profondes de notre République. Cela passe par des victoires indispensables pour l’égalité éducative, le droit au travail pour tous, la lutte contre la vie chère, et par un développement compatible avec l’urgence environnementale, que seul un changement politique majeur rendra possible.

En Saône et Loire, le Conseil général travaille chaque jour pour rendre notre territoire plus solidaire, plus dynamique et mieux armé face à la complexité du monde économique. Nous avons ainsi à lutter pour l’emploi des salariés victimes des récents plans sociaux, à faciliter la scolarité des collégiens et à protéger les plus faibles. En Mâconnais-Val de Saône aussi, nous aurons à imaginer ensemble des outils d’intervention qui combinent le progrès économique, l’urgence sociale et l’exigence environnementale.

Conseiller général de Mâcon Sud, je souhaite rester proche de vous, au service d’un développement harmonieux pour tous de l’ensemble de notre bassin de vie. C’est un défi immense mais une tâche passionnante, et j’essaie d’être digne de votre confiance. Je formule pour vous et ceux qui vous sont chers mes voeux les plus chaleureux de santé, de réussite et de bonheur pour cette année 2007 pleine de promesses.

Culture : pour tous et partout. - 30/10/2006

Le développement et l’attractivité d’un département se mesure également par la vitalité de son tissu culturel. Notre collectivité utilise de nombreux outils pour favoriser toutes les formes d’expression culturelle, pour être au plus près des lieux de vie, en milieu urbain ou dans les territoires ruraux. Pour tenir compte de la diversité des publics, nous soutenons aussi bien le spectacle vivant, que la publication littéraire ou l’art contemporain. Nous sommes des partenaires fiables des structures qui diffusent des spectacles, en signant des conventions de financement sur plusieurs années avec les principales scènes du département. Mais nous sommes aussi impliqués directement dans l’offre culturelle à destination de tous les publics, par exemple avec les Euro J+ pour les collégiens et le soutien apporté aux projets culturels dans les établissements. Nous préservons et consolidons le rôle éducatif primordial de la lecture publique en renforçant la mission de la bibliothèque départementale de prêt. Notre ambition est aussi de rapprocher la production artistique du plus grand nombre d’habitants. C’est le rôle de la saison culturelle départementale. Comme dans tous les domaines, nous travaillons à l’égalité des chances et nous voulons permettre à tous d’accéder à la culture. A l’heure où elle est devenue un produit aux mains du tout-puissant marché mondial, nous renforçons à notre échelle le principe de l’action publique dans la diffusion et la création culturelle. Nous offrons ainsi aux habitants de Saône et Loire des espaces de découverte, de convivialité et de rencontre, qui à leur façon sont de puissants vecteurs de lutte contre l’isolement et contre toute forme d’exclusion.

2007, la drôle de guerre - 02/10/2006

2007 sera une année tout-à-fait particulière pour le département. D’abord parce que de grands rendez-vous électoraux nous attendent. Une période très puissamment orientée sur les scrutins législatif et présidentiel. Il nous sera donc difficile de mettre en valeur notre politique et de faire connaître nos initiatives et nos réussites dans un tel contexte. Pourtant de nombreux dossiers montent en puissance : nos décisions en faveur l’éducation et des collèges, le plein exercice de nos nombreuses réformes, de l’insertion à l’agriculture, nos projets de constructions, nos nombreux schémas d’action dans tous les domaines, du tourisme à la culture en passant par le sport, sans oublier la démarche agenda 21.

La Droite fidèle à son habitude, s’acharnera bien sûr à simplifier les discours, à rabaisser le niveau du débat. Elle évoquera bien sûr ses vieilles antiennes de la gabegie socialiste et de l’assistanat. Elle aura tôt fait de ressasser ses grands thèmes de guérilla comme les aides aux communes, la carte scolaire à Chalon ou la gratuité. Lorsqu’on voit ce qu’elle a pu faire du projet de Maison de Retraite de Mervans (voir édito Saône-et-Loire magazine de Septembre), on ne doute pas de sa capacité à tout dire, jusqu’au plus scandaleux. C’est une facilité qui ne l’honore pas, mais on a le sentiment qu’en l’occurence, tous les coups sont permis. Attendons ainsi de pied ferme les futurs éditoriaux sur les déchets, les routes nationales et l’insertion, qui viendront bien un jour sur la tapis, avec leur cortège de mensonges et de simplification. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.

Rappelons aussi que la décentralisation va prendre désormais toute son ampleur dans nos fonctionnements, nos structures et bien évidemment nos charges . 2007 sera à cet égard, une année charnière : accueil des personnels TOS et de la DDE, transfert complet des routes nationales, au moment où les dispositifs APA et RMI sont en pleine croissance. Trahison autour du dispositif des contrats d’avenir, et nouvelles charges prévisibles dans les domaines de la prévention de la délinquance viendront encore aggraver le tableau. Ce que nous prédisions depuis 2004 est en voie d’accomplissement, dans toute sa dimension, réduisant d’autant notre capacité à faire valoir notre identité, tout comme nos amis des Régions. L’Etat brade ses compétences et transfert l’impopularité des charges sur nos collectivités. Un bon calcul électoral ?

Nous savons désormais qu’on ne fait pas campagne sur un bilan. Mais marge de manoeuvre réduite et contexte politique spécial nous imposent d’autant plus de défendre bec et ongles nos actions au quotidien pour les habitants de Saône et Loire et la longue liste de nos réalisations. Parce qu’à l’inverse, tout ce que nous réussissons peut faire gagner la Gauche en 2007, et les candidats de notre équipe.






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