Pierre Martinerie innover, avancer Conseiller général de Mâcon Sud
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AREVA - 31/08/2006

Voeu présenté en faveur du site TetD Areva Mâcon - 27/06/2009

Avenir de la branche « Transmission et Distribution » de l’entreprise Areva
Présenté par Pierre Martinerie pour la majorité départementale
L'opposition n'a pas pris part au vote
Les débats qui ont suivi sont sur le site : www.cg71.fr ou plus précisément http://stream.alibitivi.com/popup/clients/cg71/dates/260609/index.php
Pour info, les vœux ont été présentés après la pause de midi donc un peu loin dans la vidéo.

Des déclarations confuses du 1er Ministre aux rumeurs diffusées dans la presse économique, il y tout lieu de s’inquiéter d’alarmantes perspectives concernant la vente, par Areva, de sa filiale « Transmission et Distribution ». En effet, l’Etat, actionnaire à 93% du capital d’AREVA, pourrait demander à la Direction du groupe nucléaire la vente de sa branche T et D. Ces annonces ont provoqué l’inquiétude des salariés, de membres éminents de la direction du groupe, et des élus de nombreux sites Areva T et D de notre territoire.

En Saône et Loire, le site de Mâcon, déjà rudement affecté par les restructurations de ces dernières années, et qui a perdu près de 500 postes en huit ans, serait dans la plus grande expectative en cas de cession de cette branche à un actuel concurrent, car il impliquerait forcement un nouveau plan de restructuration et de potentielles suppressions d’emplois. Les milieux économiques indiquent à ce sujet que plusieurs repreneurs seraient intéressés : le groupe Alstom associés à Schneider Electric, un fonds d’investissement, « Private Equity » ; voire le groupe américain General Electric. Qui peut dès lors anticiper leur stratégie vis-à-vis de nos territoires et des salariés ?

Pour mémoire, le branche T et D d’Alstom a été acquise fin 2003 par Areva pour 913 millions d’euros, afin d’intégrer un important dispositif de cessions rendu nécessaire pour sortir Alstom de la crise. Une vente alors imposée par Bruxelles au Ministre des finances de l’époque, Nicolas Sarkozy. L’Etat avait alors pris des participations au sein du groupe Alstom. Aujourd’hui, la branche T et D d’Areva est évaluée entre 3 à 4,5 milliards d ‘euros, selon les sources. Elle génère 40 % du chiffre d’affaire du groupe Areva et une rentabilité immédiate essentielle pour l’équilibre économique du Groupe. La branche T et D, restructurée et devenue rentable, offre à Areva une place incontournable sur le marché de la production énergétique.
L’Etat, actionnaire à 93% du capital, souhaite la vente, dans le but de faire face à des besoins de financement, estimés à 12 milliards d’euros. Interrogé par le Député Bernard Cazeneuve à l’Assemblée Nationale le 20 mai à ce sujet, le 1er Ministre déclarait lui-même : « En tout état de cause, on peut dire dès aujourd’hui que ces modalités de financement nécessiteront qu’Areva se concentre sur son cœur de métier ». Cette décision vient en complète opposition avec la stratégie de sa Présidente, Mme Anne Lauvergeon, car elle contraindrait le groupe à céder une activité indispensable au positionnement stratégique d’Areva sur le marché énergétique. Une décision par ailleurs imposée au plus au niveau de l’Etat qui semble s’inscrire dans une stratégie plus large de démantèlement d’Areva dans le but de créer un géant national Areva-Alstom-Bouygues.
La France, dès 45 avec le général de Gaulle et Robert Schumann, avait souhaité préserver son indépendance nationale en matière énergétique. Ce projet aux incidences majeures est préparé dans la plus grande opacité. Il vient priver, sur un secteur stratégique, l'État de la possibilité d'orienter et de contrôler efficacement la politique énergétique du pays. Dans un contexte où la bataille sur l’énergie constitue un enjeu essentiel pour l’avenir économique national, c’est d’un vrai projet industriel partagé pour le pays dont nous avons besoin et pas d’une vente par lots de notre patrimoine commun.
Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement de revenir sur sa décision de cession du pôle T & D d’Areva et d’apporter les moyens de la recapitalisation du Capital d’Areva lui permettant d’assurer son développement et le maintien des emplois dans tous les sites Français.

