Un Agenda 21 au Conseil Général, pourquoi ? - 31/05/2005
Selon l’IFEN, l’ Institut Français de l’Environnement, la température moyenne annuelle du globe a augmenté ces 25 dernières années de l'ordre de 1,7° par siècle. Dans les simulations de Météo France, les températures constatées lors de la canicule de l'été 2003 pourraient devenir habituelles à partir de 2050, si rien n’est fait contre l’effet de serre. Si il faut quelques décennies pour hausser la température du globe, il faut quelques siècles pour la stabiliser, et en ce qui concerne le niveau général des eaux, quelques millénaires pour le réguler. On sait maintenant que la fonte des glaces haussera le niveau général des océans qui recouvriront des terres aujourd’hui habitées et provoqueront des phénomènes climatiques extrêmes. Par exemple, le détournement du Golf Stream aurait des conséquences climatiques désastreuses sur tout le Nord de l'Europe. Alors que un milliard et cent millions d’individus n’ont pas accès à l’eau, notre eau potable, qui ne représente que 0,3 % de la quantité possible, contient déjà des pesticides, des métaux lourds, des traces d’antibiotiques, dont on ignore encore les effets sur la santé, mais dont on est certain qu'ils créent des transformations hormonales pour certaines espèces.
Nous assistons donc tout bonnement à un développement anarchique et destructeur des richesses de notre environnement, de notre santé et de notre bien être. La mondialisation économique nous a appris que le monde économique était tout petit. Nous apprenons désormais à considérer qu'il en est de même du monde écologique naturel. D'où l'idée de construire un développement plus respectueux des ressources, plus équilibré dans ses consommations et plus global dans ses approches : le développement durable, soutenable est né. Les dysfonctionnements économiques, écologiques et sociaux se jouent au cœur des territoires, quelles que soient leur nature et leur échelle. Le département assume des missions s'inscrivant directement dans une perspective de développement durable : action sociale, traitement des déchets, assainissement, développement des infrastructures départementales et des transports scolaires, inventaire et protection des espaces naturels sensibles, achat de véhicules propres... Par ailleurs, la collectivité territoriale consomme, produit sur le territoire et génère des nuisances. Nous avons donc le devoir de penser et de définir le rôle que nous entendons jouer pour les générations présentes et futures. Outre ce pouvoir d'action, la collectivité territoriale joue, au plus proche de la population et des acteurs du territoire, un rôle essentiel, avec les associations, dans la sensibilisation et la mobilisation du public pour développer une dynamique collective en faveur d'un développement durable.
Dès son arrivée, la majorité départementale, sous l’impulsion de Christophe Sirugue, a mis en place les fondations d’une autre politique. Nous avons mis en œuvre une série de mesures concrètes et convergentes, en intégrant les principes fondateurs du développement durable, non seulement dans nos pratiques et méthodes de travail mais aussi dans nos règlements d’intervention : parlons de l'amélioration du Fonds Départemental de Maîtrise des Déchets, du Fonds Départemental de Maîtrise de l'Energie, sur la méthode, parlons des groupes de travail, de réflexion et de concertation. Il n'y a pas de grand soir dans ce débat. Le développement durable, c’est travailler à petits pas sur le réel, le concret pour transformer nos modes de vie, une utopie concrète en quelque sorte. Dans cet espace de recherche et d’expérimentation, de nouveaux équilibres à rechercher et d’innovation, le Conseil général a bien évidemment tout son rôle à jouer, et la démarche agenda 21 dont nous allons voter le démarrage officiel est l’un des piliers de notre projet. Le 27 avril, les députés Jean-Pierre Dufau et Emile Blessig ont présenté à l’Assemblée nationale un rapport d’information sur les instruments de la politique du développement durable. Dressant un bilan très mitigé de la stratégie nationale de développement durable française, les députés soulignent «son manque d'envergure, le caractère évasif de son organisation, la faiblesse des moyens qui y sont consacrés, voire les incohérences du dispositif.» Les auteurs du rapport suggèrent d'ailleurs que l’Etat mette en place des processus de labellisation ou de certification de l'action des collectivités. Je crois que l'agenda 21, et ses mesures clairement définies peut parfaitement participer de cette labellisation, de cette certification.
