Discours Remise des Trophées Défis Nature 71 - 31/05/2006
Intervention de Pierre Martinerie le 31 mai 2006, Galerie de la Forêt et du Bois.
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs les membres de la communauté éducative,
Mesdames et messieurs,
Chers participants aux premiers défis nature 71,
Chers amis,
Je suis très heureux d’assister à cette remise des Trophées « Défis Nature 71 » pour la première année de cette opération du Conseil général en direction des écoles, des collèges, des lycées et des maisons familiales. Nous avons en effet souhaité, dès 2004, réfléchir à des actions de sensibilisation aux questions d’environnement, et parce que l’éducation et l’environnement sont deux de nos priorités, orienter nos aides vers des projets qui lieraient les deux. Sous l’impulsion de Christophe Sirugue et des membres de la majorité départementale, cette idée a fait son chemin, pour conduire dès 2005 à la mise en oeuvre de ces premiers « Défis Nature 71 ». Je salue les services du Conseil général et en particulier Mr Boullier qui a rendu cette idée possible. Je remercie aussi l’ensemble des membres du comité de sélection, soutenu techniquement par Mr Gaugey, qui ont bien voulu s’associer à cette action avec rigueur et compétence.
Pourquoi ces Défis et pourquoi les classes ? D’abord parce que mon premier métier est celui d’enseignant, et je n’ai pas oublié d’où je viens, qui m’a formé et qui m’a procuré les immenses joies qu’on peut vivre dans une classe, auprès des élèves et des collègues. Mais aussi parce que les questions environnementales relèvent d’une évidente prise de conscience de tous, petits et grands, de l’apprentissage de règles de vie et de gestes citoyens, et de modification profonde de nos comportements individuels et collectifs.
Qui mieux que l’école peut former ces citoyens attentifs et respectueux de leur environnement ? Je sais qu’on charge l’école de nombreux problèmes de société, et qu’on lui demande parfois d’éteindre des incendies allumés par d’autres. Mais s’il y a bien un domaine de la vie qui nécessite l’attention et la pédagogie des maîtres, c’est bien le domaine du développement durable.
En effet, tout le monde commence à évoquer ce concept, qui devient vendeur et porteur de plus-value, pas toujours désintéressée. Ce matin, une publicité évoquait des relations « durables » entre une assurance et ses clients, Total ferait du développement durable (demandons peut être cela aux birmans), le développement durable est dans toutes les bouches, au risque de voir le concept s’épuiser de lui-même.
Ainsi, nous sommes réunis aujourd’hui dans le cadre de la semaine qui lui est consacré. J’ai tendance à penser que c’est une question de tous les jours et pas seulement d’une semaine, que chacun des jours qui passe a son importance sur l’épuisement des ressources de notre planète, sur le changement climatique, pour notre production de déchets et la disparition des espèces végétales et animales (15 000 espèces animales et végétales sont menacées d’extinction). Un geste infime a des conséquences inouïes. Savez-vous que le temps que je lise cette phrase, 500 bouteilles plastiques sont jetées à la poubelle, pour quatre milliards de bouteilles par an.
Alors, faut-il se résigner et accepter ce qui paraît la fin inexorable de notre monde connu ? Non, je ne crois pas, et votre présence ici atteste que vous ne vous résignez pas non plus. Le Conseil général, à sa place, et en fonction de ses compétences, cherche lui aussi à agir au quotidien. Dans la préservation des espaces naturels, dans les aides à l’agriculture, dans les constructions dont il est responsable, dans ses propres productions de déchets et ses consommations d’énergie. Au travers de la démarche « Agenda 21 », il écoute ( ce sont près de 12 500 questionnaires « agenda 21 » qui nous sont revenus), il réfléchit et propose des actions précises en faveur de l’environnement.
Il n’y a en effet pas d’acte anodin dans le domaine du développement durable. En 2005, en aidant l’acquisition de 300 chauffe-eau solaires, le département a contribué à réduire le rejet de CO2 dans l’atmosphère. En facilitant l’amélioration et l’entretien des réseaux d’eau potable par des aides financières très fortes, il participe à une meilleure gestion de l’or bleu, car il nous faut préserver et économiser cette ressource. En travaillant à la réduction des déchets à la source, le conseil général participe de l’effort général de chaque citoyen qui veut trier, recycler et composter, pour cesser enfin l’accroissement inexorable de nos poubelles.
Là encore, on sait combien les enfants, les jeunes, sont prescripteurs et des acteurs de premier ordre dans ce domaine. Et c’est à eux que je voudrais m’adresser. De même que la collectivité agit au quotidien, vous-mêmes avez réfléchi, travaillé, agi pour votre environnement et la journée d’aujourd’hui est là pour vous récompenser, pour saluer le travail de vos maîtres et de vos maîtresses, de vos professeurs. C’est une journée pour vous dire merci. C’est une journée pour vous encourager à continuer d’être des citoyens du monde, savants et respectueux, protecteurs et sensibles.