Quel avenir pour AREVA ? - 19/06/2009

« Rumeurs » de vente de la branche Areva T&D

Selon nos sources, AREVA devrait trouver 12 milliards d’euros d’ici 2012 pour financer son développement. Pour financer ses projets, Areva envisage sérieusement parmi les scénarios la vente d’Areva T&D (Mâcon) entre 3,5 et 5 Milliards d’euros, d’ici la rentrée 2009…

Alertés de cette vente lors de la manifestation du 18 mai, nous avons pu organiser rapidement une rencontre au Conseil général avec l'ensemble des organisations syndicales de l'entrerpise le vendredi 5 juin. 3 représentants CGT, 2 CFE-CGC et 2 Sud Mâcon étaient présents.

Arnaud Montebourg, le Président du Conseil général était présent. Il a lui même rencontré Anne Lauvergeon (PDG) sur ce dossier et elle a affirmé son opposition à la vente. Il semble d'ailleurs que malgré les discours officiels, des membres du gouvernement et de la majorité présidentielle restent divisés sur ce projet de vente de T&D. Rappelons que l'ETAT est un actionnaire très important d’AREVA et que la responsabilité d'une telle vente serait intimement liée au gouvernement.

Nous nous sommes résolus à engager nos moyens contre la vente et le Conseil générla, Arnaud Montebourg et moi même, nous sommes prêts à nous positionner officiellement en Assemblée départementale le 26 juin prochain officiellement et d'aider les initiatives qui viendraient conforter les salariés.

Après Freudenberg, le tissu industriel de la ville, ses nombreux salariés et leurs familles sont une nouvelle fois touchés. On s'interroge dès lors, sur la position des élus de la majorité gouvernementale, sénateur maire de Mâcon en tête, pour défendre le territoire...et les femmes et les hommes d'une des usines phares de notre bassin de vie.

AREVA, la lutte continue. - 01/04/2007

A Mâcon, depuis le 20 Mars, les salaries se battent jour et nuit pour préserver l'atelier de tôlerie peinture.

Les 47 salariés de l'atelier tôlerie peinture et une grande majorité du personnel d' AREVA sont convaincus que cet atelier est viable . L' intersyndicale ( CGT/SUD/CFE.CGC ) est en desaccord avec la direction, qui pour des raisons stratégiques, souhaite externaliser les travaux réalisés avec un savoir faire indéniable, par les salariés de l'entreprise. En 10 ans, le personnel de l'entreprise a " fondu comme neige au soleil " on est passé de 1300 salariés à 650 à Mâcon. Ceux qui restent sont inquiets; cette fermeture programmée de l'atelier n'est-elle pas en fait la mort annoncée du site mâconnais ? Cette question hante tous les esprits.

Avec une grande solidarité et une volonté farouche, les salariés, hommes et femmes, se relaient 24H sur 24 devant les grilles de l'usine pour défendre leur outil de travail. Ils attendent de leur direction, le geste qui leur permettra de s'asseoir autour d'une table pour participer à une négociation sérieuse.La direction affirme que la sous-traitance améliorera la compétitivité, tandis que les organisations syndicales considèrent que l'arrêt de l'atelier présente des risques majeurs pour la compétitivité du site et donc sur pour sa pérennité. Le personnel de l'entreprise est consulté et doit donner une réponse qui devrait servir de base de négociation.

Ce conflit dans une entreprise très importante de la ville et aussi du département - Areva compte 2800 salariés sur les 4 sites de Saône et Loire - doit être examiné avec beaucoup d'attention par l'ensemble des élus, dans cette période sensible ! L'emploi industriel est rare dans le bassin de vie mâconnais et toutes les solutions doivent être explorées avant de se résoudre à le supprimer. Faut-il fermer cet atelier alors qu'une expertise démontre, selon les organisations syndicales, que la tôlerie est viable, sous réserve d'un investissement supportable par l'entreprise ? La tôlerie traite des pièces spécifiques qu'il sera difficile de confier un sous traitant, sauf à augmenter les coûts et à perdre de la réactivité.

Toutes ces questions doivent être mises sur la table lors d'une négociation entre la direction et les organisations syndicales.