Qu'est-ce au juste que cet agenda 21 ? C’est un projet stratégique pour le 21ème siècle pour un territoire. C'est pour cela qu'il ne s'appelle pas agenda 71. Un Agenda 21 est une démarche participative, qui vise à élaborer et faire vivre un programme d'actions en faveur du développement durable, et c'est le programme d'actions, lui-même, dans 21 domaines, périodiquement mis à jour : équitable et solidaire, respectueux de l'environnement, économiquement efficace.
Quelle est la feuille de route ? L'engagement dans cette démarche relève d'une volonté politique forte. Notre délibération officialise aujourd'hui l'engagement de la collectivité à élaborer un Agenda 21. Dans le même temps, le département s'organise en interne pour mener des actions intégrées. La réflexion dans les services a d'ailleurs commencé dès l'annonce dans les forums 71 de la conduite de l'agenda 21. Les groupes de travail vont commencer à se réunir et à établir un diagnostic de notre action au regard des enjeux du développement durable. Si tout se passe bien, nous serons en mesure de proposer des mesures globales au budget 2006.
Pendant ce temps, nous n'allons pas en rester là, en ce qui concerne l'information, la pédagogie et l'éducation à l'environnement. Par l'intermédiaire des outils qui sont les nôtres, nous continuerons à communiquer l'avancée de nos travaux. A ce titre l'exposition organisée pour la Semaine du développement durable fut un premier pas réussi d’information, de savoirs répandus et transmis, qui précède tout autre travail, simplement parce que dans le domaine du développement durable, connaissance et actions sont indissociables.
J'invite chacun à nous rejoindre dans ce projet, car nous y avons tous une place. Un geste infime a des conséquences inouïes. Savez-vous que le temps que je lise cette phrase, 500 bouteilles plastiques sont jetées à la poubelle, et quatre milliards de bouteilles par an. Un robinet qui fuit gaspille en moyenne un litre à l'heure, neuf mille litres par an. Chaque année, un véhicule produit trois fois son poids en polluants divers. Il y a sept cent millions de véhicules dans le monde. Faites le calcul. Grâce à l'agenda 21, le Conseil général du Nord a économisé 250 000 euros de fonctionnement sur deux ans, le Conseil général de l'Hérault a divisé par deux sa consommation de papier. Rien là que du concret. Vivre ensemble, sur cette planète, exige de nous tous un effort sans précédent d'intelligence et d'inventivité, mais aussi de solidarité et de démocratie. C'est ce formidable défi que nous vous invitons à relever ensemble, pour les générations futures et l'avenir du monde, sans toutefois retourner à l'âge de Pierre ;-)
Semaine du Développement Durable au Conseil Général - 30/05/2005
Discours prononcé à l'occasion de l'inauguration de l’exposition Semaine du Développement Durable au Conseil Général
Sans vouloir prendre le rôle du prophète de malheur agitant ses grelots et annonçant la fin du monde, je dirais que la question du développement durable est la question même de la survie de l’espèce humaine. Comment imaginer en effet un développement harmonieux de l’humanité sur tous les continents, une progression de notre population jusqu’à neuf milliards d’individus à l’horizon 2050, sans prendre en compte la raréfaction programmée des énergies fossiles, la montée inexorable de la température liées aux véhicules de plus en plus nombreux, la production de plus en plus grande de déchets et la destruction inéluctable de pans entiers de notre espace de vie pour une urbanisation et des infrastructures suffisantes.
Ce développement exponentiel, que les esprits éclairés des siècles passés ont rêvé éternel, nous savons aujourd’hui que nous aurons à infléchir sa direction, que le temps qu’il nous reste pour reconsidérer nos modes de vie et de consommation sont comptés. Selon l’IFEN, l’ Institut Français de l’Environnement, la température moyenne annuelle du globe a augmenté ces 25 dernières années de l'ordre de 1,7° par siècle. Dans les simulations de Météo France, les températures constatées lors de la canicule de l'été 2003 pourraient devenir habituelles à partir de 2050, si rien n’est fait contre l’effet de serre. Une étude récente du Laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble montre que la moitié des espèces végétales est menacée de disparition face à ces changements climatiques dans les trente prochaines années. Il s’agit notamment des espèces adaptées au froid dont l’habitat naturel risque de disparaître à terme à cause du réchauffement de l’atmosphère. La fonte des glaces hausserait le niveau général des océans qui recouvriraient des terres aujourd’hui habitées et provoqueraient des phénomènes climatiques extrêmes. Alors que un milliard et cent millions d’individus n’ont pas accès à l’eau potable, notre eau contient des pesticides, des métaux lourds, des traces d’antibiotiques, dont on ignore encore les effets sur la santé, tout en déplorant l’augmentation préoccupante des cancers. Nous assistons tout bonnement à un développement anarchique et destructeur des richesses de notre environnement, de notre santé et de notre bien être.