Il y a un proverbe indien qui dit : « la terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent ». Je souhaite qu’ensemble, nous offrions aux enfants de vos enfants de vos enfants, un monde aussi magnifique que nous le connaissons aujourd’hui.
Question au Préfet concernant l'ADEME - 26/09/2005
Monsieur le président, chers collègues,
Comme vous le savez Monsieur le Préfet, nous travaillons étroitement avec l'ADEME, L' Agence gouvernementale De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie. C'est un partenaire majeur dans la gestion des problématiques du Déchet, collaboration encore renforcée depuis notre participation à la base SINOE de recueil des données sur la collecte et le tri. D'autre part, c'est grâce au soutien de l'Etat et de la Région que nous arrivons à conduire une politique innovante et incitatrice en matière de maîtrise de l'Energie, de développement dans les départements des énergies renouvelables par des mesures financières intéressantes pour les particuliers, les gîtes d'accueil et nos propres établissements. Or en 2005, 37 millions d'euros ont disparu du budget de cette Agence, les crédits passant de 100 à 63 millions d'euros ! Pour nous cela signifie un démantèlement complet des politiques menées par l'ADEME.
Face aux enjeux climatiques, aux questions d'énergie, de gestion des déchets, de protection des ressources et de la biodiversité, les départements ont besoin d'un Etat volontaire et puissant, d'un partenaire à la hauteur des enjeux. Nous sommes inquiets de la baisse des moyens consacrés par l'État à l'environnement, y compris du point de vue des effectifs.
Monsieur le préfet, quand la France souhaite donner une impulsion forte au traitement des questions environnementales, les collectivités territoriales répondent présent. Ici, en Saône et Loire, notre volonté et nos actes le prouvent. Nos engagements dans la démarche Agenda 21 et les nombreuses mesures nouvelles et transversales dans nos règlements l'attestent.
Monsieur le Préfet, l'Etat sera t'il acteur du développement durable ou simple spectateur des initiatives locales ? Et plus concrètement, quels moyens l'Etat souhaite t'il apporter à la résolution des grands problèmes du temps ?
Je vous remercie
L'eau, notre bien commun - 01/09/2005
Bien loin des discours politiciens ou des autocongratulations inutiles, nous sommes confrontés à des enjeux environnementaux majeurs. L'eau, ressource rare et précieuse, indispensable à notre survie est un de ces défis lancés à notre intelligence et à notre créativité. Le corps humain contient 50 à 60% d'eau, 75 % pour un enfant. Notre organisme peut se passer longtemps de nourriture mais pas d'eau. L’eau est un bien précieux que nous devons, tous préserver. Le sentiment d’abondance est aujourd’hui erroné. Nous pouvons manquer d’eau à notre époque !
Certes, l'eau nous semble omniprésente dans les fleuves et les lacs, mais l'épisode de sécheresse de l'été nous a montré la fragilité de notre consommation. Certes les mers et les océans nous entourent, mais elle est salée et impropre à notre consommation, sauf au prix de procédés coûteux. Au contraire, la quantité d'eau disponible par tête est passée de 12 900 m3 en 1970 à moins de 7000 m3 aujourd'hui et elle devrait descendre jusqu'à 5100 M3 en 2025. Quand on sait qu' un américain consomme environ 2000 m3 par an, suivi de près par les européens du Nord !
Nous ne devons pas oublier non plus les substances polluantes qui pénètrent dans les nappes phréatiques. Ainsi pour le taux de nitrates présents dans les nappes, la dégradation entamée en 2001 se poursuit, l'année 2004 étant la pire depuis 12 ans. Pesticides, métaux lourds, cyanure, médicaments, à n'en pas douter, ces substances affectent notre santé.
Gaspillage, pollution, surconsommation, épuisement des réserves naturelles, il est l'heure d'une mobilisation générale sur la question de l'eau, une ressource plus précieuse que le pétrole. Les pistes de travail maintenant : protéger et consommer mieux. Travailler en premier lieu à modifier nos systèmes d'irrigation agricole, limiter les gaspillages domestiques en récupérant les eaux de pluie, freiner encore la consommation de nos appareils ménagers, protéger les nappes phréatiques en limitant l'usage des produits dangereux.
La question de l'eau. - 22/09/2005
Selon le calendrier fixé par l'Europe, d'ici à 2015, la France devra restaurer un "bon état écologique des eaux". Or, nous sommes régulièrement condamnés par l'Union européenne pour la mauvaise application des directives dans ce domaine.
L'objectif de la lutte contre la pollution est écologique, mais également économique. Plus l'eau est polluée, plus le traitement préalable à son utilisation coûte cher. Et plus la facture d'eau des consommateurs continue d'augmenter. Rappelons que l'agriculture est la première utilisatrice d'eau (68 %), devançant largement la consommation d'eau potable (24 %), l'industrie et l'énergie. La moitié du territoire est classée en "zone vulnérable" pour les nitrates.