André prost, pour la section du Parti Socialiste de Mâcon Ville

Areva : notre soutien au combat des salariés - 22/03/2007

Avec ses deux unités présentes de part et d’autre de la Saône, Areva est une des entreprises les plus emblématiques de notre territoire. La division « T&D », transmission et distribution (ex Alstom) emploie 670 personnes, réparties entre Mâcon et Saint-Cyr-sur-Menthon, soit plus de 2000 emplois induits sur la région. L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie, la concentration annoncée sur « les clients et produits rentables », sont prétextes à la réorganisation générale de l’entreprise. Alertés par les salariés dès 2004, Pierre Martinerie et Christophe Greffet, ont dénoncé la disparition programmée de 50 postes liés à l’activité peinture et tôlerie sur le site de Mâcon. Cette évolution et l’absence d’investissement nous interrogent sur la volonté de la direction d’Areva de maintenir à terme les usines du Mâconnais Val de Saône.
En ce moment même les salariés se battent contre une telle issue.
Leur combat exige un renforcement de la démocratie sociale au sein de l’entreprise, pour que les salariés du Mâconnais – Val de Saône soient pleinement associés aux décisions qui les concernent.

Christophe Greffet
Maire de Saint-Genis-sur-Menthon, Président de la Communauté de Commune
du Canton de Pont de Veyle.
Pierre Martinerie
Conseiller Général PS de Mâcon-Sud, Vice Président du Conseil général de Saône et Loire.
Co-animateurs de l'association "D'une rive à l'autre".
[url]www.dunerivealautre.asso.fr[/url


Areva : la mondialisation en Maconnais Val de Saône - 25/05/2006

Avec ses deux deux unités présentes sur le bassin de vie, Areva est une des entreprises les plus emblématiques de notre territoire. La création d’Areva sous le gouvernement Jospin répondait au souhait de garantir une propriété publique majoritaire de l’entreprise : détenu par le Commissariat à l’énergie atomique (79 %), par d’autres actionnaires publics à hauteur de 12% (Etat, EDF…) et privés (9%), c’est aujourd’hui le premier groupe nucléaire civil au monde (10,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires). Un groupe prospère, fleuron de la technologie française dans un domaine nucléaire qui devrait voir son développement s’accélérer en raison des besoins mondiaux d’énergie croissants au moment où la fin des ressources d’hydrocarbures classiques est programmée. La division « T&D », transmission et distribution (ex Alstom) emploie X personnes, réparties entre Mâcon et Saint-Cyr-sur-Menthon, soit plus de 2000 emplois induits sur la région. La politique de l’entreprise intéresse donc de près tous les habitants des deux rives.

En toile de fonds d’une réorganisation générale de l’entreprise, des propos inquiétants avaient été tenus sur la privatisation d’AREVA par la direction, l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie, ainsi que la nécessaire la concentration sur « les clients et produits rentables ». Dans ce contexte, afin de montrer notre intérêt et notre attachement à cette activité du bassin de vie, nous avons d’abord rencontré des représentants syndicaux en octobre 2004, en présence de nombre d’élus des deux rives, pour faire le point. Un syndicat majoritaire de l’entreprise nous a fait partager son inquiétude et son diagnostic. Ainsi fait l’historique du site a dénombré les mesures très dures et régulières de suppressions d’emplois pour aller jusqu’à moins 450 emplois en 11 ans et nous a alerté sur les perspectives de réorganisation préparée par la direction. A l’issue de cet échange très constructif, nous avons donc décidé l’envoi d’un courrier commun au Préfet pour « échanger sur la stratégie et les perspectives de développement de l’entreprise, et prévenir toute décision aux conséquences sociales irréversibles. »

Le 11 février 2005, cette rencontre que nous avions sollicitée auprès du Préfet de Saône et Loire a rassemblé les principaux dirigeants du groupe, les délégués syndicaux, les élus de toutes tendances et des représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Les dirigeants d’Areva ont décrit quatre de leurs objectifs : économiser sur les achats extérieurs, optimiser les processus de travail, revoir les produits et adapter les outils au marché. Aucune assurance n’a été prise pour les sites de Mâcon et de Saint-Cyr sur Menthon, même si les échanges se voulaient rassurants : Monsieur Mainbourg, PDG d’ AREVA a bien garanti : « Areva ne transforme pas les sites industriels en friche, c’est un principe chez nous ». Mais la disparition de 80 à 100 postes et l’externalisation complète des activités peinture et tôlerie sur le site de Mâcon doivent nous rendre plus méfiants. Sans une action résolue des élus, il n’y aurait pas eu de table ronde.