Mais je voudrais pas rester dans ce rôle de prophète de malheur et ajouter à la sinistrose ambiante. Il fut un temps antique, où l’on exécutait le messager porteur de la mauvaise nouvelle, de la bataille perdue. Croyez-moi, je ne souhaite pas jouer ce rôle aujourd’hui, même si je ne doute pas que vous soyez rompus à de plus sages procédés. Quoi que ! Le développement durable n’est pas, on l’aura compris, un effet de mode, ni même un effet de tribune pour des hommes et des femmes politiques en mal de projet. Il touche tous les aspects de notre vie du plus insignifiant comme ouvrir le robinet au plus large comme les équilibres économiques planétaires. C’est donc un défi à relever. Nous pourrions faire l’autruche et attendre l’inéluctable, nous avons au contraire choisi de nous saisir de ce nouvel enjeu comme d’un moteur, d’un engagement pour l’avenir, pas encore d’une chance mais qui sait ? En effet, le concept de développement durable rend intelligent, dans la mesure où il nous permet de comprendre et d’intervenir sur la complexité de notre monde.
Et comme nous ne souhaitons pas prêcher dans le désert, nous sommes heureux de vous accueillir ici, pour cette semaine du développement durable, qui marque un point de départ de notre travail en profondeur. Vous trouverez donc des informations abondantes dans l’exposition très complète exposée ici, qui recouvre tous les aspects que je viens d’évoquer et plus encore. Cette exposition, aux objectifs pédagogiques évidents, est remarquable de précision. Je remercie d’ailleurs l’ensemble des personnes qui l’ont rendue possible. Et notamment le service environnement du Conseil général, qui allie militantisme et compétence dans ce domaine comme dans d’autres. Je pense qu’elle est un premier pas réussi d’information, de savoirs répandus et transmis, qui précède tout autre travail, simplement parce que dans le domaine du développement durable, connaissance et actions sont indissociables.
Le développement durable, c’est aussi et surtout travailler sur le réel, le concret pour transformer nos modes de vie, une utopie concrète en quelque sorte. Et dès son arrivée, la majorité départementale, sous l’impulsion de Christophe Sirugue, a mis en place les fondations d’une autre politique. Ainsi nous avons déjà mis en œuvre une série de mesures concrètes et convergentes, en intégrant les principes fondateurs du développement durable, non seulement dans nos pratiques et méthodes de travail mais aussi dans nos règlements d’intervention. Deux exemples pour illustrer mon propos : la mise en place de groupes de travail en concertation avec tous les acteurs concernés dans le cadre de la réforme des aides à l’agriculture. Des temps d’échanges et de diagnostics riches et complets, où chacun a pu apporter son point de vue et ses préconisations. Voilà pour les principes et la méthode, car un développement harmonieux ne se décrète pas, il se construit. Et dans le registre du règlement départemental, un ambitieux programme de soutien aux énergies renouvelables en partenariat avec l’ Agence de Développement et de Maîtrise de l’Energie et le Conseil Régional, qui offre un soutien conséquent à l’équipement des particuliers, des collectivités ou des entreprises dans les domaines complémentaires du bois-énergie et du solaire thermique.
Mesdames, messieurs,
Dans cet espace de recherche et d’expérimentation, de nouveaux équilibres à rechercher et d’innovation, le Conseil général à bien évidemment tout son rôle à jouer, et la démarche agenda 21 dont nous aurons le plaisir de présenter les grandes lignes très bientôt sera l’un des piliers de notre projet. Notre réflexion et notre action départementales seront ainsi portées par la mise en place de cet Agenda, qui nous permettra de développer de nouveaux modes de développement et de fonctionnement. A l’intérieur du Conseil général bien sûr, mais aussi partout dans le département. Il y a là une dynamique vitale de transformation, de créativité et d’invention, qu’il convient d’ouvrir à tous sur notre territoire : élus, partenaires publics et privés, particuliers et professionnels, monde associatif, de tous horizons et de toutes tendances politiques. Notre succès dans cette entreprise ambitieuse se jugera à l'aune des résultats que nous obtiendrons en matière de développement économique viable à long terme, d’animation d’un territoire solidaire, de protection de l'environnement et de gestion des ressources naturelles. Cela sera rendu possible par plus de démocratie et une plus large participation citoyenne à l'élaboration des choix collectifs, le partage d’une ambition commune pour faire de la Saône et Loire un territoire exemplaire.