Le discours du Chef de l'Etat au Sommet de la Terre de Johannesburg (2002) et l’adoption de la Charte de l’environnement adossée désormais à notre constitution nous ont laissé croire que le gouvernement souhaitait impulser une dynamique environnementale forte dans notre pays. Les proclamations vigoureuses et planétaires sont une chose, les faits en sont une autre.
Le nouveau texte de loi sur l'eau ne répond pas à l'article 4 de la Charte de l'Environnement qui prévoit que toute personne doit contribuer à la réparation de dommages qu'elle cause à l'environnement. Ce principe du polleur-payeur si souvent décrit, vient d'être abandonné purement et simplement. Son intérêt ne se résume pas à l'avantage en termes de ressources financières nouvelles qu'il représente. Il a également un caractère incitatif et peut parvenir à modifier le comportement des usagers. Car nous avons besoin de moyens pour inverser la tendance, d'une volonté forte d'agir en concertation avec le monde agricole. Nous savons par ailleurs que les professionnels eux-mêmes sont déjà sensibilisés, comme le prouvent les efforts croissants des viticulteurs pour le traitement des effluents vitivinicoles et la lutte contre l'érosion.
Le département répond encore une fois présent sur ces enjeux, de toute la force de son expertise, et par des mesures volontaristes comme les aides à la mise aux normes des bâtiments d'élevage et le schéma directeur de lutte contre l'érosion des sols.
Face aux enjeux climatiques, aux questions d'énergie, de gestion des déchets, de protection des ressources et de la biodiversité, les départements ont besoin d'un Etat volontaire et puissant, d'un partenaire à la hauteur des enjeux. Nous sommes inquiets de la baisse des moyens consacrés par l'État à l'environnement, y compris du point de vue des effectifs.
Des questions fondamentales demeurent :
Devons-nous encore considérer l'Etat comme un acteur moteur de la politique de l'eau ? Quel rôle entend jouer désormais l'Etat et avec quels moyens ?
Introduction colloque "Quel climat, quelle forêt en 2100 ?" - 15/06/2006
Discours Galerie de la Forêt et du Bois le 16 juin 2006
Monsieur le Maire,
Mesdames et messieurs les élus,
Messieurs les Présidents
Mesdames, messieurs,
Les travaux de milliers de scientifiques réunis au sein du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) se font de plus en plus alarmants. Il y a dix ans, ils nous annonçaient une élévation de température comprise entre 0,5 et 1,5°. Depuis, des scénaris très pessimistes tablent sur une élévation de température comprise entre 4° et 5,8° à l’horizon 2100 ! Selon l’IFEN, l’ Institut Français de l’Environnement, la température moyenne annuelle du globe a augmenté ces 25 dernières années de l'ordre de 1,7°. Dans les simulations de Météo France, les températures constatées lors de la canicule de l'été 2003 pourraient devenir habituelles à partir de 2050, si rien n’est fait. Le réchauffement est désormais tel qu'il affecte les saisons en les rendant plus chaudes de façon permanente.
Les conséquences pour la forêt sont immenses, nous le savons tous. Les espèces pourraient changer, augmenter ou réduire leur périmètre d’implantation. Par exemple, un rapport récent fait au Sénat ferait prospérer à l’horizon 2100 une végétation méditerranéenne en terre bourguignonne, pin maritime et chêne vert jusque très au nord de notre pays. Dans cette perspective, si elle est vérifiée, quelles espèces devons-nous donc planter aujourd’hui ? Quelles conséquences pour les plans de gestion ? pour les diverses entreprise de transformations ? Autre question : quelles actions peut avoir le réchauffement climatique sur les maladies de nos arbres ? Je sais que des études sont en cours, notamment pour les chênes ( il s’agit de l’encre du chêne je crois). Le feu et des phénomènes analogues à la tempête de 1999 pourraient prendre aussi beaucoup plus d'ampleur avec le réchauffement climatique. Quelles précautions prendre ? J’ai même lu dans une étude canadienne sur l’épinette des conséquences sur le port des arbres... Il y a donc des transformations qu’on n’imagine encore mal.
En positif par contre, les puits de carbone forestier pourraient avoir un impact important pour le siècle à venir, pour atteindre les objectifs d’une réduction des émissions de gaz carbonique. C’est l'effet de serre d'origine humaine qui est devenu le premier facteur de variation du climat, et pourrait l'être de plus en plus à l'avenir. Même si les effets de la forêt sont limités dans le temps et dans leur capacité, c’est bien une solution parmi d’autres. À raison de 3 à 5 tonnes de stockage de carbone par an et par ha, il faudrait pour compenser les émissions artificielles de CO2 des surfaces de nouvelles forêts considérables (de l’ordre de 850 millions d’ha à 1 milliard d’ha, soit 15 à 20 fois la surface de la France). Le bois évite aussi d’utiliser des matériaux beaucoup plus générateurs d’émissions de CO2. Le bois-energie, auquel personnellement je crois beaucoup, peut aussi produire une énergie à la fois renouvelable et sans effet négatif sur le bilan carbone.