En effet, depuis les annonces de privatisation et les rumeurs de restructuration en 2004, puis les démentis en octobre 2005 par le gouvernement d’un démantèlement programmé, les fées penchées sur le berceau d’Areva paraissent bien perturbées. La mondialisation commence chez nous, en Maconnais Val de Saône et les dividendes versés aux actionnaires se font souvent au détriment des emplois et des salaires. En 2005, quand les bénéfices des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 30% et les dividendes de 27%, le salaire mensuel de base a augmenté de 3% en 2005.

Nous restons donc mobilisés car, au delà du seul phénomène Areva, tout ce qui peut affaiblir les sites industriels de notre territoire fragilise le tissu économique local, met en difficulté de nombreux salariés et leurs familles et amenuise les ressources des collectivités et intercommunalités. Que devons-nous attendre d’un gouvernement acquis aux thèses libérales, par ailleurs actionnaire d’Areva, qui privatise EDF ? Ces entreprises sont pourtant des biens collectifs qu’il nous faut préserver pour être en capacité de conduire une véritable politique industrielle en France, pour rester maîtres de notre devenir énergétique et de notre outil de développement des territoires.

Areva doit demeurer une entreprise publique - 11/07/2005

Lettre ouverte concernant l'évolution de l'entreprise Areva.
Contribution de C.Greffet, Président de la Communauté de communes de Pont-de-Veyle.

AREVA doit demeurer une entreprise publique !

La création d’Areva sous le gouvernement Jospin répondait au souhait de garantir une propriété publique majoritaire de l’entreprise : détenu par le Commissariat à l’énergie atomique (79 %), par d’autres actionnaires publics à hauteur de 12% (Etat, EDF…) et privés (9%), Areva apparaît comme le premier groupe nucléaire civil au monde (8,26 milliards d’euros de chiffre d’affaires). Il est présent en Mâconnais – Val de Saône grâce à sa division transmission et distribution (ex Alstom) implantée à Mâcon et Saint-Cyr-sur-Menthon.
La cession de 30% des parts du CEA, prévue par le gouvernement revient à abaisser le seuil de propriété publique à 50,1 % et place de manière inquiétante le nucléaire français sous le contrôle dominant des marchés financiers. Les critères de gestion dictés par la seule rentabilité immédiate se traduiront encore davantage par la délocalisation d’activités, des suppressions d’emplois et la liquidation des établissements jugés peu porteurs.
La disparition de 80 à 100 postes et l’externalisation complète des activités peinture et tôlerie sur le site de Mâcon traduisent immanquablement cette logique.
En privatisant au nom d’une idéologie libérale et en refusant d’honorer ses engagements, l’Etat fait peser de lourdes menaces sur notre bassin de vie : il fragilise le tissu économique local, met en difficulté de nombreux salariés et leurs familles et amenuise les ressources des collectivités et intercommunalités.
Il est de notre devoir d’exiger des parlementaires de la Saône-et-Loire et de l’Ain une intervention auprès du gouvernement pour remettre en cause le dépeçage de la propriété industrielle publique et le démantèlement du secteur énergétique qui frappe également GDF.
Il en va de l’avenir de notre territoire, de l’indépendance énergétique de la France et de l’Europe.

Christophe Greffet
Président de la Communauté de communes de Pont-de-Veyle

Pierre Martinerie
Conseiller général Mâcon Sud

AREVA : le rapport d'étape - 15/05/2005

Courrier destiné aux élus de gauche afin de faire le point sur les différents tempsd e travail engégs autour des problématiques de l'usine Areva de Mâcon et de Saint Genis sur Menthon. Cette démarche initiée par Christophe Greffet , président de la communauté de communes de Pont-de-Veyle et moi-même, vise à informer régulièrement les élus de gauche des deux rives, afin que le dossier soit connu et les élus en alerte sur le dossier.

Cher(e) élu(e) du Mâconnais Val-de-Saône,

Le 14 octobre dernier, en l’absence concrète d’informations de la part des dirigeants sur la situation de l’entreprise AREVA, nous avions fait appel à la CGT, organisation syndicale majoritaire pour animer une rencontre avec les élus des deux rives. Suite au constat alarmant délivré, nous avions souhaité la tenue d’une table ronde pour en savoir davantage.