Adhésion au Comité 21 - 16/02/2006
Le développement durable, tel qu’il est défini à Rio en 1992 est un objectif que les lois de décentralisation ont renforcé au sein du Conseil Général : le département est le pilier de l’action sociale, il est garant de nombre de questions environnementales, et un acteur économique important de son territoire. NOtre institution, parce qu’elle a en charge nombre de dossiers touchant à l’habitat, l’eau potable et l’assainissement, la protection des sites naturels, la gestion des déchets, la politique d’aménagement foncier, les routes départementales et nationales, … dispose déjà d’une palette d’outils pertinents et suffisants pour une action d’envergure clairement identifiable. Nous avons les compétences, nous avons les services, nous avons les moyens, comment faire pour que la politique de développement du département soit : identifiable, innovatrice et incitatrice, créative et durable ?
Parce que les questions de développement reposent sur chacune de nos actions -mode de vie, de consommation, de transports,...- , que les problèmes rencontrés découlent bien souvent de la seule intervention humaine, que les conséquences sur notre cadre de vie sont trop systématiquement endurées par la collectivité, il y a va de notre responsabilité collective d’élus, si nous voulons inverser la tendance, de former et d’informer le citoyen sur ces nouveaux enjeux, et d’accompagner tout dispositif contribuant à améliorer la situation du territoire pour les trois piliers du développement durable. Préparer l’avenir c’est rendre cette question parfaitement transversale. L’objectif à moyen terme est de fonder un nouveau rapport au développement durable en réservant une place transversale à l’articulation des trois piliers dans chacun de nos services. Ce travail à l’interne, dans les services du Conseil Général, pourrait permettre de cultiver nos savoirs et nos savoir-faire sur ces questions et dégager de nos efforts une certaine exemplarité.
La difficulté à laquelle nous avons tous été confrontés réside d’abord dans la méthode à utiliser. Il s’agit ni plus ni moins de définir une nouvelle politique à partir d’un ensemble de dispositifs déjà établis, fonctionnant pour la plupart depuis longtemps et sur un mode contractuel, sans renier les contrats passés entre le département et ses partenaires. C’est tout l’intérêt d’une démarche de type « agenda 21 », qui une fois conduite et avec l’expérience acquise nous offrirait une certaine expertise, des compétences et des motivations supplémentaires à la création de projets plus larges et construits avec différents partenaires, autour des problématiques environnementales, sociales mais aussi économiques, industrielles, touristiques, etc… Et au-delà d’un simple audit d’institution ou d’une refonte du fonctionnement du Conseil Général, c’est bien une démarche participative qui peut garantir l’adhésion des personnels qui doit être mise en œuvre.
La conduite de notre agenda 21 poursuit donc quatre objectifs :
-Faire du Conseil général 71 un lieu exemplaire aux yeux des citoyens, des élus et du monde associatif, mais aussi de nos partenaires, de prise en compte des enjeux du développement durable,.
-Impliquer tous les acteurs du développement durable et favoriser la création d’initiatives sur l’ensemble du territoire.
-Informer et former nos personnels aux problématiques du développement durable, pour agir plus régulièrement, plus sûrement et plus volontairement avec ses partenaires privilégiés que sont les élus locaux.
- Enclencher une véritable politique participative, à l’interne et à l’externe, où l’élu et le citoyen ont toute leur place.
Pour appuyer notre réflexion et soutenir nos premiers pas, l’adhésion au Comité 21, parce qu’il regroupe les expériences, les innovations et les outils de la mise en oeuvre de cette démarche que nous souhaitons conduire en Saône et Loire, nous est apparu comme une évidence. L’aspect complémentaire des interventions, des débats et des colloques qui sont organisés partout en France nous a paru également très important. Les acquis issus de ces confrontations d’expériences à Montpellier ou à Bordeaux ont d’ailleurs nourri nos premières réflexions. La formation, le contact avec les décideurs et les partenaires institutionnels, la mutualisation des ressources et la confrontation des réalisations paraissent essentielles dans ce cheminement progressif des méthodes et des outils de travail.