Dans ce défi à relever, le Conseil général, à sa place, et en fonction de ses compétences, est conscient de son rôle auprès des professionnels, des communes et des citoyens. Et si nous sommes réunis ici aujourd’hui, et je vous remercie sincèrement d’être présents, c’est parce que le Département de Saône et Loire a souhaité connaître, comprendre et anticiper. En effet, la majorité départementale, sous l’impulsion de Christophe Sirugue, a mis en place les fondations d’une politique active en matière de développement durable. Dans cet espace grand ouvert de recherche et d’expérimentation, de nouveaux équilibres à rechercher et d’innovation, le Conseil général a bien évidemment tout son rôle à jouer, favoriser par exemple ces tables rondes, engager le débat et permettre l’information de tous. Gageons que cette manifestation, en lisière, si je puis dire, d’Euroforest, apporte à chacun des éléments de réponse concrets à la question « Quelle forêt, quel climat pour 2100 ? »
Engagés que nous sommes dans une réforme de nos aides forestières, je voudrais que vous nous éclairiez sur les enjeux de cette forêt que nous laisserons à nos enfants et petits-enfants. Toutes les informations que vous aurez à nous donner viendront en tout cas étayer notre travail actuel de réforme. Je remercie Mr Guy Landmann, pour l’animation de ces deux deux jours, et lui laisserai le soin de présenter les intervenants des tables rondes. Croyez bien que nous sommes reconnaissants de votre venue en Saône et Loire. Mon collègue Christian Gillot Vice-Président en charge de l’Agriculture, prendra le relais aujourd’hui et demain, pour que nous ne perdions pas une miette des éléments que vous voudrez bien porter, tous, intervenants et public, à notre connaissance.
Pour terminer, permettez-moi de remercier le personnel de la Galerie de la Forêt et du Bois, lieu idéal pour aborder ces questions, qui nous accueille avec un professionnalisme et enthousiasme jamais démentis. Cette opération justifie pleinement le rôle que nous souhaitons confier à cet équipement, celui d’être le carrefour des réflexions les plus en pointe, des projets et des perspectives autour du bois et de la forêt, accessibles au grand public, mais aussi aux scientifiques, aux formateurs et bien évidemment aux professionnels. Je vous souhaite des travaux fructueux.
Pour le développement d’une agriculture durable - 12/07/2005
"Le développement durable de l'agriculture doit préserver la terre, l'eau et les ressources végétales et animales, ne pas dégrader l'environnement, et être techniquement approprié, économiquement viable et socialement acceptable."
Une définition :
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) traduit ainsi la définition du développement durable : " l'agriculture durable est celle qui est résistante aux crises et aux chocs, qui combine la productivité, la stabilité et l'équité" et encore "le développement durable de l'agriculture doit préserver la terre, l'eau et les ressources végétales et animales, ne pas dégrader l'environnement, et être techniquement approprié, économiquement viable et socialement acceptable."
Dans le cas d'une exploitation, quelles réalités recouvrent ces notions économiques, écologiques et sociales ? D' un point de vue économique tout d' abord, le système de production doit permettre une sécurisation des revenus face aux aléas climatiques et aux variations de marchés afin d'assurer un niveau de vie décent à l' exploitant et sa famille.
La dimension écologique doit s' entendre au sens large en incluant la préservation des ressources naturelles (énergie, ressources minières, sols ), de la qualité de l' eau ou de l' air, de la biodiversité et des paysages. Quant à l' équité sociale, elle est certainement la plus difficile à appréhender. Elle se réfère à des valeurs telles que la qualité des produits, la solidarité, la citoyenneté ou la qualité de vie. Le facteur social est certainement le plus difficile à maîtriser à l' échelle de l' exploitation.
L'agriculture, secteur clé de l'activité économique et sociale du département peut se développer de manière " durable ".