Malheureusement, les perspectives sont encore assombries par les dernières informations échangées le 11 février dernier, date de la table ronde qui s’est déroulée à la préfecture de Saône-et-Loire sous l’autorité du préfet et qui a rassemblé les principaux dirigeants du groupe, les délégués syndicaux, les élus de toutes tendances et des représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie.
Depuis notre rencontre du mois d’octobre, le Comité de Groupe Européen, puis le Comité Central d’Entreprise de T&D SA s’est réuni, portant de nouveaux éléments à la connaissance des salariés et expliquant la stratégie du groupe. Bien entendu, les responsables de l’entreprise justifient leurs choix économiques dans la perspective de pérenniser les sites. Mais lorsqu’on sait que Chatenoy le Royal est d’ores et déjà vendu, corps et biens, qu’à Saint-Ouen, Villeurbanne, Petit-Quevilly, on supprime des postes, que ce phénomène se déroule dans toute l’Europe (mille postes supprimés en Angleterre et en Allemagne), on sait bien que Mâcon n’échappera pas à la secousse.

Quatre objectifs sont poursuivis par l’entreprise : des économies sur les achats extérieurs, optimiser les processus de travail, revoir les produits et adapter les outils au marché. Aux questions posées sur trois de ces objectifs, à savoir :
- comment expliquer le départ des salariés expérimentés si on veut optimiser les processus de travail,
- quels produits nouveaux ont été installés à Mâcon,
- et s’adapter à la demande sous-entend t-il se rapprocher des marchés et donc in fine délocaliser ?

Les dirigeants d’AREVA sont restés dans le vague. Derrière les mots et les objectifs, c’est un nouveau plan de restructuration qui est annoncé, dont on ne connaît pas la fin. Tout d’abord la nouvelle baisse d’effectifs : 80 à 100 suppressions de postes, camouflés en proposition de mobilité pour les salariés sur les secteurs de Chalon sur Saône et Montpellier. La direction garantirait ainsi une mobilité dans le bassin d’emploi sans déménagement, tout en précisant qu’Areva est implantée dans toute la France, avec des possibilités plus précises dans la région Grand Est. On imagine bien les conséquences d’une telle mobilité ! Externalisation complète de la peinture et de la tôlerie qui concerne 77 salariés. Toutes ces nouvelles mesures représentent 25% de l’effectif total de l’établissement de Mâcon ! Rappelons-nous que ce plan succède déjà à plusieurs changements et départs dans l’entreprise, tant au niveau des personnels que des produits fabriqués. A ce jour, de nouveaux produits qui devaient être pris en charge ne sont pas encore arrivés. La véritable perte de potentiel intellectuel, avec le départ des salariés expérimentés qui sont partis lors des précédents plan et l’ affaiblissement du secteur « recherche et développement » sont préoccupants. Les cadres de CFE-CGC se sont aussi étonnés de la sous-traitance de produits que les sites savent faire, en soulignant les risques de séparations progressives des activités et des productions. Monsieur Mainbourg, PDG d’ AREVA a bien garanti : « Areva ne transforme pas les sites industriels en friche, c’est un principe chez nous ». C’est aussi dans la même demi-journée que Mâcon deviendrait « un centre d’excellence dans les compétences ». Que doit-on croire au fond ?

A l’issue de cette réunion, notre sentiment est de dire que nous préparons la fin inexorable, inévitable des entreprises de notre bassin de vie. De fait messieurs Voisin et Courtois, entérinent les décisions sans mot dire. Tout juste est évoquée la piste d’un programme de travail avec Mr De Robien pour la reconversion d’un espace en friche et la récupération d’un bâtiment d’Areva. Le projet était donc entériné, ficelé d’avance. La table ronde a montré des élus de droite peu enclins à s’interposer lors de l’exposé de cette mécanique implacable. Alors faut-il se résigner ?