Qui dit mutualisation dit aussi réciprocité et le Département de Saône et Loire s’engage lui aussi à partager ses savoirs et savoirs-faire. Plus globalement, nous nous engageons à respecter les engagements de la Charte du 5 novembre 2003. L’objectif étant que nous réussissions, ensemble, à notre échelle et à la mesure de nos capacités, à fonder un véritable développement durable de notre pays, dans l’intérêt des générations futures.
Le Conseil général pour un développement durable de la Saône-et-Loire… - 15/05/2005
Un nouveau défi se présente à l’espèce humaine. Comment imaginer en effet un développement harmonieux de l’humanité sur tous les continents, une progression de notre population jusqu’à neuf milliards d’individus à l’horizon 2050, sans prendre en compte la raréfaction certaine des énergies fossiles, la montée de la température liée à l’effet de serre, la production de plus en plus grande de déchets sans oublier les espaces de vie réservés aux routes et aux logements qui seront nécessaires. Le développement durable, c’est travailler pour transformer nos modes de vie et permettre à nos enfants et petits-enfants de pouvoir eux-mêmes vivre dans de bonnes conditions.
Dès son arrivée, la majorité départementale, sous l’impulsion de Christophe Sirugue, a mis en œuvre une série de mesures concrètes et convergentes. Parce qu’un développement harmonieux ne se décrète pas, mais qu’il se construit, nous avons mis en place de nombreux groupes de travail en concertation avec tous les acteurs concernés par exemple pour le plan départemental d’insertion, pour la réforme des aides à l’agriculture… Des temps d’échanges et de diagnostics riches et complets, où chacun a pu apporter son point de vue et ses préconisations. Nous avons aussi lancé un ambitieux programme de soutien aux énergies renouvelables en partenariat avec l’ Agence de Développement et de Maîtrise de l’Energie et le Conseil Régional, pour apporter un soutien financier à l’équipement des particuliers, et des collectivités dans les domaines complémentaires du chauffage au bois et du chauffe-eau solaire.
Dans cet espace de recherche et d’innovation, le Conseil général à tout son rôle à jouer, et la démarche agenda 21 que nous avons eu le plaisir de voter lors de l’Assemblée départementale de juin 2005 sera l’un des piliers de notre projet. Notre territoire possède la volonté politique, des citoyennes et des citoyens avertis, un solide réseau de professionnels et d’associations militants, des espaces naturels remarquables et une qualité de vie inégalée… Nous partageons tous l’ ambition de faire de la Saône et Loire un lieu d’innovation et d'équilibre exemplaire dont les meilleurs ambassadeurs sont nos trésors naturels.
Ce que ne sera pas l'Agenda 21 départemental - 15/12/2005
Rapport N° 310 « Agenda 21 départemental »
Exposé de Pierre Martinerie, Vice-Président chargé de l’environnement.
Session des 14,15 et 16 décembre 2006, budget 2006
Une fois n’est pas coutume et pour prendre le contrepied d’éventuels rabat-joie, je vais essayer de vous décrire l’action du département en vous disant ce que ne sera pas l’agenda 21 du département !
L’agenda 21 ne sera pas :
- un discours sur le développement durable. Nous passerons de l’éthique préalable qui nous a tous fait prendre conscience de l’urgence de l’action, comme le réchauffement de la planète, la fin annoncée des ressources fossiles, ou les menaces sur les espaces naturels, nous passerons donc de l’éthique préalable qui nous invite à modifier nos modes de vie au réalisme de l’action. Dans ce domaine, même pétris des meilleures intentions, nous devons définir clairement ce que nous faisons, le programmer et l’évaluer, c’est le sens de l’agenda 21.
Donc L’agenda 21 ne sera pas non plus :
- une usine à gaz mais bien des actions et des projets simples et concrets pour l’ensemble du territoire. A l’image de ce qui est proposé dans les directions de travail 2006 qui figrent dans le budget. Il s’agit pour nous de passer du qualifiable au quantifiable, nous serons plus suivis si nous prouvons l’utilité de la démarche au plan local, au plan planétaire. C’est l’idée des petites rivières....Rien d’ésotérique, un idéal traduit dans des faits mesurables : combien d’emplois créés oui préservés sur le territoire, combien de personnes insérées dans des dynamiques locales, combien de tonnes de CO2 économisées, combien de tonnes de déchets réduits à la source, combien de mégawatts économisés,... Une démarche pragmatique si l’en est.