Nous constatons que le processus d’intensification de la production agricole, soutenu par l'État et qui s’est accentué au fil des récentes décennies, a aujourd’hui des incidences considérables, non seulement sur l'environnement, mais aussi sur la santé et la qualité de vie des populations. L'enquête conduite par la MSA auprès de 600 000 agriculteurs requérra sans doute une attention particulière au regard des incidences d'utilisation des produits de l'agriculture sur la santé humaine. Voir aussi les études réalisées par le Professeur Belpomme
L'agriculture intensive devra progressivement laisser place à une agriculture plus respectueuse des territoires. C'est une révolution technique mais surtout intellectuelle. La nécessité temporaire d'intensifier la production, agricole et industrielle, qui a suivi la 2ème guerre mondiale, quand tout manquait, a peu à peu été confondue avec un besoin vital. Pour en finir avec un discours qui confond évolution scientifique et progrès, la critique ne s'applique pas tant aux agriculteurs en soi qu’aux politiques de développement agricole qui ont orienté l’agriculture vers un modèle unique " productiviste ", ce qui a mené à la généralisation de pratiques agricoles dommageables. La publicité des fabricants et distributeurs de produits phytosanitaires a pour but principal d'améliorer leur chiffre d'affaires ou leur image, elle reste un support de vente et, sans faire de procès d'intention, ne peut être assimilée à une information objective.
Nous exigeons désormais que l'agriculture tienne compte de la protection de l’environnement, de la santé publique et de l’harmonie sociale des régions rurales du département. La culture du sol doit être conduite avec discernement, la terre est une ressource qui doit être respectée, pour nous et pour ceux qui nous suivront, de l'espace vert communal à la grande exploitation agricole, en passant par les jardins des particuliers.
Contre la pollution d'origine agricole
Malgré le fait que la Loi sur l'eau en discussion au Parlement aille vers une voie d'assouplissement du principe "polleur-payeur", c'est bien l'agriculture, qui, avec 68% de la consommation d'eau, doit assumer la responsabilité de certaines pollutions aux intrants qu'elle utilise. Les principales recommandations issues de la réflexion conduite dans le cadre du Schéma Départemental d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) sur la gestion de l’eau démontrent à quel point le département doit prendre très au sérieux la pollution agricole sur son territoire. La poursuite de la production sans gestion et réduction des risques verra une situation déjà très problématique dans certains secteurs s'aggraver.
La gestion intégrée à l’échelle du bassin versant a déjà des effets bénéfiques importants au niveau de l’assainissement agricole. Cette approche participative , dans le cadre des démarches des contrats de rivières, dans tous les volets d'action, de planification, de réglementation, de conception, d'interventions et de sensibilisation en matière d’assainissement agricole, donne ainsi voix au chapitre à tous les acteurs. On le doit à l'implication des viticulteurs eux-mêmes et à l'animation d'un vrai processus collectif de réflexion, que nous devons encourager.
Des mesures utilisant les instruments économiques, qui permettent d’encourager les pratiques favorables à l’environnement, devraient également venir appuyer les futures stratégies de développement agricole. De telles mesures sont reconnues pour leur efficacité à accroître la performance environnementale des entreprises agricoles. Ainsi, il nous apparaît nécessaire de commencer à recourir au principe de l'éco-conditionnalité, qui consiste à subordonner à des critères environnementaux l’accès aux divers programmes d’aide.
Quelle aide aux agriculteurs ?
Il s'agit de coordonner et de planifier les aides du département, en établissant des priorités géographiques et temporelles, en intégrant les contraintes environnementales dans le développement de l'agriculture. Pour avoir un véritable impact sur les rejets agricoles dans l'environnement, les mesures d’accompagnement doivent rester axées largement sur une approche " d’auto responsabilisation " des agriculteurs sans s'interdire de fortes incitations..
Des agriculteurs agissent déjà pour une agriculture durable : par exemple, en travaillant sur la qualité de leurs produits, et en assurant la transmission de leur ferme dans de bonnes conditions; en se formant pour acquérir de nouvelles compétences, et en créant de l'emploi; en participant à la biodiversité animale et végétale, en faisant découvrir des races locales ou des plantes anciennes. Accompagnons ces démarches pour assurer un développement durable basé sur une agriculture respectueuse de l'environnement.
De plus, au cours de ces trente dernières années, un transfert des emplois des exploitations s'est opéré vers les entreprises de transformation : meuneries, conserveries, abattoirs, usines d' aliments, qui doivent encore se développer en Saône et Loire. La création de filières courtes, de services agricoles et de marchés locaux pourraient permettre à elle seule un bilan environnemental positif et un maintien d'activité en zones isolées.
Aménagement du territoire et activités agricoles
Nous souhaitons de même que le développement agricole se fasse de façon à intégrer la dimension de la planification des aménagements et du développement du territoire agricole, et non pas uniquement au gré des acteurs qui se présentent. Ainsi, le développement d’une agriculture durable devrait se faire en tenant compte de la capacité de support des sols d’une région, tenir compte des possibilités d'acquisition foncière pour les jeunes et devrait, de plus, prendre en considération les autres usages jugés importants par la population locale (cas des forêts, des zones humides,...)