Notre souci commun a toujours été de protéger cette entreprise emblématique, pour garantir l’emploi et créer les conditions d’un développement industriel, économique et social de notre bassin de vie. Nous savons que cette entreprise ne manque pas d’atouts, que l’état reste l’actionnaire majoritaire, que la privatisation partielle du groupe,réaffirmée par le nouveau ministre de l’économie pour 2006 pourrait bien expliquer l’empressement avec lequel on habille la mariée, au profit de futurs actionnaires, sans doute encore moins regardants des conséquences sociales de ces restructurations. La chute était annoncée, elle s’ accélère et se matérialise sous nos yeux. A partir de là quels sont nos moyens d’action ? D’abord le véritable débat public avec la diffusion de ces informations à tous, et en premier lieu les habitants de Mâcon-Val de Saône. Ensuite, la pression sur l’Etat, avec nos parlementaires, et tout autre moyen d’interpellation citoyenne. Enfin, pour le moyen terme, la demande d’une réflexion plus générale sur la politique industrielle de la France, qui pour l’instant voit partir ses éléments les plus stratégiques. Les cadres institutionnels que sont nos communautés de communes, les départements et les régions, l’UDESR, nos syndicats et nos partis, doivent s’emparer de ces questions et chercher des éléments de politique cohérente. En tout cas, même si nous sommes conscients de notre place dans la problématique, nous ne nous résignerons pas à subir ces plans sans rien dire. Sans une action résolue des élus, il n’y aurait pas eu de table ronde.

Nous vous prions d’agréer, Chère Madame, Cher Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Christophe Greffet Pierre Martinerie
Président de la Communauté Conseiller général Mâcon Sud
de Communes de Pont-de-Veyle

Areva : droit de suite - 20/03/2005

Pour mémoire, une réunion des Elus de Gauche bassin Mâconnais-Val de Saône a eu lieu le 14 octobre 2004, pour évoquer avec le syndicat Cgt de l'entreprise la situation d’ « AREVA T.D. », site de Mâcon. Elle est le résultat d’une de mes promesses de campagne, car je m'étais engagé à soutenir les entreprises du canton en « difficultés ». Face aux perspectives très floues de l’entreprise, la CGT a multiplié les démarches pour favoriser l’émergence d’un débat public, en sollicitant les élus locaux, nationaux, les organismes consulaires et le Préfet. Nous avons proposé, Christophe Greffet, prsident de la communauté de communes de Pont-de-Veyle et moi, une rencontre rendue publique, entre les élus de gauche du « bassin de vie » : élus de la rive gauche et droite de la Saône afin qu’émergent une connaissance commune de la situation de l’entreprise, une stratégie politique de mobilisation et l’approfondissement des démarches pour conduire le Préfet à instituer ce débat. Notre objectif commun était de conduire une table ronde, pour mieux connaître, de la bouche même des dirigeants de l'entreprise la situation. En deux mots, nous sommes inquiets...


Courrier d'information destiné aux élus des deux rives de la Sâone concernant la Table Ronde Areva du 11 février dernier.

"Le 14 octobre dernier, en l’absence concrète d’informations de la part des dirigeants sur la situation de l’entreprise AREVA, nous avions fait appel à la CGT, organisation syndicale majoritaire pour animer une rencontre avec les élus des deux rives. Suite au constat alarmant délivré, nous avions souhaité la tenue d’une table ronde pour en savoir davantage.

Malheureusement, les perspectives sont encore assombries par les dernières informations échangées le 11 février dernier, date de la table ronde qui s’est déroulée à la préfecture de Saône-et-Loire sous l’autorité du préfet et qui a rassemblé les principaux dirigeants du groupe, les délégués syndicaux, les élus de toutes tendances et des représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie.
Depuis notre rencontre du mois d’octobre, le Comité de Groupe Européen, puis le Comité Central d’Entreprise de T&D SA s’est réuni, portant de nouveaux éléments à la connaissance des salariés et expliquant la stratégie du groupe. Bien entendu, les responsables de l’entreprise justifient leurs choix économiques dans la perspective de pérenniser les sites. Mais lorsqu’on sait que Chatenoy le Royal est d’ores et déjà vendu, corps et biens, qu’à Saint-Ouen, Villeurbanne, Petit-Quevilly, on supprime des postes, que ce phénomène se déroule dans toute l’Europe (mille postes supprimés en Angleterre et en Allemagne), on sait bien que Mâcon n’échappera pas à la secousse.