D’autre part, l’agenda 21 ne sera pas :
- un projet isolé mais bien une dynamique de territoire : passer de l’émiettement des actions à la mise en cohérence des différentes opérations du département, en gros lier entre elles des actions qui ne le sont pas encore. Exemple : faciliter la création de chaufferies bois auprès des élus, c’est participer à la création ou à la consolidation d’une filière d’emplois autour du bois, jusqu’à la seconde transformation, la distribution et l’insertion de personnes en difficulté, tout en consolidant les emplois locaux : artisans, installateurs, forestiers... Les trois entrées du dd sont présentes avec la dimension économique et la dimension sociale, et bien sûr la dimension environnementale. Il s’agira de créer des actions construites sur ces trois piliers. Une démarche transversale
L’agenda 21 ne sera pas non plus :
- une action irréaliste mais un point de vue pragmatique qui saura lier besoins du département, principes de réalité et projet plus universel : pour preuve la démarche « véhicules ». Un certain bon sens au service de la crédibilté de nos actions. Commencer par une expérimentation, évaluer, étendre les principes. Une démarche progressive.
L’agenda 21 ne sera pas :
- une action autoritaire mais des propositions concertées avec les acteurs, les habitants et les élus, où on souhaite voir le département en accompagnement, en incitation et en soutien des initiatives locales. le DD ne se décrète pas, il n’y a pas de grand soir du DD. Une démarche participative.
L’agenda 21 ne sera pas :
- un projet ponctuel mais bien un engagement pour l’avenir, en progressant lentement mais sûrement, avec des résultats quantifiables à la clé et des points d’étape constants. Nous nous inscrivons dans le temps et dans l’espace : un temps de développement du territoire, un espace d’échanges et de mutualisation des pratiques, ce qui fonctionne ici peut être encouragée ailleurs, chaque expérience contribuant à la progression commune. Une démarche de long terme.
J’ai espoir que fort de ces principes, nous réussissions à contribuer à notre échelle et à la mesure de nos capacités, au développement durable de notre département, dans l’intérêt des générations futures.
Agenda 21 : la démarche - 07/06/2005
Dossier Agenda 21 au Conseil Général de Saône et Loire
La mondialisation économique nous a appris que le monde économique était tout petit. Nous apprenons désormais à considérer qu'il en est de même du monde écologique naturel. D'où l'idée de construire un développement plus respectueux des ressources, plus équilibré dans ses consommations et plus global dans ses approches : le développement durable, soutenable est né.
Les dysfonctionnements économiques, écologiques et sociaux se jouent au cœur des territoires, quelles que soient leur nature et leur échelle. Le département assume des missions s'inscrivant directement dans une perspective de développement durable : action sociale, traitement des déchets, assainissement, développement des infrastructures départementales et des transports scolaires, inventaire et protection des espaces naturels sensibles, achat de véhicules propres...
Par ailleurs, la collectivité territoriale consomme, produit sur le territoire et génère des nuisances. Nous avons donc le devoir de penser et de définir le rôle que nous entendons jouer pour les générations présentes et futures. Outre ce pouvoir d'action, la collectivité territoriale joue, au plus proche de la population et des acteurs du territoire, un rôle essentiel, avec les associations, dans la sensibilisation et la mobilisation du public pour développer une dynamique collective en faveur d'un développement durable.
Qu'est-ce au juste que cet agenda 21 ? C’est un projet stratégique pour le 21ème siècle pour un territoire. C'est pour cela qu'il ne s'appelle pas agenda 71. Un Agenda 21 est une démarche participative, qui vise à élaborer et faire vivre un programme d'actions en faveur du développement durable, et c'est le programme d'actions, lui-même, dans 21 domaines, périodiquement mis à jour : équitable et solidaire, respectueux de l'environnement, économiquement efficace.
La démarche « Agenda 21 » permet en effet de répondre à de multiples attentes :
Elle permet de coordonner l'ensemble des politiques menées sur le département dans une logique de développement durable, c'est-à-dire de "transversalité", de souci du long terme et d'analyse des interdépendances entre les projets locaux.
Elle permet de sensibiliser et d'associer toutes les parties prenantes du développement local grâce à un processus de concertation approfondi, et répond en cela à une demande sociale et citoyenne croissante. La démarche favorise le lien social et le sentiment d'appartenance au territoire.
Elle permet de développer une culture et des compétences en matière de prospective territoriale, en réunissant des acteurs aux sensibilités différentes autour d'une vision commune d'un futur souhaitable pour le territoire.