L’intensification significative des activités agricoles soulève toute la question de l'acceptabilité sociale des pratiques agricoles et, dans certaines régions du département, crée une situation de confrontation entre agriculteurs, citoyens et municipalités. La discordance entre les attentes citoyennes, les représentations des "néoruraux" et le monde agricole pose la question de l'acceptation sociale de l'agriculture. Cette vision paradoxale génère des conflits, éloigne le citoyen de ceux qui le nourrissent, et stigmatise la profession, qui aura du mal à renouveler ses cadres. A moyen terme, le travail accompli devrait permettre de donner à nos concitoyens une image plus vraie de l' agriculture en leur permettant d'objectiver leur perception du métier d' agriculteur.
Une vision commune de la réalité est la seule condition qui permettra à toutes les parties de trouver leur compte. Une meilleure cohabitation en milieu rural semble de toute façon indissociable de la mise en place de mesures crédibles en agroenvironnement. Il y a d'une part les efforts faits par la profession qu'il convient de valoriser, et d'autre part la création d'espace d'échanges et de dialogue, dans lequel le département a toute sa place, comme nous l'avons déjà mis en oeuvre à propos des installations porcines, que le résultat soit probant ou non.
Parti socialiste et développement durable - 07/07/2005
Contribution personnelle à la réflexion du projet du parti socialiste sur les questions de développement durable.
Les problèmes fondamentaux de la planète proviennent directement du modèle ultra-libéral : surconsommation des énergies fossiles, création exponentielle de déchets, effet de serre et pollution, disparition des terres arables et épuisement des ressources en eau, … L’ultra libéralisme n’a pas de morale dans son développement, il encaisse ses recettes et mutualise ses échecs. Ce modèle appliqué aux Etats-Unis et à l’Europe s’appliquera un jour au monde entier. Lorsque l’Inde, la Chine, le Pakistan et l’Indonésie, les pays d’Amérique Latine, de grands pays aux populations très nombreuses, adopteront complètement ce système, nous irons droit à la catastrophe environnementale, donc économique et sociale. Fondamentalement, le chacun pour soi érigé en valeur suprême de la société en annonce tout simplement la mort.
Le développement durable, soutenable doit être la réponse majeure du projet socialiste à ce libéralisme destructeur. Il s'appuie sur les trois piliers : la solidarité et équité sociale, le développement économique et la protection de l’environnement; un quatrième pourrait être ajouté : la démocratie participative. Réchauffement de la planète, épuisement des ressources, pollutions multiples, production d'énergie, gestion des déchets, qualité de l'air et de l'eau, alimentation sont les vrais défis à notre intelligence collective. Ces grands problèmes environnementaux du siècle touchent les plus pauvres d'entre nous : ce sont bien d'abord les plus démunis qui sont exposés aux dangers d'une alimentation potentiellement dangereuse, d'un cadre de vie pollué et des conséquences des risques naturels. Les laisser vivre dans des logements très mal isolés, et financer dans des commissions d'action sociale l'apurement de dettes d'énergie a quelque chose de vertigineux. Parce que ce sont en effet les plus pauvres qui souffrent des conditions de vie les plus dures au travail ou dans leur milieu de vie, qui habitent dans les zones les plus polluées, qui consomment les produits les moins sûrs, qui utilisent les énergies les plus coûteuses, et qui ne peuvent ni ne savent s'en protéger, la question environnementale est au cœur d'un projet social, d'un projet socialiste, à redéfinir.
Nous avons donc le devoir d' interroger notre modèle social à la lumière de ces nouveaux défis. Intégrer dans nos grilles de diagnostic ces éléments et redimensionner nos aspirations de croissance dans l'optique du développement durable. Les implications sur le productivisme, la "maîtrise de l'environnement", la création de richesses sont en effet directes : nous devons lire ces objectifs sous ce nouveau prisme qui réhabilite l'économie sociale et solidaire, le développement respectueux des territoires et surtout la responsabilité de chacun. L'éco-responsabilité, l'achat citoyen, le commerce équitable et solidaire, l'"empreinte écologique" sont des concepts à intégrer nos modèles de développement et de fait, dans notre projet. De même, nos outils d'évaluation et de réussite doivent être conçus et utilisés sur de nouvelles bases comme les indicateurs de développement humain par exemple (organisation des nations unies). La coopération, l'économie mondialisée, les rapports Nord Sud doivent aussi participer de notre réflexion : dépendance alimentaire, brevets sur le vivant, spécialisation des agricultures, déforestation, sont les conséquences graves des échanges internationaux. Parce que le développement durable nous questionne sur ces équilibres planétaires à réactiver, il répond au modèle internationaliste que nous défendons.
Il sera rendu possible par plus de démocratie et une plus large participation citoyenne à l'élaboration des choix collectifs, le partage d’une ambition commune pour faire de la France et de l'Europe des territoires exemplaires. Rendre chacun responsable d'un morceau du développement, en réhabilitant la notion d'intérêt général, étendu à la planète. Il y a là une dynamique vitale de transformation, de créativité et d’invention, qu’il convient d’ouvrir à tous : citoyens de tous horizons et de toutes origines sociales, élu(e)s, partenaires publics et privés, particuliers et professionnels. Et en premier lieu, dans notre propre parti.