Quatre objectifs sont poursuivis par l’entreprise : des économies sur les achats extérieurs, optimiser les processus de travail, revoir les produits et adapter les outils au marché. Aux questions posées sur trois de ces objectifs, à savoir :
-comment expliquer le départ des salariés expérimentés si on veut optimiser les processus de travail,
-quels produits nouveaux ont été installés à Mâcon,
-et s’adapter à la demande sous-entend t-il se rapprocher des marchés et donc in fine délocaliser ?

Les dirigeants d’AREVA sont restés dans le vague. Derrière les mots et les objectifs, c’est un nouveau plan de restructuration qui est annoncé, dont on ne connaît pas la fin. Tout d’abord la nouvelle baisse d’effectifs : 80 à 100 suppressions de postes, camouflés en proposition de mobilité pour les salariés sur les secteurs de Chalon sur Saône et Montpellier. La direction garantirait ainsi une mobilité dans le bassin d’emploi sans déménagement, tout en précisant qu’Areva est implantée dans toute la France, avec des possibilités plus précises dans la région Grand Est. On imagine bien les conséquences d’une telle mobilité ! Externalisation complète de la peinture et de la tôlerie qui concerne 77 salariés.

Toutes ces nouvelles mesures représentent 25% de l’effectif total de l’établissement de Mâcon ! Rappelons-nous que ce plan succède déjà à plusieurs changements et départs dans l’entreprise, tant au niveau des personnels que des produits fabriqués. A ce jour, de nouveaux produits qui devaient être pris en charge ne sont pas encore arrivés. La véritable perte de potentiel intellectuel, avec le départ des salariés expérimentés qui sont partis lors des précédents plan et l’ affaiblissement du secteur « recherche et développement » sont préoccupants. Les cadres de CFE-CGC se sont aussi étonnés de la sous-traitance de produits que les sites savent faire, en soulignant les risques de séparations progressives des activités et des productions. Monsieur Mainbourg, PDG d’ AREVA a bien garanti : « Areva ne transforme pas les sites industriels en friche, c’est un principe chez nous ». C’est aussi dans la même demi-journée que Mâcon deviendrait « un centre d’excellence dans les compétences ». Que doit-on croire au fond ?

A l’issue de cette réunion, notre sentiment est de dire que nous préparons la fin inexorable, inévitable des entreprises de notre bassin de vie. De fait messieurs Voisin et Courtois, entérinent les décisions sans mot dire. Tout juste est évoquée la piste d’un programme de travail avec Mr De Robien pour la reconversion d’un espace en friche et la récupération d’un bâtiment d’Areva. Le projet était donc entériné, ficelé d’avance. La table ronde a montré des élus de droite peu enclins à s’interposer lors de l’exposé de cette mécanique implacable. Alors faut-il se résigner ?

Notre souci commun a toujours été de protéger cette entreprise emblématique, pour garantir l’emploi et créer les conditions d’un développement industriel, économique et social de notre bassin de vie. Nous savons que cette entreprise ne manque pas d’atouts, que l’état reste l’actionnaire majoritaire, que la privatisation partielle du groupe, réaffirmée par le nouveau ministre de l’économie pour 2006 pourrait bien expliquer l’empressement avec lequel on habille la mariée, au profit de futurs actionnaires, sans doute encore moins regardants des conséquences sociales de ces restructurations. La chute était annoncée, elle s’ accélère et se matérialise sous nos yeux.

A partir de là quels sont nos moyens d’action ? D’abord le véritable débat public avec la diffusion de ces informations à tous, et en premier lieu les habitants de Mâcon-Val de Saône. Ensuite, la pression sur l’Etat, avec nos parlementaires, et tout autre moyen d’interpellation citoyenne. Enfin, pour le moyen terme, la demande d’une réflexion plus générale sur la politique industrielle de la France, qui pour l’instant voit partir ses éléments les plus stratégiques. Les cadres institutionnels que sont nos communautés de communes, les départements et les régions, l’UDESR, nos syndicats et nos partis, doivent s’emparer de ces questions et chercher des éléments de politique cohérente. En tout cas, même si nous sommes conscients de notre place dans la problématique, nous ne nous résignerons pas à subir ces plans sans rien dire.

Sans une action résolue des élus, il n’y aurait pas eu de table ronde."

Christophe Greffet Pierre Martinerie
Président de la Communauté Conseiller général Mâcon Sud
de Communes de Pont-de-Veyle


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