Elle permet de mobiliser les énergies au sein des services du département, d'enrichir les missions de certains agents, de repenser les modes d'actions dans une perspective d'amélioration des services publics locaux.
Elle permet à terme de mieux maîtriser certaines dépenses publiques, grâce à une approche "coût global" des projets, et grâce à un management environnemental efficace (économies d'eau, d'énergie, de papier, de produits phytosanitaires, de frais de déplacement...).
Enfin, fondée sur la transparence des décisions et la communication, l'agenda 21 local contribue à donner une image responsable du département vis-à-vis des citoyens, des partenaires financiers (Europe, Etat, Région) et des investisseurs (entreprises).
Pilote de l'Agenda 21 de son territoire, le Conseil Général se doit d'appliquer à lui-même les comportements qu'il entend promouvoir auprès des autres acteurs (partenaires institutionnels, entreprises, associations, individus...), dans un souci d'exemplarité. C'est pourquoi nous créons ce comité de pilotage interne qui définira nos objectifs, nos actions et leurs mesures.
Quelle est la feuille de route ? L'engagement dans cette démarche relève d'une volonté politique forte. Notre délibération officialise aujourd'hui l'engagement de la collectivité à élaborer un Agenda 21. Dans le même temps, le département s'organise en interne pour mener des actions intégrées. La réflexion dans les services a d'ailleurs commencé dès l'annonce dans les forums 71 de la conduite de l'agenda 21. Les groupes de travail vont commencer à se réunir et à établir un diagnostic de notre action au regard des enjeux du développement durable. Si tout se passe bien, nous serons en mesure de proposer des mesures globales au budget 2006.
Pendant ce temps, nous n'allons pas en rester là, en ce qui concerne l'information, la pédagogie et l'éducation à l'environnement. Par l'intermédiaire des outils qui sont les nôtres, nous continuerons à communiquer l'avancée de nos travaux. A ce titre l'exposition organisée pour la Semaine du développement durable fut un premier pas réussi d’information, de savoirs répandus et transmis, qui précède tout autre travail, simplement parce que dans le domaine du développement durable, connaissance et actions sont indissociables.
Vivre ensemble, sur cette planète, exige de nous tous un effort sans précédent d'intelligence et d'inventivité, mais aussi de solidarité et de démocratie. C'est ce formidable défi que nous vous invitons à relever ensemble, pour les générations futures et l'avenir du monde, sans toutefois retourner à l'âge de Pierre ;-)
Développement durable : une réflexion et des moyens d’actions pour l’avenir - 13/03/2005
« Le développement durable » : un thème dont on entend beaucoup parler actuellement sans toujours bien savoir ce qu’il recoupe . Au delà des déclarations de grands principes ou des effets de mode, ce sont des actions d’aujourd’hui pour les générations à venir.
Les pratiques de développement durable ont pour objectifs l’amélioration continue des politiques publiques au regard de 3 critères principaux : la solidarité et équité sociale, le développement économique et l’environnement. Trois concepts à faire vivre ensemble dans la logique d’actions sur le long terme. C’est une difficulté supplémentaire et, en même temps, un superbe défi à notre intelligence et notre créativité que de faire vivre cette réflexion nouvelle qui nous pose en responsable de l’avenir non seulement d’un patrimoine personnel mais aussi d’un patrimoine collectif, vital et fondamental pour la survie de l’espèce. Pour cela, chacun a son rôle à jouer car un développement de ce type ne se décrète pas. Il ne s’improvise pas non plus. Les actions doivent être initiées, encouragées et animées. Elles doivent replacer l’être humain au centre des problématiques, être le fruit d’une concertation où chacun doit pouvoir trouver sa place et créer enfin un projet partagé et équitable. Dans cet espace de réflexion et d’action le conseil général a son rôle à jouer. Au travers de ses différents domaines de compétence, le département va mettre en place un service public proche des citoyens et participer au développement des territoires dans un esprit de solidarité et de prévention. Pour traiter la question de l’eau par exemple, le Conseil général élaborera un schéma départemental de l’eau. Pour préserver cette ressource essentielle, nous mettrons autour de la table tous les acteurs concernés (élus, syndicats des eaux, riverains, agriculteurs, pêcheurs,…) pour que des solutions soient trouvées dans le respect et l’intérêt de tous afin de parvenir à un équilibre sur le long terme.
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