L’Europe a inauguré l’ère industrielle, elle a donc des responsabilités à assumer. L’objectif à moyen terme est de fonder un nouveau rapport aux questions du développement et de la croissance en réservant une place transversale à l’environnement dans chacun de nos projets, de nos règlements et de notre mode d'évaluation de notre société, pour remettre l'homme, sa santé, son équilibre et son milieu naturel au centre des politiques publiques. A la clé, cela représente des créations d'emplois, la protection des plus faibles, la prévention en matière de santé, la réduction des consommations énergétiques, la préservation des ressources, et au final, la possibilité laissée à nos enfants de poursuivre leur route, sans hypothéquer leurs chances de survie et de développement.
Développement durable : une réflexion et des moyens d’actions pour l’avenir - 13/03/2005
« Le développement durable » : un thème dont on entend beaucoup parler actuellement sans toujours bien savoir ce qu’il recoupe . Au delà des déclarations de grands principes ou des effets de mode, ce sont des actions d’aujourd’hui pour les générations à venir.
Les pratiques de développement durable ont pour objectifs l’amélioration continue des politiques publiques au regard de 3 critères principaux : la solidarité et équité sociale, le développement économique et l’environnement. Trois concepts à faire vivre ensemble dans la logique d’actions sur le long terme. C’est une difficulté supplémentaire et, en même temps, un superbe défi à notre intelligence et notre créativité que de faire vivre cette réflexion nouvelle qui nous pose en responsable de l’avenir non seulement d’un patrimoine personnel mais aussi d’un patrimoine collectif, vital et fondamental pour la survie de l’espèce. Pour cela, chacun a son rôle à jouer car un développement de ce type ne se décrète pas. Il ne s’improvise pas non plus. Les actions doivent être initiées, encouragées et animées. Elles doivent replacer l’être humain au centre des problématiques, être le fruit d’une concertation où chacun doit pouvoir trouver sa place et créer enfin un projet partagé et équitable. Dans cet espace de réflexion et d’action le conseil général a son rôle à jouer. Au travers de ses différents domaines de compétence, le département va mettre en place un service public proche des citoyens et participer au développement des territoires dans un esprit de solidarité et de prévention. Pour traiter la question de l’eau par exemple, le Conseil général élaborera un schéma départemental de l’eau. Pour préserver cette ressource essentielle, nous mettrons autour de la table tous les acteurs concernés (élus, syndicats des eaux, riverains, agriculteurs, pêcheurs,…) pour que des solutions soient trouvées dans le respect et l’intérêt de tous afin de parvenir à un équilibre sur le long terme.
Un Vice-Président chargé de l'Environnement - 03/01/2005
S & L Magazine : Quel est le rôle du Vice Président Chargé de l’Environnement dans un Conseil général ?L’environnement est une compétence que les lois de décentralisation vont renforcer au sein du département. Parce que les questions environnementales reposent sur chacune de nos actions, que les problèmes rencontrés découlent bien souvent de la seule intervention humaine, que les conséquences sur notre cadre de vie sont trop systématiquement endurées par la collectivité, il y va de notre responsabilité collective d’élus, si nous voulons inverser la tendance, de former et d’informer le citoyen sur ces nouveaux enjeux, et d’accompagner tout dispositif contribuant à améliorer la situation environnementale. Préparer l’avenir c’est rendre la question environnementale parfaitement centrale dans notre gestion quotidienne du département. Cela prendra bien sûr du temps mais le Conseil général, parce qu’il a en charge nombre de dossiers touchant à l'agriculture, la viticulture, l’habitat, la protection des ressources naturelles, les transports, le tourisme, la gestion du plan d'élimination des déchets bientôt, … dispose déjà d’une palette d’outils pertinents et suffisants pour une action environnementale forte. A partir de ces constats et de la richesse patrimoniale de la Saône et Loire, nous pourrions ensemble faire de la Saône et Loire un cadre de vie exceptionnel et un modèle de participation citoyenne au service de l’environnement.
S & L Magazine : Comment peut-on agir sur l’environnement ?
La politique environnementale ne peut cependant se décréter. Parce que souvent l’environnement est souvent perçu comme source de contraintes fortes, de dépenses excessives et de culpabilisation des citoyens, il s’agit pour nous d’inventer une nouvelle façon d’appréhender l’environnement en s'appuyant sur ces quelques principes essentiels qui doivent nous rendre optimistes et cultiver la certitude que nous pouvons agir simplement, tranquillement et tous ensemble.
S & L Magazine : Chacun d’entre nous peut-il intervenir pour préserver notre environnement ?
- La situation est préoccupante mais pas désespérée. Il n’y a pas ne doit pas y avoir de course à l’abîme. Ce qui a été fait peut-être défait. La reconquête des eaux vives notamment par des poissons très sensibles comme les saumons est fréquente, une fois que l’homme a décidé d'agir.
- Chacun de nous, par une action infime peut faire basculer la situation. Un geste simple peut avoir de grandes conséquences : si seulement un français sur cinq baissait d’un degré la température ambiante chez lui les jours de chauffage, la collectivité économiserait chaque jour l’équivalent de 30 millions de litres de pétrole. Et chaque année, nous éviterions le rejet dans l’atmosphère de plus d’un million de tonnes de dioxyde de carbone, responsable de l’effet de serre (qui nous pousse à développer la climatisation).
- La prise de conscience individuelle et collective est un premier pas. Puis tout va beaucoup plus vite, les actes de la vie quotidienne, à condition d’être encouragés, valorisés, se transforment et se développent.
S & L Magazine : Que peut-on faire au niveau du département ?
Le Conseil Général pourrait, sur la base de ces quelques principes simples, consolider son action incitative, fondatrice d’une nouvelle donne environnementale, laissant à l’Etat sa position régalienne de contrôle et de sanction le cas échéant. Par l'éducation, l'information, une attitude exemplaire et l'accompagnement de tous ceux qui souhaitent agir, nous pouvons faire du département de Saône et Loire un département pilote, une référence quant à la gestion des questions environnementales. Cette véritable rupture vis à vis de la politique conduite jusque là créera une nouvelle dynamique de développement durable en Saône et Loire.
Pour une nouvelle politique environnementale en Saône et Loire - 02/01/2005
L’environnement est une compétence que les lois de décentralisation vont renforcer au sein du département. Parce que les questions environnementales reposent sur chacune de nos actions, que les problèmes rencontrés découlent bien souvent de la seule intervention humaine, que les conséquences sur notre cadre de vie sont trop systématiquement endurées par la collectivité, il y a va de notre responsabilité collective d’élus, si nous voulons inverser la tendance, de former et d’informer le citoyen sur ces nouveaux enjeux, et d’accompagner tout dispositif contribuant à améliorer la situation environnementale. Préparer l’avenir c’est rendre la question environnementale parfaitement centrale dans notre gestion quotidienne du département. Cela prendra bien sûr du temps mais le Conseil général, parce qu’il a en charge nombre de dossiers touchant à l'agriculture, la viticulture, l’habitat, la protection des ressources naturelles, les transports, le tourisme, la gestion du plan d'élimination des déchets bientôt, … dispose déjà d’une palette d’outils pertinents et suffisants pour une action environnementale forte. A partir de ces constats et de la richesse patrimoniale de la Saône et Loire, nous pourrions ensemble faire de la Saône et Loire un cadre de vie exceptionnel et un modèle de participation citoyenne au service de l’environnement.
La politique environnementale ne peut cependant se décréter. Parce que souvent l’environnement est souvent perçu comme source de contraintes fortes, de dépenses excessives et de culpabilisation des citoyens, il s’agit pour nous d’inventer une nouvelle façon d’appréhender l’environnement en s'appuyant sur ces quelques principes essentiels qui doivent nous rendre optimistes et cultiver la certitude que nous pouvons agir simplement, tranquillement et tous ensemble.
- La situation est préoccupante mais pas désespérée. Il ne doit pas y avoir de course à l’abîme. Ce qui a été fait peut-être défait. La reconquête des eaux vives notamment par des poissons très sensibles comme les saumons est fréquente, une fois que l’homme a décidé d'agir.
- Chacun de nous, par une action infime peut faire basculer la situation. Un geste simple peut avoir de grandes conséquences : si seulement un français sur cinq baissait d’un degré la température ambiante chez lui les jours de chauffage, la collectivité économiserait chaque jour l’équivalent de 30 millions de litres de pétrole. Et chaque année, nous éviterions le rejet dans l’atmosphère de plus d’un million de tonnes de dioxyde de carbone, responsable de l’effet de serre (qui nous pousse à développer la climatisation).
- La prise de conscience individuelle et collective est un premier pas. Puis tout va beaucoup plus vite, les actes de la vie quotidienne, à condition d’être encouragés, valorisés, se transforment et se développent.
Le Conseil Général pourrait, sur la base de ces quelques principes simples, consolider son action incitative, fondatrice d’une nouvelle donne environnementale, laissant à l’Etat sa position régalienne de contrôle et de sanction le cas échéant. Par l'éducation, l'information, une attitude exemplaire et l'accompagnement de tous ceux qui souhaitent agir, nous pouvons faire du département de Saône et Loire un département pilote, une référence quant à la gestion des questions environnementales. Cette véritable rupture vis à vis de la politique conduite jusque là créera une nouvelle dynamique de développement durable en Saône et Loire, pour le bien être de tous.
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